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07 avril 2014

Désinflation = Chômage

Le graphique du jour (France métro pour ne pas exagérer encore plus la relation en ajoutant les DOM) avec en ordonné les prix à la conso (en %) et en abscisse le chômage (en %):

A vous de discuter du sens de causalité et de relancer le débat sur la courbe de Phillips!
---Quelque temps plus tard....
Bon, cela fait désormais quelques jours que le graphique est en ligne, le post a été visionné une centaine de fois et personne pour commenter que la courbe de Phillips concerne l'inflation des salaires nominaux et non des prix, du moins dans sa version initiale. Car la courbe de Phillips a été tellement de fois invalidé (le cas le plus emblématique étant la stagflation des années 70), que cette relation a évolué vers inflation généralisé des prix et chômage d'abord, puis croissance de l'inflation et chômage ensuite.

La belle affaire, est-ce important? Oui, car les salaires ont tendance à être beaucoup plus rigides que les prix. En glissement annuel ils ont même augmenté de 2% sur les derniers trimestres de 2013 (ICT-salaire seul de l'INSEE). Le FMI a récemment présenté un graphique qui illustre que même dans un pays comme l'Espagne durement frappé par le chômage, les salaires sont très rigides à la baisse. Le passage de 2008 (en bleu) à 2012 (rouge) montre que l'augmentation a baissé mais qu'une faible portion de la distribution des salaires est passée en négatif, en fait une très grande concentration est observée à zéro, les salaires stagnent.

Or si les salaires stagnent et que les prix diminuent (où augmentent moins dans le cas de désinflation) alors les profits sont affectés et l'ajustement s'opère par l'emploi. C'est le pire des cercles vicieux lié à la déflation car plus de chômage, c'est moins de demande et moins de demande c'est une baisse des prix et une baisse des prix c'est plus de chômage... En clair, le graphique précédent "inflation (HIPC)/chômage" est vraiment important car si la déflation s'installe, la pente négative pourrait s'avérer bien difficile à relever.

Edit: cool quelqu'un s'est finalement indigné sur Twitter


05 avril 2014

La BCE dans une trappe d'inactivité

Résumons, on approche des européennes, la zone euro est au bord de la déflation et la BCE ne fait rien. C'est sans surprise. La BCE ne dépend pas des citoyens, elle est indépendante des gouvernements et des peuples qu'ils représentent...mais alors, elle roule pour qui exactement?

Janet Yellen, dans un discours du 31 mars (retranscrit en partie ci-dessous, version complète ici), écrit que la FED ne travaille pas pour Wall-Street mais pour Main-Street. L'inverse est-il vrai pour la BCE? Non, mais l’obsession de la BCE contre une inflation fantôme peut laisser perplexe.

Dans les missions de la FED il y a deux objectifs: l'inflation ET l'emploi. A l'inverse, traumatisée par l'inflation, l'Europe a construit la BCE avec une mission unique: la stabilité des prix. L'objectif est d'atteindre un taux de 2% d'inflation sur le moyen terme. Or la BCE considère que la reprise est là et que les prix vont repartir à la hausse sur le moyen terme, donc circulez, il n'y a rien à voir, la BCE remplira sa mission ce mois-ci en ne faisant rien.

Que fera t-elle dans les prochains mois? Comment pourrait-elle intervenir?
Elle pourrait injecter des liquidités dans l'économie en rachetant des titres de dette des Etats. Elle s'y refuse car elle ne veut surtout pas faciliter l'endettement des pays Européens qui est déjà élevé. Elle pourrait aussi injecter des liquidités dans les banques, mais pas sûr que ces banques prêteraient davantage pour au moins deux raisons a) l'offre de crédit est rationné, les banques sont sans doute plus frileuses que par le passé, b) la demande de crédit est faible, face à un avenir incertain les agents ne sont pas prêt à s'endetter. Enfin, elle pourrait utiliser des politiques non conventionnelles comme celles employées par d'autres banques centrales qui permettrait de directement prêter aux entreprises et aux ménages (on parle depuis des lustres des Asset Backed Securities). Si ce type de politiques non conventionnelles peuvent permettre de résoudre le problème de l'offre de crédit, ils n'affectent en rien la demande.

En d'autres termes, si l'UE se situe dans une trappe à liquidité, alors peu importe, les agents ont peur de l'avenir, vous pourriez imprimer des billets et les mettre directement dans les poches des gens... ils y resteraient! Les banques, les investisseurs, les consommateurs sont figés dans leur comportements économiques, ils ne prêtent plus, n'investissent plus et ne consomment plus. Davantage de liquidité, ne relancerait peut-être pas l'économie....

La BCE pourrait cependant jouer davantage sur les anticipations d'inflation en affichant une vraie volonté de lutter contre la déflation/dépression à laquelle l'Europe fait face. Une telle politique de forward guidance permettrait de réduire (faiblement) le taux réel et d'aider (mollement) l'activité. C'est le genre de politique basée sur des postures qui ne rapporte pas grand chose mais qui ne coûte rien. La BCE pense sans doute avoir fait un pas dans cette direction en affirmant que ses membres étaient prêts, à l'unanimité, à valider des mesures non-conventionnelles. Mais quasiment dans la même phrase, Mario Draghi annonçait que pour l'instant il n'en était pas question. Pourtant seuls des taux d'intérêt réels négatifs pourraient contrer les tendances déflationnistes en résorbant l'excès d'épargne et en stimulant l'investissement.

Décidément, la BCE semble être dans une trappe d'inactivité, elle ne veut pas agir et même parler clairement en faveur d'une politique monétaire expansionniste lui est difficile. Est-ce un aveu d'impuissance? ou à l'inverse un excès de confiance? Je pencherais pour l'excès de confiance (et un zest d'idéologie). La BCE pense sans doute qu'il suffit de murmurer à l'oreille des marchés (avec du  "whatever it takes") pour que tout baigne. D'ailleurs, certains experts sur BFM commentaient cette semaine que si l'Euro était autour des 1,38 c'était grâce à Mr Draghi, sans lui l'euro seraient à 1,50. Il y a donc des gens sur les marchés qui pensent que l'Euro aurait pu monter à 1,5 (!) et que la BCE a habilement sauvé l'Euro, voire l'Europe. Avec les taux de chômage actuels et un taux d'inflation qui s'éloigne de l'objectif, il est cependant difficile de voir le verre à moitié plein.
Les règles/objectifs de la BCE devraient être revues, si l'emploi faisait partie de ses objectifs, peut-être des décisions de QE auraient-elles été prises depuis longtemps.

En comparaison, voici le derniers discours de J. Yellen, un discours volontaire sur les politiques à mener dans le futur en contraste frappant avec la présentation hésitante de Draghi. Evidemment les situations sont différentes, aux USA la transmission à l'économie réelle fonctionne (à titre d'exemple et de caricature: les retraites sont sur le marché, alors quand le marché va mieux, on se sent plus riche et on consomme (effet richesse, fonctionne aussi en sens inverse...)), mais tout de même, dire que tout va mieux en Europe et penser que l'on peut "laisser faire" est très problématique.

The past six years have been difficult for many Americans, but the hardships faced by some have shattered lives and families. Too many people know firsthand how devastating it is to lose a job at which you had succeeded and be unable to find another; to run through your savings and even lose your home, as months and sometimes years pass trying to find work; to feel your marriage and other relationships strained and broken by financial difficulties. And yet many of those who have suffered the most find the will to keep trying. I will introduce you to three of these brave men and women, your neighbors here in the great city of Chicago. These individuals have benefited from just the kind of help from community groups that I highlighted a moment ago, and they recently shared their personal stories with me.

It might seem obvious, but the second thing that is needed to help people find jobs...is jobs. No amount of training will be enough if there are not enough jobs to fill. I have mentioned some of the things the Fed does to help communities, but the most important thing we do is to use monetary policy to promote a stronger economy. The Federal Reserve has taken extraordinary steps since the onset of the financial crisis to spur economic activity and create jobs, and I will explain why I believe those efforts are still needed.
The Fed provides this help by influencing interest rates. Although we work through financial markets, our goal is to help Main Street, not Wall Street. By keeping interest rates low, we are trying to make homes more affordable and revive the housing market. We are trying to make it cheaper for businesses to build, expand, and hire. We are trying to lower the costs of buying a car that can carry a worker to a new job and kids to school, and our policies are also spurring the revival of the auto industry. We are trying to help families afford things they need so that greater spending can drive job creation and even more spending, thereby strengthening the recovery.

When the Federal Reserve's policies are effective, they improve the welfare of everyone who benefits from a stronger economy, most of all those who have been hit hardest by the recession and the slow recovery.[...]

The recovery still feels like a recession to many Americans, and it also looks that way in some economic statistics. At 6.7 percent, the national unemployment rate is still higher than it ever got during the 2001 recession. ... It certainly feels like a recession to many younger workers, to older workers who lost long-term jobs, and to African Americans, who are facing a job market today that is nearly as tough as it was during the two downturns that preceded the Great Recession.

In some ways, the job market is tougher now than in any recession. The numbers of people who have been trying to find work for more than six months or more than a year are much higher today than they ever were since records began decades ago. We know that the long-term unemployed face big challenges. Research shows employers are less willing to hire the long-term unemployed and often prefer other job candidates with less or even no relevant experience.

[...]
And based on the evidence available, it is clear to me that the U.S. economy is still considerably short of the two goals assigned to the Federal Reserve by the Congress. The first of those goals is maximum sustainable employment, the highest level of employment that can be sustained while maintaining a stable inflation rate. Most of my colleagues on the Federal Open Market Committee and I estimate that the unemployment rate consistent with maximum sustainable employment is now between 5.2 percent and 5.6 percent, well below the 6.7 percent rate in February.

The other goal assigned by the Congress is stable prices, which means keeping inflation under control. In the past, there have been times when these two goals conflicted--fighting inflation often requires actions that slow the economy and raise the unemployment rate. But that is not a dilemma now, because inflation is well below 2 percent, the Fed's longer-term goal.


...

Pour le côté "faucon" de la dame (auquel je ne crois guère) voir ici et pour une vision plus optimiste du QE de la BCE voir .
Enfin ce graphique (source ici) montre le bilan des deux banques.
 
Enfin pour conclure, c'est en peu de temps la deuxième fois que la BCE montre un entêtement problématique. En effet en 2011, anticipant une reprise et de l'inflation, elle augmente les taux deux fois d'affilés avant de reconnaître son erreur. Il aura fallu attendre 5 ans pour arriver à des taux identiques à ceux de la FED... 

 Edit du 14/05/14: Antonio Fatas a une analyse similaire à celle développée ici.


27 janvier 2014

Le paradoxe de Solow, Le RETOUR

En 1987, Robert Solow s'inquiétait de voir les nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) pénétrer l'économie réelle sans pour autant impacter les gains de productivités. Tout le monde a retenu sa fameuse phrase "you can see the computer age everywhere but in the productivity statistics". Puis les Etats-Unis ont connu un age d'or, avec une très forte croissance dans les années 1990-2000 et le paradoxe semblait avoir disparu. Les études sur les répercutions de cette croissance se sont multipliées, elles ont notamment montré que les TIC intensives en travail qualifié et en capital creusaient les inégalités.
En remplaçant des travailleurs peu qualifiés et en valorisant les rémunérations des qualifiés, cette "nouvelle" croissance semble avoir déformée la distribution des revenus (la nouvelle mondialisation avec une fragmentation des firmes est aussi coupable d'après Krugman, 2008). Le graphique suivant illustre bien cet état de fait pour les U.S., on y observe une distribution des emplois avec peu de faiblement qualifiés dans les années 80, alors que les années 90-2005 se caractérisent par une forte augmentation de ces jobs.
Source: Autor (2010)
Voilà, il ne nous reste plus que la "rage contre les machines", elles permettent de produire plus mais hélas (mille fois) elles créent des inégalités. D'où l'importance de la redistribution (si l'on ne craint pas les délocalisations et/ou que le monde s'organise pour réguler les flux de capitaux). Cette thèse permet de pas renier le progrès, les TIC nous permettent de réduire les frictions spatiales, de diffuser des technologies, d'échanger (perso, elles améliorent mon bien-être). La thèse qui serait, d'un certain point de vue, "anti-TIC" serait de montrer qu'elles n'améliorent pas la croissance (back to Solow). Ah, ben ça alors, c'est LA thèse d'Acemoglu, Autor, Dorn, Hanson et Price  (2013)! D'après les auteurs les TIC ont certes amélioré la productivité, mais ce gain est du à une baisse de l'emploi qui aurait été plus forte que la baisse de production. Oui, baisse de la production (mondiale en plus)! C'est ici.

F. Candau

Remarque: Ce serait intéressant de regarder autre chose que la production pour juger les TIC, on peut très bien construire des indicateurs qui prennent à la fois en compte les inégalités, la production et les interactions sociales (voir les travaux de Marc Fleurbaey). C'est à la lueur de ces résultats que l'on pourra mieux comprendre pourquoi les ordinateurs sont partout (y compris dans une baisse de la production). Notons aussi que davantage d'Information implique un important travail de traitement des données et des investissements en capital humain (mal mesurés! rapidement obsolètes?) qui freinent sans doute la production mesurée dans le PIB. La communication a outrance, enfin, pourrait bien être, un peu comme la pub, un dilemme du prisonnier.

Références
Acemoglu, Autor, Dorn, Hanson, (2013), Return of the Solow Paradox? IT, Productivity, and Employment in U.S. Manufacturing.

06 janvier 2014

L'Italie et ses TIC

Intéressante colonne sur vox-eu d'Hassan et Ottaviano (2013) sur l'Italie. Les auteurs étudient le déclin de la productivité italienne. Voir le graphique suivant qui offre une comparaison avec la France et l'Allemagne dans le secteur industriel.

Alors que l'Italie possédait un avantage en terme de productivité (qui augmente fortement avec la dévaluation de la lire (sortie du SME) entre 1992 et 1995), elle est rattrapée puis dépassée par l'Allemagne et dans une moindre mesure par la France.

Ce déclin est-il lié à la rigidité du marché du travail italien? Compte tenu du graphique suivant, il semble que l'Italie ait énormément flexibilisé son marché du travail. D'après ce graphique, c'est la France qui aurait dû connaitre une chute de la productivité et non l'Italie.

Pour Hassan et Ottaviano (2013) les problèmes de l'économie italienne résident dans une mauvaise allocation des facteurs entre secteurs (ces temps-ci beaucoup d'études ont privilégié cette piste, voir par exemple cette explication pour les difficultés du Portugal). L'investissement par exemple semble avoir été tourné vers des secteurs à faible productivité (à contrario de l'Allemagne, voir graphique ci-dessous).

Pour les auteurs cette mauvaise allocation des ressources aurait été aggravée par un sous-investissement dans les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) ainsi que par un mauvais management au sein des firmes.

05 janvier 2014

Mauvaise allocation des facteurs, le cas du Portugal



L'économie portugaise est particulièrement intéressante et sans doute insuffisamment étudiée, telle est la réflexion que l'on peut se faire à la lecture de l'article de Ricardo Reis (2013).L'auteur résume tout d'abord les handicaps du pays habituellement mobilisés pour expliquer les difficultés économiques de la nation:
1) faible productivité pouvant être reliée à un marché du travail rigide, à une faible qualification des travailleurs et à une éducation insuffisante,

2) concurrence des pays asiatiques.
Cependant ces facteurs peinent à expliquer pourquoi le Portugal a connu une croissance bien plus faible que d'autres pays souffrant initialement de problèmes similaires. En effet le Portugal a suivi un sentier de croissance assez différent de la plupart des autres pays dits périphériques sur la période 2000-2007. En effet alors que le taux de croissance avoisine les 4-5% dans les années 95-2000, la période suivante est marquée par une forte chute (voir graph ci-dessous) qui contraste avec les expériences espagnoles ou irlandaises.

Pour Reis ces mauvaises performances s'expliquent par une mauvaise allocation des facteurs entre secteurs qui aurait été particulièrement importante au Portugal (ces temps-ci beaucoup d'études ont privilégié cette piste, voir par exemple cette explication pour les difficultés de l'Italie).  Le financement de l'économie par un endettement extérieur massif aurait été orienté dans des secteurs à faible productivité, tels que les secteurs de ventes au détail et les services immobiliers ou encore dans les secteurs capturant de forte rente (voir les marges des "community services" dans le graph ci-dessous).

La crise de 2008, puis la fuite des capitaux et les craintes sur les capacités de remboursement de la dette (voir graph ci-dessous) ont anéanti une économie déjà fragile.

Alors que le chômage ne représentait que 4% de la population active en 2000, il a augmenté inexorablement pour atteindre les 17,6% en janvier 2013. L'année 2013 a été meilleure que les années précédentes, avec un taux de chômage qui a enfin diminué passant à 15,6% en septembre 2013 mais la situation économique demeure particulièrement préoccupante.

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Ricardo Reis, The Portuguese Slump and Crash and the Euro Crisis. Brookings Papers on Economic Activity, forthcoming, Spring 2013.

29 décembre 2013

Grenouilles en rosbeef

Rassurez vous (ou pas), on ne va pas parler cuisine ici, mais des suprenants articles que l'on peut trouver dans la presse française sur les perspectives de croissance de l'économie anglaise. Le Figaro rapporte des scénarios de croissance qui placent le Royaume-Uni (RU) devant l'Allemagne en 2030 et nous invite dans un autre article à nous poser la question "David Cameron a t-il gagné son pari de l'austérité?".

18 février 2013

Faut-il hausser le SMIC?

La blogosphère economique américaine s'anime autour du SMIC. Paul Krugman a récemment salué la proposition d'Obama de hausser le salaire minimum de 7.25$ à 9$ l'heure. Il s'appuit sur une méta-analyse de Schmitt (2013) qui montre que le salaire minimum a relativement peu d'effet sur l'emploi américain. Il note que le SMIC a baissé aux USA, il est aujourd'hui au même niveau que celui payé en 1960, alors que la productivité des travailleurs a doublé.

21 août 2012

Crises bancaires systémiques et autres misères

Vous ne connaissez sans doute pas Luc Laeven et Fabiàn Valencia... et c'est bien normal, sauf si vous vous intéressez aux crises bancaires... Ces deux auteurs ont développé une base de données faisant autorité qui détaille de nombreuses crises survenues dans le monde depuis les années 70. Seul hic, leur base de données s'arrêtait à 2007...c'est gênant si l'on veut étudier la crise actuelle... Pas de panique, ils ont actualisé, le lien vers la base de données est accessible d'ici. Voici le papier, où les réactions politiques aux différentes crises sont analysées et comparées pour un panel de pays.

Laeven and Valencia (2012). Systemic Banking Crises Database: An Update. IMF Working paper, june 2012.

26 mai 2010

Grèce et crise européenne

Débordé par notre quotidien, nous n'avons pas réagi sur la crise qui secoue l'union européenne. Beaucoup de chose ont été écrites, aussi nous proposons ici un bref tour d'horizon.

Un pays en crise doit-il sortir de l'union monétaire?

Felstein rappelle les conditions d’une union monétaire réussie (mobilité des travailleurs, union politique et fiscale avec la possibilité d’opérer des transferts d’une région à l’autre).