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07 septembre 2016

Blogos fr

Arthur Charpentier et Thomas Renault viennent d'écrire un post sur la blogosphère économique française dans lequel ils s'interrogent sur son manque de dynamisme. La comparaison avec les blogs américains est en effet peu flatteuse et la blogosphère française a même perdue en dynamisme ces dernières années. Par exemple certains blogs "historiques" présents sur le graphique ci-dessous sont inactifs et n'ont pas été réellement remplacés.
Source: Freakonometrics.
Note: Cooool notre blog est bien dans le réseau!!

Ils identifient l'effet d'une taille critique du réseau pour expliquer ces faits, il y a aussi peut-être d'autres raisons qui expliquent cette faible activité:
  • La demande d'analyse économique est plus faible en France.*
  • L'offre est abondante. Typiquement lorsqu'un blogueur français lit les bons débats américains, ou des tribunes dans vox-eu/ofce/cepii, il a un peu la flemme de se lancer dans un post. On se contente de retweeter pour nos étudiants/lecteurs (ou d'orienter vers Martin Anota qui fait parfois les traductions). Lorsqu'il y a des thématiques spécifiquement françaises, elles sont souvent si largement traitées qu'un débat blogolistique semble inutile. La récente "loi travail" est sans doute l'exemple le plus emblématique avec des tribunes de divers collectifs d'économistes qui se sont engagés sur ce sujet. Difficile de dire si ce genre de débat va se poursuivre à l'avenir mais d'une façon générale il faut bien constater que les débats économiques sont bien meilleurs qu'il y a une quinzaine d'années. 
  • Raisons institutionnelles. Les incitations à bloguer, du moins pour un prof français, sont limitées. C'est sans doute différent dans les facs américaines pour des raisons institutionnelles qui m'échappent (tâches administratives moins lourdes? Heures de cours? Concurrence plus forte pour attirer des étudiants et des financeurs?)
  • Enfin, c'est peut-être aussi culturel. En France, il y a cette idée méprisante que les "vrais" auteurs/chercheurs sont censés ne pas avoir de temps à perdre sur un blog.
Ceci étant dit, et comme je ne souhaite pas terminer ce post par une note négative, je reste persuadé qu'il a de bonnes raisons pour se lancer dans l'aventure. La plupart des blogs français qui ont connu un certains succès, e.g. Ecopublix, ont réellement permis à leurs jeunes auteurs de se faire connaître (et il est amusant de remarquer qu'ils en sont toujours fiers, sur le cv d'Antoine Bozio vous pouvez par exemple lire "Contributeur au blog Ecopublix consacré à l’économie des politiques publiques"). Je suis sûr aussi que les talents du captain aideront (ou ont déjà aidé) le jeune Thomas Renault et que les posts d'Elisa sur le présent blog ont été un petit plus dans certaines auditions. D'autre part, malgré l'offre pléthorique**, il y a toujours de la place pour rédiger des choses originales qui seront lues, les blogs survivants (Freakonometrics, Classe éco, Econonum, Reste du Monde et bien d'autres) en sont la preuve (dans les disparus, en plus de ceux cités ici on peut indiquer Expeconomics de Laurent Denant-Boemont, Mutatis mutandis d'Anne Lavigne ou le bien plus éphémère Frogoeconomics de Farhi, Gourinchas, Thesmar et al, etc). Enfin, si vous êtes enseignant, vous savez déjà qu'une grande partie de vos étudiants ne lit absolument rien, par contre si vous avez un blog, ils liront vos écrits (pronostic sur le sujet d'exam oblige...), tenir un blog est donc une bonne façon de les faire lire.  

F. Candau

*A défaut d'une estimation, voici une anecdote: l'une des premières choses que les gens me disent lorsque je dis que je suis prof d'éco c'est "Aaah, comme disait Bernard Maris, vous connaissez?, oui, ben, un économiste c'est bien quelqu'un qui explique le lendemain pourquoi il s'était trompé la veille?! Hihihi HuHuHu"... puis ensuite ils passent à autre chose, ce qui me donne vaguement l'impression qu'ils ne sont pas intéressés par l'économie... mais mon expérience est sans doute non représentative et/ou c'est certainement la même chose dans d'autres pays. L'effet taille du pays par contre doit jouer énormément pour expliquer la différence entre la France et les Etats-Unis.
** Franchement il y a certains blogs (listé en jaune par exemple) qui sont peu recommandables, l'offre de qualité n'est pas si pléthorique que ça. 

24 août 2016

Burqa, burkini et un peu de droit français

Face à cette polémique du burkini, je repense à une intervention d'un de nos éminents collègues palois, Denys de Béchillon, qui démontrait d'une façon remarquable les limites d'une interdiction du voile intégral face aux droits fondamentaux français. La vidéo est ici (débutez vers les 10 min si vous êtes pressé) et le texte ici dont voici qq extraits:

"la prohibition de la burqa réaliserait une ingérence forte dans l’existence d’au moins trois droits fondamentaux :
– la liberté de religion, à partir du moment où ce droit comporte intrinsèquement celui de manifester sa religion, et donc, dans une assez large mesure, la liberté de la manifester comme on l’entend ;
– la liberté d’opinion et donc, là encore, la liberté de manifester son opinion, y compris sur la manière dont on doit soi-même se conduire en public ;
– la liberté d’aller et venir, puisqu’une loi visant à empêcher les femmes de se promener en burqa dans la rue pourrait s’analyser dans une certaine mesure en une restriction de leurs possibilités de déplacements.

[...]

les ressources juridiques aujourd’hui disponibles pour envisager une interdiction de la burqa sont potentiellement au nombre de trois : le principe de laïcité ; la protection de l’ordre public et de la sécurité publique ; la dignité de la personne humaine et l’égalité des sexes, envisagée sous l’angle de la dignité des femmes. Interrogeons ensemble ces fondements possibles, et demandons-nous s’ils sont à la fois efficients et suffisants pour justifier l’interdiction qui nous occupe.

[...]

J’ignore combien de femmes sous burqa sont effectivement libres de leur décision. Certaines le sont ; d’autres ne le sont pas. Je ne sais pas compter, et sans doute vous non plus. Mais en l’état actuel du droit et probablement de la philosophie politique de nos démocraties, il me semble difficile de décider à leur place si elles sont libres ou non. La démocratie comporte le risque de vivre avec des monstres qui nuisent à eux-mêmes. C’est infiniment triste. Mais nous ne pouvons pas envisager de les priver de leur liberté sans contredire l’un des principes d’organisation les plus importants de nos sociétés modernes.

22 juin 2016

Women in Economics (WinE)

Petite vidéo sur l'excellente initiative Women in Economics de l'European Economic Association.

L’acronyme WinE, c'est évidemment pour le Win, #girlpower, et pas "wine", #St-Emilion, mais il est possible d'allier les deux, c'est l'occas de faire un peu de pub à la première présentation de ma nouvelle doctorante Julie Schlick qui présente demain notre papier "How Income and Crowding Effects Influence the World Market for French Wines" à l'American Association of Wine Economists! 


Et pour le WinE sans wine, ovation et encouragements aussi à la co-auteure de ce blog, Elisa Dienesch, qui présente après demain notre papier "Pollution Haven and Corruption Paradise" à l'European Association of Environmental and Resource Economists.



25 juin 2015

Réseaux et comportements économiques, une intro par Matt Jackson

Si vous cherchez une introduction à la théorie des réseaux en économie, cette vidéo de Matt Jackson peut vous intéresser. Matt Jackson a écrit un manuel sur le sujet ("Social and Economic Networks") qui est décevant à certains égards (voir James Rauch pour une critique) mais qui est une référence si vous souhaitez approfondir ce thème. 
Pour une revue de la littérature sur le rôle des réseaux en économie urbaine (effet sur le crime, l'éducation, l'emploi), il y a cet article de Topa et Zenou (2014). Pour la macro, il y a ces slides d'Acemoglu (ici et ) qui détaillent certaines références importantes et surtout cette vidéo qui analyse l'instabilité macro en fonction des réseaux. 
 
En économie internationale, il y a cet article de Chaney, où les réseaux servent de base à l'exportation. Enfin, j'aime bien cet article de Crespo, Suire et Vicente sur les clusters et les formes de leurs réseaux. 

20 mai 2015

Mathiness, Hotelling and Krugman

Paul Romer has an interesting article on the lack of rigor in economics. His fight is against authors that use "mathiness", i.e. math with dubious assumptions and ideological aims, in particular in models with perfect competition. Writting about "Prescott is No Solow, No Becker", he points out:

"Remember that the motivation for the theory is that for these authors, perfect competition is the ultimate non-negotiable, more sacred even than micro-foundations. If this were a Hotelling model of location or a Krugman model of spatial location, I’d have some way to try to make sense about how “some measure of people defines a market.” But in the formal mathematical model of perfect competition that the authors are using, this sentence means nothing"

I confirm that all the story in Hotelling and Krugman is indeed in the link between population and market (I really don't know concerning McGrattan and Prescott (2010), I will work on that) but if mathiness is about crazy assumptions and lack of rigor in results then Hotelling and Krugman are not exempt of review. The initial model of Hotelling is wrong - see d'Aspremont, Gabszewicz and Thisse (1979, Econometrica) - and the model of Krugman on location choices is a "toy model" with "aggressively unrealistic assumptions" according to Fujita, Krugman and Venables (1999). Furthermore this model is not totally satisfactory on the mathematical side, for instance the analysis on existence and stability of equilibria in Krugman (1991, JPE) is lacking (see Robert-Nicoud (2005, JEG) for rigorous proofs). BUT assumptions and results in Hotelling and Krugman are just great. Imperfect competition and transportation costs are the heart and soul of the tradeoff that leads to agglomeration.

From that point, I think that what matters for Romer is not the use of math per se, but the meaning of these math. By promoting models written by Hotelling, Krugman but also by Solow and Becker, he demonstrates its preference for toy models with clear messages (this clearly written in Romer (1992, P66) see also Chris House). I also love these models.

But to get a job, a Ph-D student has to publish papers. I just put here the tweet of Jon Hersh illustrating this pressure.



Mathematics produces, not only (and not always), knowledge in economics, it is also a signaling tool.

Maybe I am wrong (and I hope I am), but I am not sure that the job market (at least in my field) is still looking for simple models like those developed by Hotelling, Becker, Solow or Krugman. For instance, the New Economic Geography of Krugman is dying, it is just impossible to publish a paper in a top-5 journal with the basic assumptions of this literature. Quantified models are wanted and it is often asked to both develop multi-country models and to provide analytical results. Quite logically, this (sometimes) leads to consider models with perfect competition because they are more tractable. An example of this "come back to perfect competition" is the paper of Allen and Arkolakis (2014, QJE) where authors use old tricks but "determine the spatial distribution of economic activity on any surface with (nearly) any geography".

To conclude, diversity of ideas and methodologies must be represented in top journals and there is some journals where it is the case (the JEG is a good example of diversity with publications by economists and geographers). Because it is hard to identify mathiness, and thus to fight against this bad equilibrium, we must consider multiple equilibria where many ecosystems emerge. Obviously the other solution regarding the market of lemons described by Romer is to remove informational problems by employing reviewers that detect and denounce more systematically the ideological devil... the organization of the delegated expertise must be improved (if you want to play with a model on that topic, start with Gromb and Martimort (2007, JET)). Good luck!

F. Candau


PS: The timing of this welcomed rage against mathiness is an enigma for me. Romer has discussed the paper of Prescott in 2007, this paper has been published in 2010 and we are in 2015...

Edit [22/05/15]: A huge number of researchers and journalists have discussed the "mathiness" of Romer (DeLong 1 & 2, Farmer, Williamson, Smith, Fox, Wren-Lewis, AndolfattoGans and PK has presented a similar point of view here before Romer) but the best piece comes from  Dietz Vollrath who clearly explains what are the implications to assume monopolistic or perfect competition in growth models.

10 janvier 2014

Les économistes les plus cités

Glenn Ellison vient de sortir un papier sur le H-index qui est un outil pour savoir quels sont les économistes les plus cités et donc les plus lus (je fais ici une hypothèse forte en considérant que ceux qui citent les papiers les ont aussi lus...) et donc les plus importants (hypothèse forte encore, il y a des gens très peu cités qui sont plus importants). En supposant tout ceci, je me dis que mon lectorat n'est sans doute pas intéressé par la méthode d'Ellison mais souhaite connaître qui sont ces économistes. J'aime bien la façon dont Ellison présente ses résultats par date de soutenance des thèses, cela permet de remonter le temps. Voici les résultats qui ne m'ont pas surpris sur la période allant jusqu'à 2004, je connais tous ces économistes et leur travaux sont tout simplement exceptionnels (Edit: il y a deux classements dans ce tableau qui reflètent deux modes de calcul, merci à MA pour la remarque c'était pas clair).


Par contre pour ceux qui ont soutenu après 2004, je dois avouer que j'ai été très étonné, à part Cunha et Manova, je n'en connais aucun. Je me suis donc dit, chouette, je vais aller visiter leurs pages et je vais avoir plein de posts passionnants pour mes étudiants. Sauf que non, la mayonnaise n'a pas pris et je me demande encore pourquoi. Est-ce dû au fait que j'ai débuté ma thèse en 2004 et que donc j'ai surtout lu et travaillé sur ceux qui émergeaient à ce moment là, de fait il m'est plus facile de rentrer dans leurs thèmes et méthodogies... Si c'est ça, c'est flippant (je me rassure en me disant que les pré-2004 sont toujours en tête d'affiche). Ou alors est-ce dû au fait qu'il faut un peu plus de recul pour évaluer l'influence des jeunes chercheurs?

Ellison, Glenn. 2013. "How Does the Market Use Citation Data? The Hirsch Index in Economics." American Economic Journal: Applied Economics, 5(3): 63-90.

30 décembre 2013

Quoi de neuf docteur?

Le 12 décembre 2013, Elisa a défendu avec brio une superbe thèse avec un jury composé de P-P. Combes, A Bouet (co-dir), J. de Sousa, S. Rey, F. Robert-Nicoud, F-C. Wolff et moi-même (co-dir). Congrats Elisa! Ca restera l'élément marquant de notre année 2013!

01 décembre 2013

27 août 2013

01 juillet 2011

Fermat et Wiles, l'Histoire d'une question

Je viens de regarder une vidéo sur le dernier théorème de Fermat (prouvé par Wiles) rebloguée par Etienne Wasmer initiallement posté par Optimum (merci aux deux). J'ai passé un excellent moment. Cette vidéo nous rappelle que c'est en se lançant un vrai défi qu'un homme, certes génial, a répondu à une question posée il y a 300 ans. Peut-être plus fondamental pour notre discipline, cette vidéo montre qu'en mathématiques les problèmes à démontrer sont clairement définis. En économie c'est rarement le cas, chaque papier a sa réponse à un probléme vaguement posé. Rares sont les papiers qui mettent en avant des énigmes/puzzles. Dommage.

ps: pour ceux que ça fait marrer vous trouverez le papier de Wiles ici

13 février 2011

Les parents sont-ils altruistes? Des preuves au 19ème siècle.

Le précédent post d'Élisa sur l'altruisme a suscité un intéressant débat avec nos collègues. En résumé, nous avons gentiment été qualifié de naïfs car nous ne croyons pas que l'égoïsme est l'unique déterminant des choix économiques. Le débat a cependant tourné à la brève de comptoir, avec une fin du style "et avec tes enfants, t'es altruiste, non?". Pas top comme argument me direz-vous, et j'imagine que l'on peut effectivement trouver de grands penseurs qui ont affirmé que l'égoïsme pouvait être un moteur comportemental dans la relation parents/enfants (je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas un biais, les grands penseurs sont-ils des parents comme les autres?), au premier rang desquels Karl Marx, avec le matérialisme historique qui lui est propre:

Previously, the workman sold his own labor power, which he disposed of nominally as a free agent. Now he sells wife and child. He has become a slave dealer.

A la lecture de cette citation, se pose alors la question

03 janvier 2011

Conférence Walras

Bonne année à tous et à toutes (et bon courage pour ceux et celles qui seront bientôt en exam, idem pour ceux qui auront à corriger les copies).

Voici trois vidéos d'une conférence que nous avons organisé à Pau sur les modèles d'équilibre général:

  1. Rénato Flores, "CGE is Dead - Long Live CGE?"
  2. Michel Juillard, "Estimating DSGE Models with Observed Real-Time Expectation Data"
  3. Bernard Decaluwe, André Lemelin, "A Walrasian look at current account balances: CGE models with international financial assets".

30 janvier 2010

Quand Einstein dévoile sa méthode sur notre blog

C'est en lisant un texte de Damour (2005) que je suis tombé sur ce graphique dessiné par Albert Einstein, résumant sa vision épistémologique.

Le E représente les faits, les résultats empiriques. D'après cet ensemble d'observation, on peut avoir une idée de recherche, c'est à partir de cette idée que nous allons poser des axiomes, noté A, sur lesquels nous voulons/pensons qu'elle repose. A ce stade il n'y a pas encore de liens logiques entre A et E, juste des intuitions. Entre A et S, le boulot devient technique, il faut obtenir à partir de A et de façon logique les propositions S. Et enfin l'étape ultime est de vérifier si ces résultats collent bien à la réalité. Si ce n'est pas le cas, la recherche vers la vérité continue et l'on peut écarter une voie de recherche. Pour ne citer que celui par qui la lumière fut, c'est à dire Edison "I have not failed. I've just found 10,000 ways that won't work", ou pour paraphraser Mafeco, même les résultats invalidés sont intéressants! C'est là une vision poperrienne des choses. On peut noter avec amusement qu'Einstein lui-même n'était pas un méga fan de ces aller-retours entre théorie et empirie contrairement à ce que son dessin stipule. Lorsque sa théorie fut testée et vérifiée (voir econoclaste), un journaliste lui demanda ce qu'il aurait dit si l'expérience avait invalidé sa théorie, voici sa réponse "j’en demande pardon à Dieu, mais cela n’aurait rien changé, la théorie est juste". En fait, il est vrai qu'une théorie peut ne pas être vérifiée à un moment donné sans pour autant être invalidée. Tous ceux qui travaillent avec les données connaissent de plus les problèmes de mesure, les biais, les problèmes d'identification etc...      


Comme nous l'a enseigné Darwin, l'environnement influence les spécialisations, aussi l'économiste d'antan faisant face à des données peu fines et à des traitements informatiques peu puissants a investi avec ferveur le côté théorique. Aujourd'hui avec l'apparition des logiciels "presse bouton" et la profusion de données, c'est l'inverse qui semble dominer, on teste un peu tout et n'importe quoi. Evidemment il ne faut pas généraliser, même dans des domaines où le terrain E compte énormément, les leaders ne s'y trompent pas. A titre d'exemple j'ai particulièrement apprécié ces lignes de Banerjee et Duflo (2008):

"To be interesting, experiments need to be ambitious, and need to be informed by theory. This is also, conveniently, where they are likely to be the most useful for policymakers. Our view is that economists' insights can and should guide policy-making. They [...] are often in a position to midwife the process of policy discovery, based on the interplay of theory and experimental research. It is this process of "creative experimentation", where policymakers and researchers work together to think out of the box and learn from successes and failures, that is the most valuable contribution of the recent surge in experimental work in economics."

Il devrait y avoir dans les années qui viennent un retour de balancier qui je l'espère mettra sur le même plan analyse théorique et empirique.

Nota Bene
Voir Rationalité limitée pour des posts sur l'épistémologie bcp moins limités.

  • Biblio

Barnerjee, A., Duflo, E., 2008. The Experimental Approach to Development Economics. MIT miméo.
Damour, T., 2005. Einstein 1905-1955 : son approche de la physique. Séminaire Poincaré, p. 1-25.