<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567</id><updated>2012-01-15T17:50:46.602+01:00</updated><category term='Tx de change'/><category term='micro-eco'/><category term='Histoire de la mondialisation'/><category term='Environnement'/><category term='Conseils Thèse'/><category term='Macro'/><category term='Migration'/><category term='video'/><category term='Théorique'/><category term='Divers'/><category term='IDE'/><category term='Commerce'/><category term='Economie du développement'/><category term='Ouvrages'/><title type='text'>Blog@ge sur l'économie internationale</title><subtitle type='html'>Un blog sur des articles de recherche et ouvrages en économie internationale</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>60</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-1386851195334997382</id><published>2011-11-01T21:10:00.000+01:00</published><updated>2011-11-01T21:25:25.716+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-eco'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Migration'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorique'/><title type='text'>Immigration et salaires (suite)</title><content type='html'>Ce post fait suite à &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2011/11/immigration-et-salaire.html" target="_blank"&gt;celui-ci&lt;/a&gt;. Alors que la première partie traitait de l'évaluation empirique, nous abordons ici les analyses théoriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;L'impact des migrations dans un univers concurrentiel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Since
 Marshall's time, economists have had a good understanding of the 
factors that generate elastic or inelastic labor demand curves, and how 
the elasticity of labor demand is affected by substitution and scale 
effects. Unfortunately, much of the empirical literature on the wage 
impact of immigration (particularly in the 1990s) disregarded 
practically all of these insights, and instead took a data-mining 
approach: running regressions or estimating difference-in-differences 
models to examine if the wage evolution in labor markets most affected 
by immigration differed from that observed in other markets. Few of 
these studies were guided or informed by the implications of factor 
demand theory. Borjas (2009)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'immigration a un 
impact sur les salaires et les profits qui dépend de l'élasticité de ces 
revenus.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Dans les modèles concurrentiels où le travail est un facteur 
imparfaitement substituable au capital (mais un substitut parfait à lui 
même) l'immigration entraîne une baisse de la rémunération du travail et
 une hausse de la rémunération du capital. De ce point de vue, les 
migrations creusent les inégalités de revenu. Mais ce résultat n'est 
soutenable qu'à court terme où l'offre de capital est fixe. A long terme
 cette hausse des profits devrait motiver la création de nouvelles 
firmes. La hausse de la demande de travail issue de ces entreprises 
perdurera jusqu'à ce que les salaires initialement abaissés par la 
concurrence des migrants retrouvent leur niveau précédant le choc. Sur 
le long terme, les migrations n'ont ainsi aucun impact sur les salaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Cependant sur un tel marché concurrentiel le court terme peut durer... 
aussi est-il fondamental d'analyser l'ampleur de l'impact des migrations
 dans un tel cadre où le capital est fixe. Si l'on considère que la 
fonction de production est de type Cobb-Douglas alors on obtient une 
élasticité des salaires (noté w) par rapport aux migrants (noté L) qui 
dépend uniquement de la part du capital dans le revenu (s_{K}), soit:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-7FJSNWEtRRw/Tq5BeUWbKQI/AAAAAAAAAPY/7JDcK81PDOo/s1600/tab1.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-7FJSNWEtRRw/Tq5BeUWbKQI/AAAAAAAAAPY/7JDcK81PDOo/s1600/tab1.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc à noter que plus l'économie sera capitaliste plus une 
politique d'immigration ouverte aura un impact défavorable sur les 
travailleurs nationaux. Dans la mesure où le capital représente entre 30
 à 40% de la valeur ajoutée dans les pays développés, on obtient le 
résultat suivant: une augmentation de 10% de la main d'oeuvre 
déboucherait sur une baisse de salaire de l'ordre de 3 à 4%.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Cette analyse n'est cependant pas une analyse en équilibre général, elle
 repose uniquement sur une analyse du marché du travail. Elle est donc 
partielle car si l'on suppose que les migrants sont aussi des 
consommateurs, on peut penser qu'un afflux de migrants impactera sur la 
demande de produits et ainsi sur les prix. Mais l'impact des migrations sur les autres marchés est-il important?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact 
inflationniste des migrations sur les prix a été analysé récemment par 
plusieurs études. Cortes (2008) a, en particulier, montré que cet effet 
des migrations sur les prix est relativement modeste: dans les villes 
américaines une hausse de 10% de l'immigration entraînerait une baisse 
des prix dans les secteurs des services de l'ordre de 2%. Evidemment le 
type d'immigration, la taille du pays et la nature des biens influencent
 ce résultat. Saiz (2007) trouve que lorsque le stock de migrants 
atteint 1% de population d'une ville alors le prix des logements 
augmente de 2% dans les villes américaines. Gonzalez et Ortega (2009) 
obtiennent un résultat similaire pour le marché espagnol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact sur des migrations en équilibre général semble être négligeable, voici donc "juste pour la forme" l'analyse théorique. Sur le court terme, une hausse des prix due aux migrations, en améliorant les profits locaux favorise une 
hausse des salaires où du moins contrebalance l'effet dépressif des 
migrations sur le marché de l'emploi. Mais que font les consommateurs face à la hausse 
du prix du bien local? Si les consommateurs substituent du bien
 étranger au bien local alors l'analyse précédente ne tient plus. Borjas
 (2009) montre ainsi que lorsque l'élasticité de substitution des 
consommateurs est plus grande que l'élasticité de substitution entre 
travail et capital alors les migrations impactent négativement sur les 
salaires nominaux. Il démontre de plus que si l'hypothèse de neutralité 
est levée i.e. si le migrant a une préférence pour les produits de son 
pays alors l'impact négatif des migrations sur les salaires est 
exacerbé. D'un point de vue théorique, une augmentation de l'immigration
 familiale en augmentant le nombre de consommateurs de façon plus que 
proportionnelle par rapport à la force de travail limiterait l'effet 
négatif sur les salaires. A l'inverse les transferts de fonds des 
migrants seraient dépressifs.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Que se passerait-il si le 
travail était hétérogène dans une économie à plusieurs biens? Pour 
étudier l'imparfaite substituabilité entre les différentes 
qualifications au sein de l'économie du pays receveur (travailleurs qualifiés et non qualifiés par exemple), il est commun 
d'utiliser une fonction CES (Bowles, 1970; Card and Lemieux, 2001; 
Borjas, 2003), soit:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-sCexZTmwCzg/Tq5C9KYFzaI/AAAAAAAAAPo/WcqvdTbCA0o/s1600/tab1.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-sCexZTmwCzg/Tq5C9KYFzaI/AAAAAAAAAPo/WcqvdTbCA0o/s1600/tab1.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Il
 est à noter que l'hypothèse de parfaite substituabilité entre migrants 
et natifs pour chaque type de qualification 1 et 2 est maintenue pour 
l'instant. Dans un tel cas et sous quelques hypothèses supplémentaires 
sur la fonction de production et de demande, l'impact des migrations sur
 le différentiel de salaire est le suivant:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-LCRBdsMs83Y/Tq5D9h4zxpI/AAAAAAAAAPw/cseebI4dsK8/s1600/tab1.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-LCRBdsMs83Y/Tq5D9h4zxpI/AAAAAAAAAPw/cseebI4dsK8/s1600/tab1.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
L'impact des migrations sur la distribution des salaires ne dépend donc
 que de l'élasticité de substitution entre les deux types de travail (sigma) et 
du différentiel de migration dans les deux secteurs représenté ici par 
m₁-m₂. Ce résultat montre que l'impact des 
différentes variables du modèle sur les salaires (l'ajustement du 
capital par exemple) est symétrique. Les gains des uns (les qualifiés, le capital) sont strictement 
compensés par les pertes des autres (les non qualifiés). Ceci dit, le 
résultat précédent est toujours vérifié, mais cette fois-ci pour le salaire moyen, ce dernier
 devrait baisser aux alentours de 3% suite à une augmentation de 10% des
 migrations.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Considérons désormais une imparfaite 
substituabilité entre les migrants et les natifs telle qu'elle a été 
envisagée par Ottaviano et Peri (2007), à l'aide de la fonction CES 
suivante:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-06Gc4qVTUUw/Tq5EQ6cOFAI/AAAAAAAAAP4/69KkLzCRo2Y/s1600/tab1.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/-06Gc4qVTUUw/Tq5EQ6cOFAI/AAAAAAAAAP4/69KkLzCRo2Y/s1600/tab1.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
où
 Ni et Fi représentent respectivement le nombre de natifs et de migrants
 possédant une qualification i. On obtient alors l'équation suivante:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-R4s750e8v7U/Tq5H0WYlVZI/AAAAAAAAAQI/RnqSQOvkBqQ/s1600/tab1.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-R4s750e8v7U/Tq5H0WYlVZI/AAAAAAAAAQI/RnqSQOvkBqQ/s1600/tab1.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&amp;nbsp;où dMi/Mi représente l'augmentation relative des flux migratoires
 et sigma l'élasticité de substitution entre natifs et migrants. La substitution entre migrants et travailleurs influence donc les 
inégalités, mais les migrations ont toujours un impact négatif sur le 
différentiel.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Ces résultats permettent à Borjas (2009) 
d'affirmer que l'impact des migrations sur le salaire agrégé ne dépend 
pas de la valeur de l'élasticité de substitution entre les 
qualifications ou encore de la complémentarité entre les facteurs dans 
un modèle concurrentiel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;L'impact des migrations en concurrence imparfaite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que les résultats empiriques détectent un impact négligeable 
des migrations sur les salaires réels remet en question les outils 
utilisés par les économistes. Ainsi Borjas (2009) conclue son tour 
d'horizon des modèles concurrentiels par cette phrase:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If
 one is to believe the empirical claim that immigration wage effects are
 negligible even in the short run, the theoretical implications of 
factor demand theory need to be dismissed and the entire apparatus 
thrown by the wayside. We are then left without a framework for 
understanding or predicting how immigration influences labor market 
conditions in sending and receiving countries&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette
 citation exprimant l'idée que seuls des modèles concurrentiels ont été 
développés dans ce domaine, est cependant erronée. Si le modèle 
concurrentiel est invalidé, il nous reste à tester plus sérieusement les
 modèles de concurrence imparfaite qui sont moins catégoriques 
concernant l'effet des migrations. En effet la nature du marché 
(oligopolistique, monopolistique ou en concurrence parfaite) dans lequel
 les migrants entrent, doit sans doute influencer les rémunérations des 
salariés et d'une façon plus générale les capacités d'une économie à 
amortir les chocs migratoires.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir présenté les modèles concurrentiels et les résultats 
obtenus jusqu'alors, Georges Borjas conclut sa &lt;a href="http://siteresources.worldbank.org/INTLM/Resources/390041-1141141801867/2275364-1287763239841/5Leading-Expert-International-Migration.pdf" target="_blank"&gt;présentation&lt;/a&gt; réalisée à 
la Banque Mondiale par la question suivante:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So, what does all this imply about immigration policy?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis répond (en rouge et en taille 32):&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nothing at all !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Borjas face aux flux migratoires importants observés, l'impact 
faible sur les salaires est une énigme. Il considère que les données 
sont peut être "détournées" par le modèle concurrentiel. A l'inverse on 
peut penser que les études empiriques sont dans le vrai, mais là encore 
le modèle concurrentiel peine à expliquer un impact quasi-nul. Dans les 
deux cas, les modèles en concurrence imparfaite, développé par exemple en économie géographique, présentent un intérêt 
réel, puisqu'un impact négatif, positif ou nul peut être obtenu en 
fonction de la taille et du degré d'intégration des marchés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un 
point de vue empirique, certains résultats des modèles concurrentiels 
attendent encore d'être testés. Avec Hanson (2008) on peut par exemple 
regretter que les gains obtenus par les détenteurs de capitaux du fait 
des migrations soient si peu analysés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;References&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Anderson (2011), Migration of Labor in Europe: Theory and Evidence. Miméo.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Acemoglu, Daron. 1998. "Why Do New Technologies Complement Skills? 
Directed Technical Change and Wage Inequality." Quarterly Journal of 
Economics, 1055-1089.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Angrist, J.D., Kugler, A.D., 2003. 
Protective or counter productive: labor market institutions and the 
effect of immigration on UK natives. The Economic Journal 113, 302--331.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bonin, H., 2005. Wage and
 employment effects of immigration to Germany: evidence from a skill 
group approach. Working paper no. 1875, IZA, Bonn.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Borjas G. 
1987. Immigrants, Minorities, and Labor Market Competition," NBER 
Working Papers 2028, National Bureau of Economic Research.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
Borjas G. 1994. The Economics of Immigration, Journal of Economic 
Literature, American Economic Association, vol. 32(4), pp 1667-1717, 
December.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Borjas, G. 1995. The Economic Benefits from Immigration, Journal of Economic Perspectives 9(2): 3-22.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Borjas G, R Freeman, and L Katz, 1996. Searching for the Effect of 
Immigration on the Labor Market, American Economic Review, Papers and 
Proceedings, 1996, 86(2), 246-251.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Borjas, G.J., 2003. The 
labor demand curve is downward sloping: reexamining the impact of 
immigration on the labor market. The Quarterly Journal of Economics 118,
 1335--1374.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Borjas G, 2009. The Analytics of the Wage Effect of Immigration. NBER Working Papers 14796.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Borjas G, R Freeman, and L Katz, 1997. How Much Do Immigration and 
Trade Affect Labor Market Outcomes? Brookings Papers on Economic 
Activity, 1, 1997, 1-67.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Borjas G, J Grogger et G Hanson, 2008. Imperfect Substitution between Immigrants and Natives: A Reappraisal. NBER.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Bowles, Samuel. 1970. "Aggregation of Labor Inputs in the Economics of 
Growth and Planing: Experiments with a Two-Level CES Function," Journal 
of Political Economy 78(1): 68-81.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Carrasco, R., Jimeno, J.F., Ortega, A.C., 2008. The effects of 
immigration on the employment opportunities of native-born workers: some
 evidence for Spain. Journal of Population Economics 21, 627--648.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Card, 1990. The Impact of the Mariel Boatlift on the Miami Labor 
Market, Industrial and Labor Relations Review, January 1990, 43, 245-57.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Card D, T Lemieux, 2001, Can falling Supply Explain the Rising Return 
to College for Younger Men? A Cohort-Based Analysis," Quarterly Journal 
of Economics, 116(2): 705-746&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cortes, P. 2008. The Effect of 
Low-Skilled Immigration on US Prices: Evidence from CPI Data. Journal of
 Political Economy 116(3): 381-422.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Degen K and Fischer A, 2009, Immigration and Swiss House Prices. CEPR No. 7583.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dustmann, C., Glitz, A., 2006. Immigration, jobs and wages: theory, 
evidence and opinion. Center for Economic Policy Research, London.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Gandal N, G Hanson, and M Slaughter. 2004. "Technology, Trade, and 
Adjustment to Immigration in Israel," European Economic Review, 
48(2004): 403-428.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gonzalez, L. and F. Ortega, 2009. Immigration and Housing Booms: Evidence from Spain, IZA DP No. 4333.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hercowitz, Z., Yashiv, E., 2002. A macroeconomic experiment in mass immigration. Working paper no. 475. IZA, Bonn.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Jean et Jimenez (2006) The unemployment impact of immigration in OECD 
countries. European Journal of Political Economy, 27, 241--256.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Longhi, S., Nijkamp, P., Poot, J., 2005. A meta-analytic assessment of 
the effect of immigration on wages. Journal of Economic Surveys 19, 
451--477.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Longhi, S., Nijkamp, P., Poot, J., 2006. The impact 
of immigration on the employment of natives in regional labour markets: a
 meta-analysis. Working paper no. 2044. IZA, Bonn.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Kielyte J. 
(2008). Estimating Panel Data Models in the Presence of Endogeneity and 
Selection, Journal of Economics and Econometrics, 51(1): 1-19.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Kielyte, J., Kancs, D. (2002). Migration in the Enlarged European 
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Journal of Baltic Studies, 33(3): 259-279.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Kancs, J., Kielyte,
 D. (2010): European Integration and Labour Migration, European 
Integration online Papers (EIoP), Vol. 14, Article 16.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lewis, E. 2005. Immigration, Skill Mix, and the Choice of Technique. WP Philadelphia 05-8.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ottaviano, Gianmarco, and Giovanni Peri. 2008. Rethinking the Effects of Immigration on Wages. NBER Working Paper 12497.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Saxenian, 1999, Silicon Valley's New Immigrant Entrepreneurs.Public Policy Institute of California.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Saiz, A., 2007. Immigration and Housing Rents in American Cities, Journal of Urban Economics 61(2), 345-371.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sen A.K. 1999, "The possibility of social choice," American Economic Review 89: 349-378&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Straubhaar (1993), Towards an EU Migration Policy, Population Research and Policy Review, 12 (3), pp. 225-241.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C. Shapiro and J. Stiglitz, Equilibrium unemployment as a worker discipline device, Amer. Econ. Rev. 74 (1984), 433 444.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
 Wright, R, Ellis, M and Reibel, M (1997). The linkage between 
immigration and internal migration in large metropolitan areas in the 
United States, Economic Geography, vol. 73, pp. 234-53&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-1386851195334997382?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/1386851195334997382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/11/immigration-et-salaires-suite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1386851195334997382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1386851195334997382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/11/immigration-et-salaires-suite.html' title='Immigration et salaires (suite)'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-7FJSNWEtRRw/Tq5BeUWbKQI/AAAAAAAAAPY/7JDcK81PDOo/s72-c/tab1.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-6788026447862000121</id><published>2011-11-01T18:33:00.001+01:00</published><updated>2011-11-01T21:29:30.856+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Migration'/><title type='text'>Immigration et salaires</title><content type='html'>Quel est l'impact des migrations sur les salaires dans le pays receveur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des études montrent que l'impact est négligeable. La méta-analyse de Longhi et al. (2005) révèle ainsi que pour plusieurs pays de l'OCDE une augmentation des migrations de l'ordre de 1% entraîne une baisse de salaire de seulement 0.02%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette conclusion est surprenante tant elle semble en opposition avec les préjugés d'une partie des populations des pays développés qui, comme en témoignent les enquêtes d'opinion (Dustmann and Glitz, 2006) voient dans les migrations l'une des causes de modération salariale. Elle est aussi surprenante du point de vue des outils théoriques utilisés par l'économiste, pour qui une hausse de l'offre de travail se traduit, toute chose étant égale par ailleurs, par une baisse de la rémunération des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la présente note, nous sélectionnons quelques articles du débat empirique qui a débouché sur un certain consensus concernant l'impact des migrations sur le marché du travail américain et européen. Dans une seconde partie nous montrons la nécessité de dépasser le modèle standard utilisé. Et enfin nous analysons les premières tentatives visant à modéliser les migrations dans des secteurs en concurrence imparfaite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;Analyse empirique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;Impact des migrations aux Etats-Unis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours du 19ème siècle le continent américain est celui qui a opéré l'ouverture la plus totale de son économie, des millions d'européens ont traversé l'Atlantique sans aucune restriction. Cependant à partir de 1875, le contrôle des flux migratoires débute (nous avons déjà présenté cette &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2010/02/migration-internationale-12.html" target="_blank"&gt;immigration de masse historique et inédite ici&lt;/a&gt;). Durant le 20ème, deux lois importantes ont modifié la politique migratoire américaine. La première loi promulguée en 1924,&amp;nbsp; l'Immigrant Act (ou Johnson-Reed Act), impose la mise en place de quotas principalement en faveur des européens et des canadiens. Mais cette préférence géographique disparait en 1964 avec l'Immigration and Nationality Act de 1965 qui instaure une politique de regroupement familial et ouvre les frontières au Mexique, à l'Amérique Centrale et à l'Asie. Ce changement de politique migratoire fut vivement décrié, ses détracteurs considérant que la nouvelle vague d'immigration, au niveau d'éducation plus faible, abaissait la productivité du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour analyser si ce changement de politique migratoire a eu un impact sur la nature des migrations de nombreuses études ont été réalisées montrant une baisse du niveau de qualification continue de 1964 à nos jours. Dans une revue de la littérature intitulée "Is the New Immigration Really So Bad?", Card (2005) compare le niveau d'éducation des migrants avec celui des natifs pour deux vagues distinctes de migration. Une première vague arrivée avant les années 2000, installée depuis plus de 5 ans et une nouvelle vague plus récemment installée. Le tableau ci-dessous résume ces statistiques.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-9n2DX1gO8PI/Tq2fx8pa_iI/AAAAAAAAAPI/sShHEHy6pwQ/s1600/tab1.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="312" src="http://1.bp.blogspot.com/-9n2DX1gO8PI/Tq2fx8pa_iI/AAAAAAAAAPI/sShHEHy6pwQ/s400/tab1.png" width="400" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;
Les deux groupes ne semblent pas fondamentalement différents, la concentration de migrants avec des niveaux d'éducation faible révèle que la concurrence engendrée par les migrations est plus forte pour les natifs peu éduqués que pour ceux sortant de l'université. Une question majeure a été posée: cette nouvelle concurrence a t-elle affecté les salaires des américains?&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;footnote&gt;Nous ne réalisons pas ici une analyse communautaire, voir Borjas (1987, 1994) qui étudie dans quelle mesure l'immigration a affecté différemment les communautés noires, asiatiques et hispaniques confirmant ainsi les discriminations sur le marché de l'emploi.&lt;/footnote&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on regarde les chiffres agrégés, l'immigration reste un phénomène mineur, les migrants ne représentent que 0.2 % de la force de travail des USA, mais leur choix de localisation rend cette question centrale. En Californie par exemple, plus de 30% de la force de travail est immigrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses méthodes ont été utilisées pour mesurer l'impact des migrations sur le marché du travail américain. La plus simple consiste à analyser la corrélation entre le salaire et le nombre de migrants au niveau des villes. La plupart des études ont révélé des impacts très faibles, une augmentation de 10% du nombre de migrants n'entraînerait qu'une diminution de 1% du salaire des peu qualifiés. La fameuse expérience naturelle du "Mariel Boatlift" confirme ce résultat. En 1980 près de 125000 cubains débarque à Miami, la force de travail augmente de 7% ce qui donne l'idée à David Card (1990) d'étudier l'emploi et les salaires des peu qualifiés avant et après cette immigration massive. Il montre que cette immigration n'a eu qu'un très faible impact sur le marché du travail. Deux raisons ont été avancées, soit les peu qualifiés américains ont effectivement perdu leur travail, mais ils ont migrés vers d'autre villes américaines ce qui biaise le résultat de l'estimation (Borjas, Freeman, and Katz (1996,1997)). Soit les migrants réalisent des travaux que les américains ne souhaitent plus faire. On parle alors de complémentarité entre le travail des immigrés et des natifs. Considérons ces deux thèses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Frey (1995, 1996) considère que l'entrée de migrants cause effectivement une fuite des natifs de très grande ampleur. Pour cet auteur si la ségrégation s'est faite pendant des décennies au sein même des villes, elle se fait désormais d'une aire métropolitaine à l'autre, il parle ainsi de balkanisation de l'économie américaine avec des villes multiculturelles et d'autres à l'inverse uniculturelles. Mais la corrélation entre l'entrée de migrants et l'émigration des natifs n'est pas forcément causale. Les grandes villes telles que New-York, Miami et Los Angeles sont certes les villes qui attirent le plus les migrants mais ce sont aussi des villes qui se sont progressivement spécialisées dans des secteurs où la demande en travail non qualifié est plus faible. En d'autres termes la fuite des natifs non-qualifiés pourrait avoir une autre cause que les flux d'immigration. Ainsi en contrôlant la taille des villes, Wright, Ellis et Reibel (1997) ne trouvent pas de liens significatifs entre l'émigration des natifs et l'immigration étrangère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Borjas (2003) dépasse ces difficultés en étudiant les salaires par qualification pour l'économie dans sa globalité. La simple régression, reportée ci-dessous, qu'il réalise entre salaire et immigration pour différents groupes de qualification pour sur la période 1960-2000 indique clairement que les salaires augmentent davantage pour les groupes d'individus qui subissent le moins la concurrence des migrants (i.e les qualifiés). &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UxvThY3VY-A/Tq5AD0HJopI/AAAAAAAAAPQ/Y1-VhearwC4/s1600/tab1.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="218" src="http://3.bp.blogspot.com/-UxvThY3VY-A/Tq5AD0HJopI/AAAAAAAAAPQ/Y1-VhearwC4/s320/tab1.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&amp;nbsp;Selon l'auteur, une augmentation de 10% entraînerait une chute des salaires agrégés de 3.4%. Ce chiffre plus élevé que ceux obtenus par les études précédentes est cependant faible en terme absolu. Un autre intérêt des études menées au niveau agrégé est leur caractère dynamique. En effet sur le court terme, tous les facteurs de production sont perdants, mais comme le note Borjas et Katz (2007) sur le long terme, où le capital s'ajuste à l'afflux de main d'oeuvre, l'impact des migrations peut être différencié. Ceux qui emploient les migrants ou encore les qualifiés, dont le travail est complémentaire des peu qualifiés, bénéficient des migrations. Le tableau ci-dessous résume leur résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-CiHOkbYWSIk/Tq5CBGE5UmI/AAAAAAAAAPg/rB89Nvuy39U/s1600/tab1.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="169" src="http://2.bp.blogspot.com/-CiHOkbYWSIk/Tq5CBGE5UmI/AAAAAAAAAPg/rB89Nvuy39U/s320/tab1.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les salaires des américains qualifiés seraient ainsi améliorés sur le long terme. Ce résultat permet de comprendre pourquoi la classification des qualifications est centrale. En représentant mal la classe des non-qualifiés en y ajoutant des travailleurs qualifiés, une étude empirique peur obtenir un impact positif des migrations. C'est la principale critique qui a été réalisée par Borjas, Grogger et Hanson (2008) à l'encontre d'Ottaviano et Peri (2008) qui obtenaient un impact positif des migrations sur les salaires des peu qualifiés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le principal gain des migrations semble aller aux détenteurs de capitaux. Selon les calculs réalisés par Borjas et Katz (2007), les gains des employeurs s'élèvent à 3% du PIB soit 430 milliards de dollars et les pertes des travailleurs à 2.8% du PIB soit 400 milliards. Pour ces auteurs, le coeur du débat concerne donc l'impact des migrations sur la distribution des revenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que les migrations ne soient pas Pareto-optimales n'a rien de surprenant. Comme le note Borjas (2003) c'est davantage la volonté de certains à vouloir décrire les migrations comme bénéfiques pour tous ou à l'inverse négatives pour tous qui est surprenante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons enfin que les analyses coûts-bénéfices, hélas largement utilisées, ne sont pas indiquées compte-tenu de leur caractère incohérent et injuste (Sen, 1999), il semble donc nécessaire de leur préférer le revenu équivalent, concept qui est pour sa part éthiquement fondé (et transitif). Voir notre post sur &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2009/09/au-dela-du-pib-le-revenu-equivalent.html" target="_blank"&gt;le revenu équivalent&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;Impact des migrations en Europe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodologies proposées pour étudier l'impact des migrations sur le marché du travail américain ont été répliquées pour l'Europe. Nous présentons brièvement ces études ici. D'une façon générale, l'effet sur l'emploi, bien que faible est plus important en Europe qu'aux Etats-Unis alors que l'impact sur les salaires est plus important sur le sol américain. Ainsi d'après Longhi et al. (2006) une hausse de 1% des migrations entraîne une baisse de l'emploi de 0.03% en Europe et de 0.01% aux USA et d'après Angrist and Kugler (2003) des résultats inverses sont obtenus concernant l'impact sur les salaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience américaine du "Mariel liftboat" a été réalisée en France suite à l'indépendance de l'Algérie en 1962 et l'arrivée de 900 000 migrants. Hunt (1992) obtient des résultats similaires à ceux obtenus par Card (1990): l'immigration des pieds noirs n'a eu qu'un faible impact sur les salaires français (baisse de 1.3% en 1967) et sur le chômage des métropolitains (hausse de 0.3% en 1967).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par manque de données au niveau des villes européennes, les études urbaines ont été plus rares en Europe. Par contre, la méthodologie de Borjas (2003) sur données agrégées a davantage été exploitée. Bonin (2005) obtient ainsi un impact 4 fois plus faible sur les salaires en Allemagne. Carrasco et al. (2008) obtiennent des résultats similaires concernant l'Espagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'étude de Jean et Jimenez (2006) est, à notre connaissance, l'analyse comparative la plus aboutie. Les auteurs ne se limitent pas à l'Europe ni aux Etats-Unis mais analysent l'impact des migrations d'un point de vue dynamique pour les pays de l'OCDE. Ils montrent que sur le long terme, les migrations n'ont aucun effet. L'impact négatif est seulement transitoire et dépendant des institutions qui prévalent sur le marché des biens et du travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le résultat montrant le faible impact des migrations remet en cause une partie des savoirs théoriques qui ont été développés par les économistes. C'est l'objet du prochain post (les références du présent post se trouvent à la fin du prochain)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-6788026447862000121?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/6788026447862000121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/11/immigration-et-salaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6788026447862000121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6788026447862000121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/11/immigration-et-salaire.html' title='Immigration et salaires'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-9n2DX1gO8PI/Tq2fx8pa_iI/AAAAAAAAAPI/sShHEHy6pwQ/s72-c/tab1.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-6613165892250792760</id><published>2011-10-06T18:15:00.002+02:00</published><updated>2011-10-06T18:15:41.739+02:00</updated><title type='text'>Catégorisation des revues, version 2011 du CNRS</title><content type='html'>Le nouveau classement des revues sc éco et gestion, version oct 2011, est disponible &lt;a href="http://sites.google.com/site/section37cnrs/Home/revues37"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-6613165892250792760?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/6613165892250792760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/10/categorisation-des-revues-version-2011.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6613165892250792760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6613165892250792760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/10/categorisation-des-revues-version-2011.html' title='Catégorisation des revues, version 2011 du CNRS'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-9167376388399802009</id><published>2011-09-30T13:07:00.000+02:00</published><updated>2011-09-30T13:07:36.631+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>Market access and economic development</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
Chers lecteurs, désolé pour le mauvais anglais qui suit, je vous fais part ici d'un texte rapidement écrit, qui n'était initialement pas destiné aux lecteurs du blog, mais certains d'entre vous y trouveront peut être un intérêt. Pour ceux qui voudront approfondir cette question, vous y trouverez également des références utiles.&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;"Do countries with lower barriers to international trade experience faster economic progress? Few questions have been more vigorously debated in the history of economic thought, and none is more central to the vast literature on trade and development."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Rodriguez and Rodrick (2000)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Anti-globalization activists are against international trade because &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;they believe that trade liberalization fosters international income inequalities. Economists have plenty of theoretical models to prove that trade liberalization is a Pareto improvement and CGE models to show the benefits of tariffs cuts. However, when turning to the data, evidences were scarce at first according to Frankel and Romer (1999). In the same vein Rodriguez and Rodrick (2000) show a weak negative relationship between GDP and trade protection which is not statistically significant. This result is reported below by Figure 1 for two measures of trade restrictions. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-zt_xoiHuYbc/ToT4uYS1y9I/AAAAAAAAAOo/4xi0NuyZKrI/s1600/fig1.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="185" kca="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-zt_xoiHuYbc/ToT4uYS1y9I/AAAAAAAAAOo/4xi0NuyZKrI/s400/fig1.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;But recent papers have challenged this conclusion and have shown that determinants of trade, such as geography, impact&amp;nbsp;positively on growth (Frankel and Romer, 1999) and&amp;nbsp;on incomes disparities (Redding and Venables, 2004). These findings need to be critically analysed because by judging of the high number of citations in publications from international institutions or in textbooks, these researches may have a strong impact in economic thought and on public policies. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;The difficulty met by the researcher in studying the impact of trade on income is the endogeneity of trade. Thus to understand the impact of trade, one needs a good tool that decomposes its determinants in order to find those which are non-related to income, chosen as natural instruments. The trade gravity equation is the&amp;nbsp;good tool for such a work in reason of its great explanatory power of the trade variance.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;The trade gravity literature has identified three main variables that strongly impact on bilateral trade and then represent good instruments : market access (also called outward resistance), supplier access (also called inward resistance) and bilateral distances.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Redding and Venables (2004) were the first to analyze the impact of these variables on incomes disparities. They find a striking result: the correlation coefficients between the trade/GDP ratio and the market and supplier access are 0.14 and 0.37 after controlling for technology and other determinants of income levels (endowment in resources, climate, institutions, etc.). Without any control the slope of the relationship that links GDP per capita to market access, represented in Figure&amp;nbsp;2 (borrowed from Boulhol and de Serre, 2010), decrease from 0.5 when the world is taken into account to 0.09 when the analysis focuses on OECD countries. This coefficient decreases again when the sample is reduced to high-income countries of the OECD. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-XsXyrSNItgg/ToT6Lu37kaI/AAAAAAAAAOs/WTlRHhoeMDI/s1600/fig2.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="295" kca="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-XsXyrSNItgg/ToT6Lu37kaI/AAAAAAAAAOs/WTlRHhoeMDI/s400/fig2.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;i&gt;Thus the strong relationship between&amp;nbsp;market access&amp;nbsp;and income seems to concern mainly developing countries. This analysis thus indicates the importance of trade for development. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour approfondir cette question, je vous conseille la lecture du papier d'Head et Mayer (2010). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Références&lt;/u&gt;:&lt;br /&gt;
Boulhol and de Serres (2010), "Have developed countries escaped the curse of distance", Journal of Economic Geography, vol 1°(1)&lt;br /&gt;
Frankel and Romer (1999), "Does trade causes growth", American Economic Review, vol 59(3) pp 379 &lt;br /&gt;
Head and Mayer (2010), Gravity, "market potential and economic development", Journal of Economic Geography, pp 1-14 &lt;br /&gt;
Redding and Venables (2004), "Economic geography and international 
inequity", Journal of International Economics, 62(2004), pp 53-82&lt;br /&gt;
Rodriguez and Rodrick (2000), "Trade Policy and Economic Growth: A 
Skeptic's Guide to the Cross National Evidence", NBER Macroeconomics 
Annual, Vol 15 pp 261-325 &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-9167376388399802009?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/9167376388399802009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/09/market-access-and-economic-development.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/9167376388399802009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/9167376388399802009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/09/market-access-and-economic-development.html' title='Market access and economic development'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-zt_xoiHuYbc/ToT4uYS1y9I/AAAAAAAAAOo/4xi0NuyZKrI/s72-c/fig1.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-6083712755368600560</id><published>2011-09-22T11:39:00.001+02:00</published><updated>2011-11-01T21:25:02.681+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>Talking about a revolution</title><content type='html'>Un post rapide pour signaler l'excellent article de Behrens, Mion, Murata et Südekum (2011)&amp;nbsp;intitulé &lt;a href="http://www.cepr.org/pubs/new-dps/dplist.asp?dpno=8572"&gt;Spatial Frictions&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui contribue largement à la&amp;nbsp;nouvelle révolution qui secoue l'économie urbaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-6083712755368600560?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/6083712755368600560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/09/talking-about-revolution.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6083712755368600560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6083712755368600560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/09/talking-about-revolution.html' title='Talking about a revolution'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-6031751921819691224</id><published>2011-07-22T01:07:00.011+02:00</published><updated>2011-08-19T23:28:44.610+02:00</updated><title type='text'>Europe bluff again?</title><content type='html'>La réponse&amp;nbsp;européenne à sa crise&amp;nbsp;est &lt;a href="http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/123978.pdf"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dirait l'autre "L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non!" (GdG). Il est temps de faire un appel à toutes les bonnes volontés pour réfléchir à notre situation macroéconomique,&amp;nbsp;il va falloir innover, proposer et enfin convaincre (le jour où l'on aura une idée...). A défaut intéressez vous à la politique et à l'Histoire, 3% de déficit d'ici 2013, soit c'est du flan&amp;nbsp;saveur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Strat%C3%A9gie_de_Lisbonne"&gt;Lisbonne&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et là ça risque d'être catastrophique, soit ça ne l'est pas&amp;nbsp;et ça promet des lendemains tout aussi&amp;nbsp;difficiles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-6031751921819691224?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/6031751921819691224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/craquage-du-21-juillet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6031751921819691224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6031751921819691224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/craquage-du-21-juillet.html' title='Europe bluff again?'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-7478567620629406845</id><published>2011-07-21T08:32:00.002+02:00</published><updated>2011-07-21T08:35:00.286+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='video'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='IDE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Migration'/><title type='text'>Gianmarco Ottaviano</title><content type='html'>Voici une vidéo courte&amp;nbsp;de Gianmarco Ottaviano sur le lien entre délocalisation&amp;nbsp;et migration. GIP Ottaviano&amp;nbsp;a écrit d'important papiers en économie géographique (en collaboration entre autre avec Jacques Thisse voir par exemple &lt;a href="http://web.cenet.org.cn/upfile/7533.pdf"&gt;the Political Economics of Factor Mobility&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ou la&lt;a href="http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.21.7376&amp;amp;rep=rep1&amp;amp;type=pdf"&gt; reformulation de Krugman (1991)&lt;/a&gt;) et en économie internationale (entre autre avec Marc Melitz, voir &lt;a href="https://hec.unil.ch/docs/files/40/285/market_size__trade_and_productivity.pdf"&gt;Market Size, Trade and Productivity&lt;/a&gt; ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le thème&amp;nbsp;des migrations, il s'est fait connaître pour avoir remis&amp;nbsp;en cause (avec Giovanni Peri)&amp;nbsp;la thèse de George Borjas en obtenant un&lt;a href="http://team.univ-paris1.fr/teamperso/sollogou/ETE2009/documents/Ottaviano_NBER_2006_immigrants_12497.pdf"&gt;&amp;nbsp;impact&amp;nbsp;positif des migrations sur le marché du travail américain&lt;/a&gt; (voir aussi la réponse de &lt;a href="http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.168.3309&amp;amp;rep=rep1&amp;amp;type=pdf"&gt;Borjas, Grogger et&amp;nbsp;Hanson&lt;/a&gt;&amp;nbsp;à&amp;nbsp;leur papier). &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Le montage de la vidéo est un peu "too much", mais les papiers dont il parle sont à connaître si vous vous&amp;nbsp;intéressez à ce thème.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/zT_hvwl3w98/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zT_hvwl3w98&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/zT_hvwl3w98&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-7478567620629406845?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/7478567620629406845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/gianmarco-ottaviano.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/7478567620629406845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/7478567620629406845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/gianmarco-ottaviano.html' title='Gianmarco Ottaviano'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-3600856977394791971</id><published>2011-07-20T10:38:00.001+02:00</published><updated>2011-07-20T10:39:40.015+02:00</updated><title type='text'>Evaluation des politiques publiques dans les départements et régions d'outre-mer</title><content type='html'>hmm... selon Cochrane :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"If the government borrows a dollar from you, that is a dollar that you do not spend, or that you do not lend to a company to spend on new investment. Every dollar of increased government spending must correspond to one less dollar of private spending. Jobs created by stimulus spending are offset by jobs lost from the decline in private spending. We can build roads instead of factories, but fiscal stimulus can’t help us to build more of both."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce point de vue, on pourrait louer les politiques de défiscalisation qui ont eu lieu dans les DOM-TOM&amp;nbsp;et qui ont consisté à empiler les aides pour les entreprises qui feraient à la place de l'Etat du développement social et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mauvaise nouvelle, selon un récent rapport de l'Inspection des Finances (résumé &lt;a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201481521786-l-inspection-des-finances-epingle-des-niches-fiscales-couteuses-et-peu-efficaces-dans-les-dom-189229.php"&gt;ici&lt;/a&gt;) ces défiscalisations favorisent les effets d'aubaine et la formation d'une concurrence imparfaite avec ententes sur les prix (déjà élevés sur ces territoires qui importent massivement de la métropole et dont les coûts de transport sont relativement exorbitants).&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Ces ententes sont bien connues et déjà mises en cause par l'Autorité de la concurrence dans son avis n°09-A-45 du 8 septembre 2009 (je reprend ici une citation d'un&amp;nbsp;intéressant article d'Emilie Dargaud et d'Armel Jacques sur la &lt;a href="http://ecours.univ-reunion.fr/cemoi/images/stories/jacques/Collusion-reunion-ED-AJ.pdf"&gt;collusion à La Réunion&lt;/a&gt;):&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"[...] le nombre limité d'acteurs sur la plupart de ces marchés étroits peut également faciliter le maintien de cartels et d'arrangements collusifs" (page 17). &lt;br /&gt;
"[...] à ce degré de concentration élevé s'ajoute fréquemment une diversification conglomérale et verticale des groupes de distribution domiens. Fortement implantés dans la distribution alimentaire, ceux-ci sont aussi fréquemment présents dans d'autres segments de la distribution (distribution automobile, articles de sport, articles de bricolage)." (page 29).&lt;br /&gt;
De plus, les inégalités déjà importantes de part les conditions initiales (niveau de formation plus faible qu'en métropole) sont exacerbées (environ 10000 foyers touchent 93% des avantages fiscaux) et une large partie des 5,5 milliards d'euros en dispositifs fiscaux et sociaux ne profiteraient qu'à une minorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;Cour des comptes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si le secteur privé peut être mis à l'index, il en va de même pour l'intervention publique. Au delà de&amp;nbsp;la remise en question des niches fiscales, une vraie réflexion sur les politiques publiques mises en œuvre sur nos territoires ultra-périphériques&amp;nbsp;semble nécessaire, c'est du moins l'avis de&amp;nbsp;la &lt;a href="http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_situation_financiere_DOM.pdf"&gt;cour des compte dans son rapport&lt;/a&gt; du 11&amp;nbsp;juillet 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport résume tout d'abord&amp;nbsp;la&amp;nbsp;croissance économique&amp;nbsp;des DOM:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"La croissance économique a longtemps été plus élevée qu’en métropole, le PIB par habitant ayant progressé de 43 % à La Réunion entre 2001 et 2008, de 30 % environ en Martinique et en Guadeloupe (19 % en métropole) et même de 16 % en Guyane malgré l’exceptionnelle croissance démographique de ce département. Le rythme a été ralenti en 2008 et la crise sociale de 2009 conjuguée avec les effets de la crise mondiale, l’a interrompu. Cette croissance reposant principalement sur la consommation, les collectivités des DOM, dont la part de fiscalité indirecte est plus élevée, encourent un risque plus grand de diminution de ressources que leurs homologues de métropole, en cas de retournement de conjoncture qui impacte la demande."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
puis la situation sur le marché de l'emploi:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"Le taux de chômage se situait, selon une enquête Eurostat de septembre 2010, entre 22,5 % (Guyane) et 24,8 % (La Réunion) de la population active en 2008, c’est-à-dire au plus haut niveau des régions de l’Union européenne à 27. Il a progressé en 2009, sauf en Guyane, puis en 2010, malgré l’amorce de la reprise économique. C’est un chômage de longue durée qui touche davantage les femmes et les jeunes actifs. Le faible niveau de formation est pénalisant surtout chez les jeunes : 41 % des actifs d’outre-mer n’ont pas de diplôme contre 17 % en métropole. L’illettrisme est particulièrement développé surtout en Guadeloupe. Par ailleurs, les ménages vivant au dessous du seuil de pauvreté monétaire représentaient, en 2006, 14,6 % de la population à La Réunion, 16,4 % à la Martinique, 18,6 % en Guadeloupe et 26,9 % en Guyane, contre 11,7 en France métropolitaine. Les allocataires directs du revenu minimum d’insertion représentent, en 2008, 7,3 % de la population des DOM (1,5 % en France métropolitaine)."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis la cour des comptes relèvent d'important problèmes de comptabilité des finances communales,&amp;nbsp;présentant des défauts de sincérité et d'opacité.&amp;nbsp;Malgré cette opacité, l'augmentation des déficits est évidente et inquiétante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les recettes&amp;nbsp;sont en&amp;nbsp;grande partie basées sur&amp;nbsp;une fiscalité indirecte dont notamment l'octroi de mer,&amp;nbsp;ce qui distingue les DOM des départements métropolitains (voir Figure ci-dessous). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ZxuCVlYCYho/TiYMXGTSjNI/AAAAAAAAAOk/f9ijup2Z-J4/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" m$="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-ZxuCVlYCYho/TiYMXGTSjNI/AAAAAAAAAOk/f9ijup2Z-J4/s400/Sans+titre.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Cette situation pose un important problème car l'octroi de mer&amp;nbsp;(taxe sur les importations dont le but est de permettre&amp;nbsp;un développement local) est&amp;nbsp;une dérogation au principe de libre circulation dans l'espace européen&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;pourrait bien être remise en cause si elle n'est pas justifiée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"Les justifications adressées par la France, en 2008, dans le cadre du rapport d’étape prévu à l’article 4 de la décision du Conseil européen, ont été jugées insuffisantes « pour apprécier les effets réels des différentiels de taxation à l’octroi de mer appliqués aux produits fabriqués localement sur l’activité économique dans le DOM concerné». Le Conseil souhaite pouvoir disposer « pour chaque DOM et pour chaque catégorie de produits faisant l’objet d’un différentiel de taxation, d’une évaluation de l’incidence du régime en termes de maintien ou de promotions des activités locales. (…) En effet, si aucun impact positif ne peut être démontré, cette mesure&amp;nbsp;(...) pourrait être considérée comme injustifiée et son abandon pourrait être envisagé".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la fiscalité directe, les problèmes d'évaluation des biens laissent perplexe la cour des comptes:&lt;br /&gt;
"Les biens de catégories 3 et 4 dont la description au code général des impôts (CGI) correspond à la qualification « confortable » ou « très confortable » sont en nombre résiduel (2,3 % en Martinique, 0,02 % à La Réunion), ce qui est surprenant. &lt;br /&gt;
Au surplus, les catégories 1 et 2 ne sont pas représentées, ce qui semble exclure l’existence de maisons ou d’appartements luxueux dans les DOM. (...) en Guadeloupe, la pratique, qualifiée d'"intuitive et arbitraire" (...) est une atteinte manifeste à l’égalité entre les contribuables".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ces problèmes sur les recettes s'ajoutent des pratiques critiquables en terme de dépenses de fonctionnement&amp;nbsp;anormalement importantes qui limitent la capacité d'investissement des communes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"Les communes des DOM ont joué un rôle « d’employeur social », s’écartant de la seule gestion économe des services publics dont elles sont légalement responsables. Cette politique d’emploi, revendiquée par les exécutifs locaux, les a conduits à privilégier le recrutement, sur des emplois précaires, de personnels peu qualifiés, concentrés sur quelques métiers de faible technicité. Or le recrutement et le renouvellement de ces personnels contractuels n’étaient souvent pas conformes aux dispositions du statut général de la fonction publique territoriale. A l’inverse, le nombre de cadres est demeuré très inférieur au strict nécessaire, provoquant ainsi un déficit d’expertise et de pilotage."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: large;"&gt;En guise de conclusion&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Les DOM, du fait de leur croissance démographique et de leur situation&amp;nbsp;géographique font face à de redoutables défis de développement. Là peut être plus qu'ailleurs les recettes&amp;nbsp;et les dépenses publiques doivent être exemplaires. L'octroi de mer pourrait être un instrument intéressant pour protéger des industries naissantes et orienter les DOM sur des spécialisations de niche (voir l'intéressant&amp;nbsp;article de&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.regionesultraperifericas.com/es/documentos/gaigne.pdf"&gt;Kristian Behrens et de Carl Gaigné&lt;/a&gt;). Dans un article co-écrit avec Serge Rey et Jean-François Hoarau&amp;nbsp;nous montrons par exemple que les avantages comparatifs de l'Ile de La Réunion sont rares et appartiennent à des secteurs hérités des années coloniales (canne à sucre et dérivés dont le rhum) qui ne peuvent plus être compétitifs au sein d'une union européenne ouverte sur le monde.&amp;nbsp;Penser qu'un Euro&amp;nbsp;trop fort serait la cause de tous les tourments de compétitivité semble aussi être réfuté par l'analyse que nous avons réalisé avec Mickael Gougon... &lt;br /&gt;
Pour conclure sur le rôle de l'Etat central, il me semble qu'il&amp;nbsp;a trop longtemps&amp;nbsp;abandonné les DOM et je crains qu'il se désengage encore.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Candau F, Hoarau JF, Rey S. 2010.&amp;nbsp;Avantages comparatifs et distance : le cas de l’ile de La Réunion. &lt;a href="http://catt.univ-pau.fr/live/digitalAssets/99/99477_2010_2011_4DocWcattAvantagesComparatifsDistanceLaReunionFCandauJFHoarauSRey.pdf" rel="nofollow" target="_blank"&gt;&lt;span style="color: #4e7dbf;"&gt;CATT n°4&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Candau F, Goujon M, Hoarau JF et Rey S. 2010. La compétitivité-prix de l’économie réunionnaise. &lt;a href="http://catt.univ-pau.fr/live/digitalAssets/99/99058_2010_2011_1DocWcattTCEReunionFCandauMGoujonJFHoarauSRey.pdf"&gt;CATT n°1&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-3600856977394791971?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/3600856977394791971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/evaluation-des-politiques-publiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3600856977394791971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3600856977394791971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/evaluation-des-politiques-publiques.html' title='Evaluation des politiques publiques dans les départements et régions d&apos;outre-mer'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ZxuCVlYCYho/TiYMXGTSjNI/AAAAAAAAAOk/f9ijup2Z-J4/s72-c/Sans+titre.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-8035046278887985452</id><published>2011-07-20T10:34:00.000+02:00</published><updated>2011-07-20T10:34:38.050+02:00</updated><title type='text'>Membres du jury de l'agreg 2011-2012</title><content type='html'>Les membres du jury du premier concours national d'agrégation de l'enseignement supérieur sont:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://ces.univ-paris1.fr/membre/dautume/dautume.htm"&gt;Antoine d'AUTUME&lt;/a&gt; (président)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="http://erudite.univ-mlv.fr/lequipe/ben-salem-melika/"&gt;Mélika BEN SALEM&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.pierrejacquet.fr/"&gt;Pierre JACQUET&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="http://perso.univ-lemans.fr/~flangot/"&gt;François LANGOT&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.univ-paris1.fr/recherche/page-perso/page/?uid=menard"&gt;Claude MENARD&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="http://wwwhomes.uni-bielefeld.de/friedel/"&gt;Frank RIEDEL&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.sc-eco.univ-nantes.fr/~fcwolff/"&gt;François-Charles WOLFF&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-8035046278887985452?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/8035046278887985452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/membres-du-jury-de-lagreg-2011-2012.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8035046278887985452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8035046278887985452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/membres-du-jury-de-lagreg-2011-2012.html' title='Membres du jury de l&apos;agreg 2011-2012'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-3230327253951439661</id><published>2011-07-01T21:59:00.005+02:00</published><updated>2011-07-06T18:07:15.378+02:00</updated><title type='text'>Fermat et Wiles, l'Histoire d'une question</title><content type='html'>Je viens de regarder une &lt;a href="http://www.optimum-blog.net/post/2010/09/02/La-beaut%C3%A9-des-maths"&gt;vidéo&lt;/a&gt; sur le dernier théorème de Fermat&amp;nbsp;(prouvé par&amp;nbsp;Wiles)&amp;nbsp;rebloguée par &lt;a href="http://ew-econ.typepad.fr/"&gt;Etienne Wasmer&lt;/a&gt; initiallement posté par &lt;a href="http://www.optimum-blog.net/"&gt;Optimum&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(merci aux deux). J'ai passé un excellent moment. Cette vidéo nous&amp;nbsp;rappelle que c'est en se lançant&amp;nbsp;un vrai défi qu'un homme, certes génial,&amp;nbsp;a répondu à une question posée il y a 300 ans. Peut-être plus fondamental pour notre&amp;nbsp;discipline,&amp;nbsp;cette vidéo montre qu'en mathématiques les&amp;nbsp;problèmes à démontrer sont clairement définis. En économie c'est rarement le cas,&amp;nbsp;chaque papier&amp;nbsp;a sa réponse à un probléme vaguement posé. Rares sont les papiers qui mettent en&amp;nbsp;avant des énigmes/puzzles. Dommage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ps: pour ceux que ça fait marrer vous trouverez le papier de Wiles &lt;a href="http://math.stanford.edu/~lekheng/flt/wiles.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-3230327253951439661?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/3230327253951439661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/fermat-et-wiles-lhistoire-dune-question.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3230327253951439661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3230327253951439661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/07/fermat-et-wiles-lhistoire-dune-question.html' title='Fermat et Wiles, l&apos;Histoire d&apos;une question'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-1849409422324770491</id><published>2011-06-29T00:09:00.005+02:00</published><updated>2011-10-02T22:45:15.029+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='video'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>La leçon de Jonathan Eaton</title><content type='html'>Pour ceux qui s'intéressent aux recherches sur le rôle de la géographie et des technologies sur le commerce voici trois conférences de Jonathan Eaton. Editeur du &lt;em&gt;Journal of International Economics,&lt;/em&gt; Eaton&amp;nbsp;a publié de nombreux articles dans des revues telles que l'American Economic Review, le Quarterly etc...Bref, c'est une référence, ces vidéos sont donc à écouter avec attention si vous êtes en M2 d'économie internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://mediathek.cesifo-group.de/iptv/player/macros/cesifo/mediathek?content=752518&amp;amp;idx=1&amp;amp;category=765886539"&gt;Videos&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(la première conférence n'est pas la meilleure, si vous êtes pressé&amp;nbsp;et que vous avez déjà quelques connaissances sur les équations de gravité&amp;nbsp;commencez par la seconde)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément vous trouverez peut être un intérêt au survey que nous avons réalisé avec Elisa sur les équations de gravités:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Candau F, Dienesch E, A Survey on the Micro-Foundations of the Trade Gravity Equation,&amp;nbsp; &lt;span style="color: #551a8b; font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1859602" target="_blank"&gt;SSRN-id18596&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;
Tous&amp;nbsp;vos commentaires sont les bienvenus, ici ou à l'adresse mail&amp;nbsp;indiquée sur notre article. N'hésitez pas à diffuser et à citer cet article si vous l'avez trouvé intéressant. Ce n'est pas la version finale mais le titre et le fond ne bougeront pas (Incha'Allah!).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-1849409422324770491?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/1849409422324770491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/06/la-lecon-de-jonathan-eaton.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1849409422324770491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1849409422324770491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/06/la-lecon-de-jonathan-eaton.html' title='La leçon de Jonathan Eaton'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-116335204939803837</id><published>2011-06-28T09:02:00.003+02:00</published><updated>2011-06-28T14:20:22.254+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorique'/><title type='text'>Commerce et oligopoles en équilibre partiel et général</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;L'objet du présent post concerne les modèles de concurrence oligopolistique en économie internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de rentrer dans les détails de l'article il est important de rappeler quelques faits et définitions.&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Les firmes exportatrices sont peu nombreuses, ce sont souvent de grandes entreprises et la concurrence entre ces firmes est stratégique: les profits de chaque firme dépendent de la concurrence. Du fait d'un faible nombre d'acteurs, les prix affichés sont supérieurs aux prix concurrentiels. Cette différence entre coût marginal et prix de vente engendre des rentes que l'Etat peut transférer des firmes étrangères aux firmes nationales en choisissant la "bonne" politique commerciale. Cette politique commerciale est dite stratégique, dans la mesure où elle modifie la matrice des profits des firmes. Le terme "stratégique" ne fait donc pas référence aux interactions de politique commerciale entre gouvernements (style concurrence fiscale), mais à l'effet d'une intervention gouvernementale sur les interactions entre firmes. Après avoir rappelé les principaux résultats de cette littérature traitant de concurrence oligopolistique en équilibre partiel nous analyserons l'intérêt d'une modélisation en équilibre général.&lt;br /&gt;
Ce "post-survey" s'appuie sur plusieurs articles de Peter Neary et sur le survey de James Brander (1995).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: blue; font-size: large;"&gt;Reciprocal model&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Brander (1981) et Brander et Krugman (1983) étudient l'ouverture multilatérale entre deux firmes identiques avec une concurrence axée sur les quantités offertes (Cournot). Les marchés sont segmentés, chaque firme maximise ses profits sur chaque marché en considérant comme donnée l'action de ses concurrents. Ces modèles ont permis de mettre en avant plusieurs résultats:&lt;br /&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;"cross-hauling" aussi dénommé "two-way trade": la segmentation des marchés associée à une concurrence oligopolistique permet un commerce intra-branche. Cependant à mesure que les coûts commerciaux augmentent, le two-way trade diminue (les ventes nationales augmentent et les parts de marché externe diminuent).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;"reciprocal dumping": en raison des coûts commerciaux chaque firme vend davantage sur son propre marché qu'à l'extérieur. La marge des deux entreprises est ainsi plus faible à l'export que sur le marché intérieur. De plus le dumping est d'autant plus fort que les coûts commerciaux sont élevés et que la substituabilité entre les biens est forte.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la libéralisation commerciale a un effet pro-compétitif qui permet d'améliorer les ventes, les profits et la satisfaction des consommateurs. Le bien-être social (version utilitariste) suit une courbe en "U aplatit" avec la baisse des coûts commerciaux (voir Figure ci-dessous).&lt;/li&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-mIB87PB7r1U/TgiRxK1u7FI/AAAAAAAAAOU/ClYpJlGJXZQ/s1600/brander.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" i$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-mIB87PB7r1U/TgiRxK1u7FI/AAAAAAAAAOU/ClYpJlGJXZQ/s320/brander.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/ol&gt;&amp;nbsp;La courbe Wb représente le bien-être lorsque la concurrence se fait en Bertrand, dans un tel cas le bien-être est supérieur car l'ouverture a un effet pro-compétitif en prix plus important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: blue; font-size: large;"&gt;Complémentarité ou substitution stratégique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Brander et Spencer (1985) construisent un modèle où des firmes nationales et étrangères se concurrencent sur un troisième marché. Cette modélisation permet de se focaliser sur les interactions stratégiques dans le cadre d'une étude de politique commerciale optimale. En effet, dans un tel cas, le gouvernement maximise seulement le profit de ses firmes nationales. Ces auteurs considèrent une concurrence par les quantités et démontrent qu'une subvention pour le champion domestique est optimale. Cette conclusion est d'autant plus intéressante qu'elle est spécifique aux firmes qui se concurrencent en Cournot. En effet si la concurrence se fait par les prix (Bertrand) l'instrument optimal est une taxe. Pour illustrer ceci nous utilisons la présentation de Brander (1995, p1415) et de Leahy et Neary (2010) où la nature de la concurrence reste ouverte. Les firmes se lancent dans un jeu non coopératif en choisissant une stratégie notée a pour la firme nationale et a* pour la firme étrangère.&lt;br /&gt;
En Bertrand une augmentation des prix améliore les recettes nettes (revenu des ventes moins les coûts de production, "operating profits") de la firme domestique, les stratégies en prix sont ainsi qualifiées de compléments stratégiques. Brander parle d'une variation amicale A l'inverse en Cournot, l'augmentation des quantités des deux concurrents diminue les recettes nettes de la firme domestique, on parle alors de&amp;nbsp;substituts stratégiques. Soit: &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-GsoB27-B_s4/TgiSiuX5JNI/AAAAAAAAAOY/_3gvYZ7DyXk/s1600/Sans+titre1.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="62" i$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-GsoB27-B_s4/TgiSiuX5JNI/AAAAAAAAAOY/_3gvYZ7DyXk/s320/Sans+titre1.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les profits de la firme nationale sont: &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-UtcK2vn8gXk/TgiS1UOAgPI/AAAAAAAAAOc/7qFDqAuyR1U/s1600/Sans+titre2.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="46" i$="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-UtcK2vn8gXk/TgiS1UOAgPI/AAAAAAAAAOc/7qFDqAuyR1U/s320/Sans+titre2.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;avec s l'intrument de politique commerciale sur les ventes. Le gouvernement en maximisant les recettes de sa firme fixe la subvention/taxe suivante: &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-IWwgtuaHa7E/TgiTJyh1MzI/AAAAAAAAAOg/mXTZzfw52ww/s1600/Sans+titre2.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" i$="true" src="http://2.bp.blogspot.com/-IWwgtuaHa7E/TgiTJyh1MzI/AAAAAAAAAOg/mXTZzfw52ww/s1600/Sans+titre2.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Que la concurrence se fasse par les prix ou par les quantités, la multiplication des deux premiers termes est toujours négative. Ainsi en Cournot on retrouve le résultat de Brander et Spencer (1985): en raison de la substituabilité de la concurrence en quantité, la politique commerciale est une subvention (da/da* est négatif donc s est positif). A l'inverse en Bertrand, du fait de la complémentarité de la concurrence en prix, l'instrument est une taxe (da/da* est&amp;nbsp;positif donc s est négatif, c'est le résultat d'Eaton et Grossman (1986)). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: blue; font-size: large;"&gt;Robustesse et analyses empiriques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dixit and Grossman (1986) démontrent qu'une concurrence des secteurs sur un même facteur de production modifie l'impact de la politique commerciale. La subvention est en fait captée par l'input commun (travail qualifié par exemple). Dans un tel cas la subvention n'est plus optimale.&lt;br /&gt;
La possibilité de représailles rend caduque la conclusion d'une subvention optimale. La concurrence des gouvernements peut conduire à un dilemme du prisonnier. Enfin Dixit (1984) montre que la politique optimale est dépendante du nombre d'exportateurs.&lt;br /&gt;
Dans les années 90, la littérature est passée de la théorie pure à "la théorie avec des nombres". En d'autres termes quelques variables ont été estimées et des simulations ont été réalisées notamment dans les secteurs de l'aéronautique (Norman and Strandenes, 1994), des telecom (Kahai, Kasserman, and Mayo, 1996), des cartes mémoires (Baldwin and Krugman, 1988), et de l'automobile (Feenstra, Gagnon, and Knetter, 1996).&lt;br /&gt;
A bien des égards cette littérature s'est révélée décevante (modèle structurel insuffisamment estimé) et fragile aux changements d'hypothèses. Au termes de leurs articles les auteurs préviennent souvent que les conclusions doivent être analysées avec la plus grande prudence et doivent faire l'objet d'une "publicité académique". Pour preuve Krishna, Hogan, and Swagel (1994) écrivent à propos de leurs résultats:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;span style="color: #cc0000;"&gt;"Results should be interpreted with extreme caution [...] it remains vital not to oversell such models to policymakers"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ce constat, une certaine désaffection pour la concurrence oligopolistique est née, pourtant l'absence de théorèmes robustes est le signe qu'une théorie générale reste à construire. C'est du moins l'avis de l'un des plus grands esprits des théories d'économie internationale, Peter Neary qui rapporte ces propos de Paul Krugman:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="color: #cc0000;"&gt;"Paul turned to me and remarked conspiratorially "I always say that there are two and a half theories of trade." I knew immediately what he meant. International trade under oligopoly is the Cinderella of our discipline, a poor relation of the two dominant paradigms: the theory of comparative advantage based on perfect competition, and the theory of product differentiation and increasing returns based on monopolistic competition. I want to explore why this is so, to argue that it is high time this Cinderella dressed up to go to the ball, and to sketch some potential routes she might take.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: blue; font-size: large;"&gt;General Oligopolistic Equilibrium&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour présenter l'hypothèse centrale adoptée par Neary pour "habiller Cendrillon et l'envoyer au bal", il n'est pas inutile de revenir un instant sur la concurrence monopolistique.&lt;br /&gt;
Puisque j'en suis à citer les grands d'éco inter, poursuivons avec Matsuyama (1995) pour qui&amp;nbsp;l'un des intérêts des modèles de concurrence monopolistique est&amp;nbsp; le suivant: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="color: #cc0000;"&gt;"it helps us to focus on the aggregate implications of increasing returns without worrying about ... the validity of profit maximization as the objective of firms"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet la concurrence à la Dixit-Stiglitz en considérant que les firmes sont "large in the small but small in the large" - hypothèse qui consiste à maximiser les profits de concurrence monopolistique en considérant que firmes prennent l'indice des prix et les revenus comme des données fixes - permet d'obtenir un modèle simple d'équilibre général en concurrence imparfaite. Cette hypothèse s'avère peut être encore plus intéressante dans un cadre d'oligopole car il a été démontré que:&lt;br /&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;lorsque les firmes prennent en compte l'action de leur stratégie sur les prix agrégés alors les résultats sont dépendant du choix du numéraire (Gabszewich et Vial, 1972).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;lorsque les firmes anticipent l'impact de leur action sur le revenu national, alors il est possible qu'aucun équilibre n'existe (Roberts and Sonnenschein (1977)).&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;Pour sortir de ces complications, Peter Neary propose (dans diverses publications) d'employer la même hypothèse que Dixit-Stiglitz, les firmes sont de petites tailles par rapport à l'économie mais de grandes tailles par rapport au secteur, ce qui laisse la place aux interactions stratégiques.&lt;br /&gt;
Les résultats qu'il obtient sont intéressants. La force pro-concurrentielle issue de l'ouverture en concurrence oligopolistique interagie avec les avantages comparatifs des firmes. L'ouverture permet ainsi une baisse des prix et une réallocation du facteur de production des firmes les moins compétitives vers les firmes les plus productives. En ce qui concerne la distribution des revenus, ce modèle montre que l'ouverture en jouant sur les avantages comparatifs est favorable aux profits (où aux travailleurs qualifiés) ce qui pourrait expliquer une chute de la part des salaires des peu qualifiés dans la valeur ajoutée. Autre intérêt de cette modélisation, elle permet d'analyser comment la structure du marché évolue. En effet Neary (2007) montre que la libéralisation débouche aussi sur des fusions-acquisitions. Il montre que les flux de biens et de capitaux ont des directions similaires, résultat qui contraste avec la substituabilité des modèles en concurrence pure et parfaite (dans HOS par exemple, si on relaxe l'hypothèse d'égalisation des prix des facteurs, alors les IDE vont aller du Nord vers le Sud réduisant de fait l'avantage factoriel à commercer).&lt;br /&gt;
Autre extension intéressante que je résumerai peut-être dans un prochain post, Grossman et Rossi-Hansberg (2010) ont utilisé un cadre similaire avec une concurrence en Bertrand pour revisiter l'importance des économies d'échelles externes dans le commerce international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: blue; font-size: large;"&gt;En guise de conclusion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mode est un éternel recommencement ... en est-il de même pour les recherches en économie? Les modèles de concurrence oligopolistique ont été largement analysés dans les années 80, puis ont été largement ignorés pendant les années 90 et 2000. Aujourd'hui, il semble que de nombreux chercheurs souhaitent aller au delà de la concurrence monopolistique pour mieux comprendre le commerce et son impact. La concurrence oligopolistique pourrait bien revenir sur le devant de la scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baldwin, R., and P. Krugman. "Market Access and International Competition: A Simulation Study of 16K RAM." Empirical Methods in International Trade. R.C. Feenstra, ed., pp. 171- 197. Cambridge, MA: MIT Press, 1988.&lt;br /&gt;
Brander, James A. (1981): "Intra-industry trade in identical commodities,"Journal of International Economics, 11, 1-14.&lt;br /&gt;
Brander, James A. (1995): "Strategic trade policy,"in G. Grossman and K. Rogoff (eds.): Handbook of International Economics, Vol. 3, Amsterdam: North-Holland, 1395-1455.&lt;br /&gt;
Brander, James A. and Paul Krugman (1983): "A `reciprocal dumping' model of international trade,"Journal of International Economics, 15, 313-321.&lt;br /&gt;
Brander, James A. and Barbara J. Spencer (1984): "Tariff protection and imperfect competition,"in H. Kierzkowski (ed.): Monopolistic Competition and International Trade, Oxford: Clarendon Press.&lt;br /&gt;
Brander, James A. and Barbara J. Spencer (1985): "Export subsidies and international market share rivalry,"Journal of International Economics, 18, 83-100.&lt;br /&gt;
Brainard S. Lael and David Martimort (1997): "Strategic trade policy with incompletely informed policymakers,"Journal of International Economics, 42, 33-65.&lt;br /&gt;
Bulow Geanokopolous Klemperer (1985) Multimarket Oligopoly: Strategic Substitutes and Complements. Journal of Political Economy&lt;br /&gt;
Feenstra, R.C., J.E. Gagnon, and M.M. Knetter. "Market Share and Exchange Rate Pass-Through in World Automobile Trade." Journal of International Economics 40(1996):187-207.&lt;br /&gt;
Gabszewicz, J.J. and J.-P. Vial (1972): "Oligopoly à la Cournot in a general equilibrium analysis," Journal of Economic Theory, 4, 381-400.&lt;br /&gt;
Grossman, G and E Rossi-Hansberg (2010): "External economies and international trade redux,"forthcoming in the Quarterly Journal of Economics.&lt;br /&gt;
Kahai, S.K., D.L Kaserman, and J.W. Mayo. "Is the `Dominant Firm' Dominant? An Empirical Analysis of AT&amp;amp;T's Market Power." Journal of Law and Economics 39(1996):499-517.&lt;br /&gt;
Krishna, K., K. Hogan, and P. Swagel. "The Nonoptimality of Optimal Trade Policies: The U.S. Automobile Industries Revisited." Empirical Studies of Strategic Trade Policies. P. Krugman and A. Smith, eds., pp. 11-40. Chicago: University of Chicago Press, 1994&lt;br /&gt;
Neary, P (2003a), "Globalization and market structure,"Journal of the European Economic Association, 1, 245-271.&lt;br /&gt;
Neary, P (2003b), "Competitive versus comparative advantage," The World Economy, 26, 457-470.&lt;br /&gt;
Neary, P (2007), "Cross-border mergers as instruments of comparative advantage,"Review of Economic Studies, 74, 1229-1257.37&lt;br /&gt;
Neary, P (2010): "Two and a half theories of trade,"The World Economy, 33, 1-19.&lt;br /&gt;
Neary, P (2010), Oligopoly and Trade. CEPR No. 8172&lt;br /&gt;
Roberts, J and H Sonnenschein (1977): "On the foundations of the theory of monopolistic competition,"Econometrica, 45, 101-113.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-116335204939803837?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/116335204939803837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/06/commerce-et-oligopoles-en-equilibre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/116335204939803837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/116335204939803837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/06/commerce-et-oligopoles-en-equilibre.html' title='Commerce et oligopoles en équilibre partiel et général'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mIB87PB7r1U/TgiRxK1u7FI/AAAAAAAAAOU/ClYpJlGJXZQ/s72-c/brander.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-5571029494850756663</id><published>2011-04-26T11:30:00.008+02:00</published><updated>2011-04-26T21:54:19.283+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-eco'/><title type='text'>Encadrer le prix des loyers, la fausse bonne idée</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Il y a&amp;nbsp;quelques temps, j'ai promis à mes étudiants de première année d'illustrer un peu l'actualité avec notre modèle offre-demande. Le débat actuel sur la hausse des prix des logements et la solution proposée de fixer un prix plafond à la re-location m'en donne l'opportunité.&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Primo, c'est vrai les prix augmentent, notamment à Paris (voir &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=96"&gt;insee&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxio, marrons nous un peu et lisons les journalistes (&lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/01012323136-limites"&gt;ici&lt;/a&gt; Paul Quinio, dir de rédac à Libé): &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
"les propositions pour encadrer le prix des loyers méritent attention. Chacun sait que le logement fait partie des préoccupations majeures des Français, notamment des plus modestes d’entre eux".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un prix plafond permet par définition de diminuer les prix, mais cela crée un situation de pénurie, la plupart du temps ce sont justement les plus pauvres qui subissent des discriminations et n'obtiennent pas de logements.... Bref contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce sont les ménages les plus modestes qui sont les victimes de ces politiques d'encadrement des loyers (voir les études sur New-York, Genève etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus malin que d'autres, l'auteur ajoute: "Ces efforts d’encadrement du marché doivent s’inscrire dans des politiques plus vastes d’amélioration de l’offre. Elles passent par des programmes ambitieux de construction."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ok encadrement+construction, mais alors ça devient sacrément compliqué&amp;nbsp;car a) si la hausse est insuffisante, la pénurie&amp;nbsp;persiste b) si elle est trop forte,&amp;nbsp;le marché immobilier s'effondre c) si la demande varie, l'État doit à nouveau intervenir pour ajuster offre et demande...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus fondamentalement, si on peut faire bouger l'offre pourquoi faudrait-il encadrer les loyers? En effet la seule intervention de l'État consistant a augmenter le nombre de logement résout le problème, puisqu'elle&amp;nbsp;permettrait une diminution des prix.&amp;nbsp;Bref inutile d'aller chercher midi à 14h, les prix plafonds sont une mauvaise&amp;nbsp;idée, la construction de logement est la vraie solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F. Candau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ps: l'analyse présentée ici est celle&amp;nbsp;de tous les bouquins d'intro à l'économie. Ceci dit, pour nuancer la chose (et pour donner partiellement&amp;nbsp;raison aux&amp;nbsp;journalistes), en concurrence imparfaite un controle des loyers peut se justifier (j'essaierai de faire un post plus approfondi cet été sur ce sujet).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-5571029494850756663?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/5571029494850756663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/04/encadrer-le-prix-des-loyers-la-fausse.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5571029494850756663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5571029494850756663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/04/encadrer-le-prix-des-loyers-la-fausse.html' title='Encadrer le prix des loyers, la fausse bonne idée'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-7421961135613485233</id><published>2011-04-22T11:39:00.007+02:00</published><updated>2011-04-26T13:09:26.342+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Environnement'/><title type='text'>Earth day et Saint-Ulysse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-GOWchtzFPKI/S9AkwmbzEtI/AAAAAAAAAMg/Jr8OrPH8Gsc/s1600/00355777.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200px" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-GOWchtzFPKI/S9AkwmbzEtI/AAAAAAAAAMg/Jr8OrPH8Gsc/s200/00355777.jpg" width="200px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Pardi, c'est le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_la_Terre"&gt;jour de la terre&lt;/a&gt; aujourd'hui. C'est l'occas de&amp;nbsp;se&amp;nbsp;demander pourquoi le monde pollue encore après 40 années de conscience environnementale (ce earth day est né sous l'impulsion de Gaylord Nelson&amp;nbsp;en 1970). &lt;br /&gt;
Plus récemment (depuis le rapport Stern) de nombreux auteurs pensent que&amp;nbsp;protéger l'environnement&amp;nbsp;couterait moins cher que de ne rien faire (un coût de 1% du PIB mondial par an&amp;nbsp;versus 20% causé par les catastrophes futures issues du changement climatique). Alors pourquoi cette politique du "laissez-polluer"?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tragédie des communs s'applique ici, les interactions stratégiques débouchent sur un dilemme du prisonnier, la situation où tout le monde pollue est un équilibre de Nash (Copenhague...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-G32cLJZ502k/S9AfXIni4qI/AAAAAAAAALw/-2aUO_1agX4/s1600/Sans+titre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="115px" i8="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-G32cLJZ502k/S9AfXIni4qI/AAAAAAAAALw/-2aUO_1agX4/s320/Sans+titre.jpg" width="320px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
La journée de la terre, ou celle de l'environnement, ou encore les appels à couper l'électricité nous rappelle que cet équilibre n'est pas Pareto efficace. Mais les difficultés à se coordonner, à se lier les mains comme Ulysse face à l'appel des sirènes, semblent insurmontable tant la préférence pour le présent est forte et l'aversion au risque futur faible dans nos sociétés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-7421961135613485233?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/7421961135613485233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/04/le-jour-de-la-terre-et-la-saint-ulysse.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/7421961135613485233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/7421961135613485233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/04/le-jour-de-la-terre-et-la-saint-ulysse.html' title='Earth day et Saint-Ulysse'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-GOWchtzFPKI/S9AkwmbzEtI/AAAAAAAAAMg/Jr8OrPH8Gsc/s72-c/00355777.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-5370834482277424350</id><published>2011-04-21T12:51:00.002+02:00</published><updated>2011-07-06T09:24:38.995+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Migration'/><title type='text'>Urbanisation, mondialisation et racisme</title><content type='html'>J'aimerais discuter rapidement d'un&lt;a href="http://ecointerview.wordpress.com/2011/04/07/immigration-reelle-et-immigration-percue/#comments"&gt; post&lt;/a&gt; d'écointer views sur l'immigration imaginaire. Dans ce post, Denis Gouaux nous informe que "nos compatriotes estiment que les immigrés (personnes nées à l'étranger) représentent 27% de la population, alors que la proportion réelle est de 10%." Puis l'auteur s'interroge sur les déterminants de ce biais de perception: "l'immigration est-elle plus visible dans des sociétés massivement urbanisées et tertiarisées?". A ma grande surprise, cette question n'a suscité aucun commentaire, elle est pourtant fondamentale. L'urbanisation issue des migrations campagne-ville a détruit une certaine identité culturelle rurale, la mondialisation poursuit de mon point de vue ce processus de destruction créatrice et enfin la tertiarisation de l'économie multiplie les contacts en face à face, banalisant ainsi les différences. J'ai donc tendance à supposer naïvement que les bouleversements économiques contemporains devraient réduire le racisme sous-jacent à l'immigration imaginaire. Mais ce n'est qu'une supposition basée partiellement sur les scores FN dans nos campagnes, des recherches me semblent nécessaires - sans doute la structure spatiale de la ville compte i.e agglomeration des minorités et poche de sous-emploi -&amp;nbsp;pour identifier les causes de cette imagination paranoïaque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
F. Candau&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-5370834482277424350?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/5370834482277424350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/04/urbanisation-mondialisation-et-racisme.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5370834482277424350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5370834482277424350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/04/urbanisation-mondialisation-et-racisme.html' title='Urbanisation, mondialisation et racisme'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-2407518553479544297</id><published>2011-03-10T20:13:00.001+01:00</published><updated>2011-04-26T13:10:22.560+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conseils Thèse'/><title type='text'>Conseils aux doctorants</title><content type='html'>Quelques conseils pour:&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;faire une bonne &lt;a href="http://strategy.sauder.ubc.ca/head/brander.htm"&gt;introduction&lt;/a&gt;, le texte vient de Brander et de Head&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;comme faire &lt;a href="http://www.economics.unimelb.edu.au/SITE/research/workingpapers/wp07/987.pdf"&gt;une thèse sans pleurer&lt;/a&gt; par Creedy&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;écrire un article, réussir un séminaire etc par &lt;a href="http://faculty.chicagobooth.edu/john.cochrane/research/papers/phd_paper_writing.pdf"&gt;Cochrane&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;faire &lt;a href="http://www.princeton.edu/~dixitak/home/dixitwrk.pdf"&gt;comme&lt;/a&gt; Dixit&amp;nbsp;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;trouver une &lt;a href="http://econ.lse.ac.uk/staff/spischke/phds/How%20to%20start.pdf"&gt;bonne idée&lt;/a&gt; par Pischke&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et enfin les conseils "d'un &lt;a href="http://law.vanderbilt.edu/academics/academic-programs/phd-program-in-law--economics/student-resources/download.aspx?id=3287"&gt;vieil économiste aux jeunes femmes économistes&lt;/a&gt;" par &lt;span class="style_1" style="line-height: 19px;"&gt;Hamermesh&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-2407518553479544297?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/2407518553479544297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/03/conseils-aux-doctorants.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/2407518553479544297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/2407518553479544297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/03/conseils-aux-doctorants.html' title='Conseils aux doctorants'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-3148116610051067587</id><published>2011-02-13T21:28:00.004+01:00</published><updated>2011-04-26T13:10:51.612+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Les parents sont-ils altruistes? Des preuves au 19ème siècle.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Le &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2011/02/altruistes-ou-calculateurs-le-cas-de.html"&gt;précédent post&lt;/a&gt; d'Élisa sur l'altruisme a suscité un intéressant débat avec nos collègues. En résumé, nous avons gentiment été qualifié de naïfs car nous ne croyons pas que l'égoïsme est l'unique&amp;nbsp;déterminant des choix économiques.&amp;nbsp;Le débat a cependant&amp;nbsp;tourné&amp;nbsp;à la&amp;nbsp;brève de comptoir, avec une fin du style "et avec tes enfants, t'es altruiste, non?". Pas top comme&amp;nbsp;argument me direz-vous,&amp;nbsp;et j'imagine que l'on peut effectivement trouver de grands&amp;nbsp;penseurs qui ont affirmé que l'égoïsme pouvait être un moteur&amp;nbsp;comportemental dans la relation parents/enfants (je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas un biais, les grands penseurs sont-ils des parents comme les autres?), au premier rang desquels Karl Marx, avec&amp;nbsp;le matérialisme historique qui lui est propre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: #990000;"&gt;&lt;i&gt;Previously, the workman sold his own labor power, which he disposed of nominally as a free agent. Now he sells wife and child. He has become a slave dealer.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de cette citation, se pose alors la question &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;du contexte et des contraintes qui pèsent sur les individus. Il est possible comme l'ont affirmé Parson et Goldin (1989) que, dans certaines conditions comme celles prévalent au 19ème, les parents ne soient pas altruistes. Il est aussi possible que ces études nécessitent une révision comme celle récemment menée par Baskar et Gupsa intitulé "Were American Parents Really Selfish? Child Labor in the 19th Century"&amp;nbsp;dont voici l'abstract:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: #990000;"&gt;&lt;i&gt;Using the US Commissioner of Labor Survey of 1890, we examine household decisions and parental altruism vis-a-vis their children. Contrary to Parsons and Goldin (1989), we find that parental location choices were dictated by constraints rather than the desire to exploit child labor opportunities. We also find significant income effects on child labor supply, indicating that rising a­ffluence played an important part in the secular decline of child labor. We also find that the effects of childrens income on their own consumption are weak, once child labor is controlled for.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ne pas outrer les spécialistes, je n'en dirai pas plus sur ce passionnant sujet, tant il est important d'avoir de solides connaissances en philosophie et sociologie&amp;nbsp;(peut-être même en biologie*) pour pouvoir raconter quelque chose de vraiment pertinent. N'hésitez donc pas à laisser des&amp;nbsp;liens en commentaires (si vous êtes altruistes ;-)) pour enrichir les connaissances des lecteurs et des auteurs de ce blog.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F. Candau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* pourquoi le macaque que j'ai vu hier au zoo cherchait-il les puces&amp;nbsp;sur le dos de sa progéniture, altruisme réciproque? &lt;br /&gt;
** nous conseillons&lt;a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/2011/01/21/altruisme-et-egoisme-dans-sciences-humaines/"&gt; rationalité limitée&lt;/a&gt; pour&amp;nbsp;des analyses&amp;nbsp;renseignées sur le thème de l'altruisme.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-3148116610051067587?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/3148116610051067587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/02/les-parents-sont-ils-altruistes-des.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3148116610051067587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3148116610051067587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/02/les-parents-sont-ils-altruistes-des.html' title='Les parents sont-ils altruistes? Des preuves au 19ème siècle.'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-1006250339080753670</id><published>2011-02-12T14:41:00.002+01:00</published><updated>2011-04-26T13:11:09.752+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conseils Thèse'/><title type='text'>Advice...</title><content type='html'>&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/5QMbPWh6Ohk" title="YouTube video player" width="440"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et aux macroéconomistes par &lt;a href="http://www.cepr.org/pubs/PolicyInsights/PolicyInsight53.pdf"&gt;Axel Leijonhufvud&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-1006250339080753670?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/1006250339080753670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/02/advice.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1006250339080753670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1006250339080753670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/02/advice.html' title='Advice...'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/5QMbPWh6Ohk/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-5928454253258975719</id><published>2011-02-05T01:43:00.002+01:00</published><updated>2011-02-23T13:05:26.835+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Migration'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorique'/><title type='text'>Altruistes ou calculateurs? Le cas de transferts intra-ménages</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4VMtbAdhI/AAAAAAAAAGg/FQwLxjipVw4/s1600/altruisme-insectes-sociaux-Guepe_Pep-per-CC-by-sa.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4VMtbAdhI/AAAAAAAAAGg/FQwLxjipVw4/s200/altruisme-insectes-sociaux-Guepe_Pep-per-CC-by-sa.jpg" width="180" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Qu'est ce qui pousse un individu à envoyer des fonds à sa famille, alors qu'il supporte le coût lié à sa migration? Est-ce de l'altruisme pur ou attend-il en retour une reconnaissance familiale et sociale? Les comportements de transferts s'expliquent-ils par une stratégie bien définie du migrant ou par un pouvoir de négociation au sein de la famille?&amp;nbsp; Quel est le rôle des normes sociales dans cette prise de décision? Comment peut-on modéliser le comportement d'un migrant représentatif en considérant qu'altruisme, intérêt individuel, pressions sociales et contrats implicites interagissent dans sa prise de décision? &lt;br /&gt;
Une analyse microéconomique des transferts est très importante, notamment pour les pays en développement (PED): Pourquoi?&lt;br /&gt;
Tout d'abord, les mouvements migratoires sont un phénomène qui touche massivement les pays en développement, qu'il s'agisse des flux migratoires internes (des campagnes vers les villes principalement) ou des migrations au delà des frontières vers des pays plus développés. En outre, les transferts financiers&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;révèlent un enjeu d'autant plus important que le pays d'origine est sous développé car il se caractérise par des revenus initiaux faibles, des inégalités économiques très fortes et une volatilité des revenus (Rapoport et Docquier, 2006) :de ce fait les transferts privés en agissant sur ces trois spécificités ont des effets considérables sur les PED et méritent donc un intérêt tout particulier&lt;br /&gt;
Enfin, les défaillances du marché des crédits et des systèmes d'assurances incitent d'autant plus les individus à se substituer aux institutions bancaires et financières, à travers des contrats familiaux souvent implicites. Il s'agit encore là d'un élément justifiant l'importance des transferts dans les pays en développement, principalement touchés par ces défaillances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans aborder tous les modèles théoriques qui ont été développés, on peux présenter certains motifs avancés dans la littérature pour expliquer le comportement microéconomique de transfert. &lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;b&gt;I. Une formulation sans commune mesure: Altruisme ou Égoïsme pur?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Depuis Becker (1974) on modélise le comportement économique altruiste via une fonction d'utilité qui dépend non seulement de la consommation du migrant mais aussi de la consommation de ses proches. On distingue l'altruisme unilatéral lorsque seul le migrant cherche à satisfaire l'utilité des autres membres de la famille et altruisme bilatéral ou réciproque lorsque sa famille cherche également à maximiser l'utilité du migrant. La probabilité de transfert dépend alors du revenu du migrant, de son degré d'altruisme et du niveau de revenu des autres membres du ménage. De manière assez simple, en reprenant les notations utilisées par Rapoport et Docquier (2006), on considère un individu migrant noté (m), un ménage bénéficiaire des fonds versés (h), qui maximise une fonction d'utilité U,avec un revenu initial R, une consommation C et un montant transféré T. La formulation très simple de l'utilité qui va suivre est inspirée de Stark(1985) qui présentait un modèle d'altruisme pur unilatéral/ou réciproque: &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4OgdVyywI/AAAAAAAAAF8/SZXGtP7w64Q/s1600/pic1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="83" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4OgdVyywI/AAAAAAAAAF8/SZXGtP7w64Q/s400/pic1.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4P4zE3GXI/AAAAAAAAAGE/FvpgbuIb3bA/s1600/pic2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="44" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4P4zE3GXI/AAAAAAAAAGE/FvpgbuIb3bA/s200/pic2.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;soit&lt;b&gt; &lt;/b&gt;le degré d'altuisme du migrant et ménage bénéficiaire (réciprocité dans l'altruisme) &lt;br /&gt;
&amp;nbsp;Vi(Ci) une fonction positive et concave de la consommation. On supposera que Vi(Ci)=Vi(Ri-T), ce qui nous permet de récrire la fonction d'utilité du migrant:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4PweRV2fI/AAAAAAAAAGA/VMBQTMCmws8/s1600/pic3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="87" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4PweRV2fI/AAAAAAAAAGA/VMBQTMCmws8/s400/pic3.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
En maximisant cette dernière fonction, on obtient le montant de transferts T* qui maximise l'utilité jointe du migrant et son ménage d'origine. On obtient: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4QioXbgiI/AAAAAAAAAGI/jDxrmcxbnG8/s1600/pic4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="88" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4QioXbgiI/AAAAAAAAAGI/jDxrmcxbnG8/s400/pic4.jpg" width="400" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
Donc, le transfert optimal dépend positivement du revenu et du degré d'altruisme du migrant et négativement des revenus du bénéficiaire. Dans ce contexte d'altruisme pur, on peut ajouter que si le revenu initial augmente d'une unité, le transfert optimal augmente proportionnellement d'une unité :&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4Q46pp1_I/AAAAAAAAAGM/LTskqh-EAF0/s1600/pic5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="70" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4Q46pp1_I/AAAAAAAAAGM/LTskqh-EAF0/s200/pic5.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
Cette dernière hypothèse très restrictive nous oblige rapidement à relâcher la théorie de l'altruisme pur. En effet, comme le souligne Funkhouser (1995), les études empiriques contredisent cette proportionnalité parfaite entre variation du revenu du migrant et transferts versés.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
Il est une théorie totalement opposée qui vise à&lt;b&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;modéliser le comportement de transfert comme un échange&lt;/i&gt;, visant donc à servir l'intéret personnel du migrant. Ainsi, en versant des fonds à ses proches le migrant cherche à acquérir des services en retour (les membres restés sur place doivent s'occuper de ses ainés et de ses enfants, ou gérer son patrimoine...etc). Cette configuration des transferts est avancée par &lt;i&gt;Cox (1987) Cox, Eiser et &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Jimenez (1998)&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Rapoport et Docquier (2006).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
Supposons que les transferts versés visent à acheter un niveau de service rendu X, les fonctions d'utilité deviennent alors fonction des niveaux de consommations et des services rendus dans le pays d'origine&lt;br /&gt;
Vi(Ci,X) avec i=m,h.&lt;br /&gt;
Comme le soulignent R et D (2006), on admet que les membres restés sur place accepteront l'échange du moment que le transfert compense le cout du service rendu, souvent estimé en cout d'opportunité:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4RehEr0_I/AAAAAAAAAGQ/oAcBkktRCjE/s1600/pic6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="51" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4RehEr0_I/AAAAAAAAAGQ/oAcBkktRCjE/s200/pic6.jpg" width="200" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
Ainsi en dérivant la fonction d'utilité par le revenu initial et le niveau de service rendu par le ménage bénéficiaire du transfert, on montre que les transferts augmentent avec le niveau de service rendu mais réagissent de manière ambiguë à une hausse du revenu du ménage resté sur place. C'est l'apport de ces développements théoriques amorcés par &lt;i&gt;Cox (1987)&lt;/i&gt; : sous certaines conditions, une hausse du revenu des bénéficiaires peut engendrer une augmentation des transferts versés par le migrant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise d'illustration &lt;i&gt;Cox (1987)&lt;/i&gt; prenait le cas des transferts inter-générationnels et montrait une relation positive entre les transferts versés par les parents et le revenu de l'enfant: plus son revenu augmente, plus son utilité marginale de consommation diminue et donc plus il exige des transferts de fonds élevés pour compenser le cout du service rendu à ses parents. Cette relation dépend finalement du &lt;i&gt;&lt;b&gt;pouvoir de négociation&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; de chacune des deux parties. Dans cette logique, une hausse du revenu de l'individu bénéficiaire ou une hausse des transferts publics tend à augmenter le pouvoir de négociation de la personne en question, qui peut exiger un montant plus élevé de transferts de la part du migrant pour un niveau de service donné. On réconcilie ici la théorie avec un fait stylisé déjà rencontré: la hausse des transferts publics n'entraîne pas mécaniquement de baisse des transferts privés (crowding out), car si l'on considère des agents partiellement altruistes, le pouvoir de négociation du bénéficiaire augmente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;II. Un comportement stratégique d'optimisation du revenu&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette notion de comportement stratégique, relevant de la théorie des jeux est avancée par Stark (1985)et&amp;nbsp; Stark et Wang (2002) . Le transfert à un objectif simple: il peut permettre au migrant d'augmenter son revenu actuel perçu en région d'accueil. Lorsque les migrants nouvellement arrivés présentent des niveaux de formation et de compétences hétérogènes, l'employeur juge de la productivité individuelle d'un employé à travers la productivité moyenne de son groupe d'appartenance. Ainsi, le migrant est incité à verser des fonds à ses proches non qualifiés afin qu'ils ne soient pas tentés de migrer à leur tour et ainsi diminuer la productivité moyenne du groupe. Cette théorie repose sur des hypothèses fortement restrictives, supposant que la productivité individuelle ne soit pas mesurable à court terme et que l'employeur possède une vision d'ensemble sur la productivité moyenne du groupe (Rapoport et Docquier 1998 parle de connaissances en "anthropologie pré-requises",). Stark aboutit à la conclusion que seul les qualifiés devraient trouver un avantage à migrer. Stark et Wang (2002) relèvent la première hypothèse et suppose que l'employeur peut rapidement constater la productivité individuelle du migrant. Dans ce cadre, le migrant qualifié cherche à optimiser son revenu en supposant que plus il y aura de non-qualifiés sur le marché du travail, plus sa propre rémunération en sera relevée. Ainsi, les transferts permettent de financer le cout de migration des proches non qualifiés qui arriveront sur le même marché du travail et mettront en évidence la plus haute qualification du migrant de 1ère vague.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfWvdTA2rI/AAAAAAAAAGk/UTGoVHZzs5M/s1600/pic10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
De manière plus formelle, on pose m et h des migrants potentiels avec m qui est plus qualifié. Soit pi la part de productivité de h en termes de productivité 
de m. Si les deux restent dans la région d'origine, les rémunérations 
sont claires: m gagne Rh et h gagne :&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfW9Ejt4JI/AAAAAAAAAGo/AcdqQvOc6fw/s1600/pic11.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfW9Ejt4JI/AAAAAAAAAGo/AcdqQvOc6fw/s1600/pic11.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'individu m migre seul, le migrant perçoit une rémunération équivalente à son produit marginal, soit Rm, mais s'il est rejoint par h, alors sa rémunération baisse au niveau de la productivité moyenne des deux migrants:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfXTxv2H8I/AAAAAAAAAGs/PzeegCG6HZg/s1600/pic12.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfXTxv2H8I/AAAAAAAAAGs/PzeegCG6HZg/s1600/pic12.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Si des transferts de fonds stratégiques interviennent de sorte que l'individu non qualifié h perçoivent un revenu au moins équivalent à celui qu'il aurait obtenu s'il migrait:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyNxO5P4lI/AAAAAAAAAHc/kRSejBrzVC0/s1600/pic22.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyNxO5P4lI/AAAAAAAAAHc/kRSejBrzVC0/s1600/pic22.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&amp;nbsp;et que le migrant ne voit pas son revenu diminuer par son revenu:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyOIbj25qI/AAAAAAAAAHg/LjgZ8tM5V8E/s1600/PIC23.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyOIbj25qI/AAAAAAAAAHg/LjgZ8tM5V8E/s1600/PIC23.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&amp;nbsp;alors les transferts incitent les non qualifiés à rester dans leur région d'origine et le migrant peut optimiser son revenu.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Selon Stark, cette approche des transferts stratégiques permet de remettre en question certaines études qui surestiment la part d'altruisme dans l'explication des transferts. En effet, les prédictions de ce type de modèle sont très proches de celles obtenues dans le cadre d'un migrant altruiste, mais les motifs sous-jacents ne sont pas les mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Et si plutôt que de considérer le migrant comme un altruiste pur ou un fin stratège, qui prend seul sa décision, on envisage qu'interactions sociales et familiales l'influencent dans sa prise de décision?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;&lt;b&gt;Interactions Familiales et sociales dans la décision de l'individu &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;I. Assurance et hasard Moral.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Les pays en développement sont particulièrement concernés par la volatilité de leurs revenus, intrinsèquement liés à leur dépendance vis-à-vis de l'agriculture et aux déficiences des systèmes de mutualisation des risques. En effet, &lt;i&gt;en l'absence de marché du crédit et de l'assurance&lt;/i&gt;, les pays pauvres deviennent plus vulnérables aux chocs de prix et donc de revenus et peuvent trouver dans les flux migratoires et les transferts financiers, un moyen de mutualiser les risques. Ainsi, comme le soulignent plusieurs études, il est possible d'observer des arrangements de familles (contrats implicites) visant à envoyer certains membres en zone urbaine ou à l'étranger afin de mutualiser le risque agricole et prétendre à une ré-allocation des ressources potentielles (Stark and Levhari, 1982, Rozenzweig,1988, Lambert, 1994).&lt;br /&gt;
On étudie un ménage à deux périodes successives, composé de deux individus h et m qui reçoivent un revenu initial R₀, qui en seconde période peut varier de manière aléatoire, atteignant R1min avec une probabilité p et R1max avec une probabilité p-1. Le revenu rural est donc volatile et aléatoire. Les deux agents ont la même fonction d'utilité, car l'incertitude liée aux revenus agricoles touchent tout le monde de la même manière.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfjY89gF1I/AAAAAAAAAG8/UQ0eMWkpvAk/s1600/pic15.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="86" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfjY89gF1I/AAAAAAAAAG8/UQ0eMWkpvAk/s400/pic15.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Un des deux individus décide de migrer en seconde période afin d'obtenir un revenu stable. Le cout de la migration ne pouvant être supporté par une seule personne doit pas être inférieur au revenu initial joint du ménage (Ro&lt;c&gt;&amp;lt;2Ro). La charge du cout de la migration étant supporté par les deux, une répartition des couts doit être décidée dès la première période, tenant compte de la volatilité du revenu en seconde période. Rapoport et Docquier formalise ce contrat familial implicite comme suit: &lt;/c&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfjr3T0aJI/AAAAAAAAAHA/S6Ga9VFKuuE/s1600/pic16.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="44" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfjr3T0aJI/AAAAAAAAAHA/S6Ga9VFKuuE/s320/pic16.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&amp;nbsp;où&amp;nbsp; delta est la part du cout de migration (c) supporté par le migrant lui-même, Tp et T1-p sont les transferts selon que la prospérité de la période, lambda est le "poids familial" de l'individu qui ne migre pas (son pouvoir de négociation) et Vh son niveau d'utilité donné en première période. Ainsi, le contrat implicite prévoit que l'utilité jointe des deux individus doit être maximisée sous contrainte de financement du cout migratoire et du contexte économique durant la prise de décision. &lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les deux fonctions d'utilité à maximiser peuvent s'écrire:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfkEYSdxxI/AAAAAAAAAHE/02nKHs4kt2k/s1600/pic17.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="43" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUfkEYSdxxI/AAAAAAAAAHE/02nKHs4kt2k/s400/pic17.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Cette théorie de l'assurance donne des prédictions très proches de la théorie du migrant altruiste. Néanmoins, les horizons temporels sont différents, car dans ce cadre théorique, la décision de transfert est séquentielle dans le temps et les effets temporels ne sont pas les mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;II. Investissement et défaillances du marché du crédit &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Lucas et Stark (1985) étudient le comportement de l'individu dans le cadre du Botswana, en développant une modélisation qu'ils nomment "altruisme tempéré" ou "égoïsme éclairé" mettant en évidence le dualisme du comportement humain. Très simplement, on considère que les transferts sont un arrangement contractuel convenu par le migrant et sa famille d'origine, contrat inter-temporel et réciproque. Les migrants de zone urbaine sont souvent plus éduqués et mieux formés que les membres de la famille restés en campagne. Or le cout initial d'éducation et le cout de la migration est souvent supporté par la famille, et justifie de fait en partie les transferts futurs du migrant: il s'agit d'un remboursement de prêt à intérêt (Cox&amp;amp; Jimenez 1992, Cox, Eser &amp;amp; Jimenez 1998, Ilahi &amp;amp; Jafarey 1999). Le migrant pallie ainsi l'absence de marché du crédit et la famille investit dans l'éducation d'un de ces membres afin d'obtenir une rente future. C'est bien un arbitrage inter-temporel où chaque partie du contrat maximise sa propre utilité mais dans lequel des normes sociales et inter-générationnelles viennent interférer le choix. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;III. Pouvoir de négociation et volume des transferts&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Aisa, Andaluz et Larramona (2011) ont développé un modèle de négociation qui vise à expliquer les volumes transférés par un jeu de négociation entre le migrant et sa famille. La conséquence la plus directe de ce type de modèle est la mise en évidence d'une relation non monotone entre les revenus des deux 'parties' et le montant des transferts. Déjà Cox et al. (1998) avait introduit cette notion importante de pouvoir de négociation entre les générations. Ce type de modélisation nécessite de définir le déterminant des pouvoirs de négociations des membres d'une famille: il s'agit principalement d'une menace latente "Threat Point", comme une menace de divorce ou de rupture du contrat implicite entre les deux parties.Les auteurs choisissent un environnement coopératif et une solution de Nash pour caractériser leur modèle de négociation. Donc les volumes de transferts déterminés par la maximisation de l'utilité sont efficients au sens de Pareto.&lt;br /&gt;
Le programme d'optimisation du modèle s'écrit tel que le migrant (m) doive tenir compte de l'utilité de sa famille (h), ayant une part d'altruisme dans sa décision, sous contraintes des budgets de h et m:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyHySTdGmI/AAAAAAAAAHM/sKkr_V2uygA/s1600/pic18.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="112" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyHySTdGmI/AAAAAAAAAHM/sKkr_V2uygA/s320/pic18.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;avec Q le niveau de service familial rendu par les non-migrants, qui leur coûte pQ et&amp;nbsp; le degré d'altruisme. Finalement, après résolution du programme déterminant les niveaux optimaux de Q* le service rendu et Cm* et Ch* les consommations optimales,la solution optimale pour le montant transféré T* s'écrit:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyIL4OUVVI/AAAAAAAAAHQ/kEJsOMMkMd0/s1600/pic19.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="53" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyIL4OUVVI/AAAAAAAAAHQ/kEJsOMMkMd0/s320/pic19.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
soit le volume de transferts associé à la situation efficace au sens de Pareto. A ce niveau, aucun pouvoir de négociation est encore intégré. En effet, l'étape préalable selon les auteurs, est de définir le point critique ou le statu quo du processus de négociation. Dans la littérature, il est souvent admis que le divorce ou la rupture du contrat familial représente la menace (solution non coopérative) qui permet de déterminer les pouvoirs de négociation et la répartition du bien-être entre le migrant et sa famille. Dans leur modèle, les auteurs supposent que ce point&amp;nbsp; est caractérisé par l'absence totale d'altruisme (bêta=0), aucun transfert n'est versé et chacun maximise sa propre utilité. soit la solution non coopérative. Ainsi, durant le processus de négociation, la solution de Nash en Équilibre Général est obtenue par la maximisation suivante:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyJMvhZApI/AAAAAAAAAHU/jhx6AVsvpo4/s1600/pic20.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="56" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyJMvhZApI/AAAAAAAAAHU/jhx6AVsvpo4/s320/pic20.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
avec thêta ∈[0,1] le pouvoir de négociation du migrant et (1-thêta) celui de sa famille, paramètres exogènes dans le modèle (De Haas, 2007). Ainsi, une fois les conditions de premier ordre déterminées, les niveaux d'utilité optimisés, les auteurs obtiennent le montant de transfert T* qui optimise cette utilité, dans le cadre d'un processus de négociation.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyJszFV5dI/AAAAAAAAAHY/9YSWa9bnBi0/s1600/pic21.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TUyJszFV5dI/AAAAAAAAAHY/9YSWa9bnBi0/s1600/pic21.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Ce résultat conforte l'idée que plus le migrant a un pouvoir de négociation élevé, moins les volumes transférés sont importants. A l'inverse, les relations entre degré d'altruisme, revenu du migrant et transferts sont plus ambiguës, le signe des dérivées dépendant justement du pouvoir de négociation , mais aussi des niveaux d'utilité en situation non coopérative. Les auteurs montrent finalement que la relation entre revenu du migrant et transferts est une fonction non monotone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;IV. Modèles mixtes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&amp;nbsp; Des auteurs ont cherché à modéliser le comportement de transfert de manière moins catégorique, en mêlant les incitations vues jusqu'à présent. Par exemple, on peut considérer que les contrats implicites familiaux vont répondre à la fois à un motif d'investissement (et donc de prêt à intérêt) et un motif d'assurance et de diversification du risque. Les notions même d'altruisme et d'égoïsme s'entremêlent automatiquement sous l'influence des normes sociales et de l'attention qu'on porte aux traits caractéristiques de la société d'origine.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les contrats familiaux qu'ils soient implicites ou non, sont souvent l'objet de décisions stratégiques individuelles qui modifient les motivations originales du transferts. Ainsi, Chami, Fullenkamp &amp;amp; Jahjah, 2005 et Naiditch &amp;amp; Vranceanu, 2009 montrent que le fait de migrer entraîne mécaniquement une asymétrie d'information qui pousse migrant ou famille à jouer d'une position dominante pour influencer la décision de transfert. Naiditch &amp;amp; Vranceanu, 2009 ont élaboré un modèle original dit de signalisation, qui consiste à supposer qu'en situation d'asymétrie d'information, le migrant utilise les montants transférés pour signaler une réussite sociale à sa famille, qui ne dispose pas de l'information pour en juger. Ainsi, les transferts ne sont plus une fonction monotone du revenu du migrant, puisqu'en situation précaire, voulant s'assurer un statut social élevé dans sa région d'appartenance, il contractera son revenu disponible pour envoyer des transferts élevés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Biblio&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;- &lt;/b&gt;Aisa, Andaluz et Larramona (2011) How does bargaining power affects remittances? Economic Modelling&lt;b&gt;, &lt;/b&gt;January- March 2011&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
- Becker, Gary S. 1974. A Theory of Social Interactions. Journal of Political Economy, 82, 6, pp. 1063-1093. &lt;br /&gt;
- Chami, R., C. Fullenkamp and S. Jahjah (2003): Are immigrant remittance flows a source of capital for development, IMF Working No 03/89.&lt;br /&gt;
- Cox, D. (1987): Motives for private transfers, Journal of Political Economy, 95(3): 508-46.&lt;br /&gt;
- Cox, D. and E. Jimenez (1992): Social security and private transfers in a developing country: the case of Peru, World Bank Economic Review, 6(1): 155-69.&lt;br /&gt;
- Cox, D., Z. Eser and E. Jimenez (1998): Motives for private transfers over the life cycle: An analytical framework and evidence for Peru, Journal of Development Economics, 55: 57-80.&lt;br /&gt;
- de Haas, Hein. 2006. Migration, Remittances and Regional Development in Southern Morocco. Geoforum, 37, pp. 565 580. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Docquier, F. and H. Rapoport (1998): Are migrant minorities strategically self-selected?, Journal of Population Economics, 11: 579-88.&lt;br /&gt;
- Docquier, F. and H. Rapoport (2006): The Economics of migrants' remittances&lt;br /&gt;
- Foster, A.D. and M.R. Rosenzweig (2001): Imperfect commitment, altruism, and the family: evidence from transfer behavior in low-income rural areas, Review of Economics and Statistics, LXXXIII (3): 389-407.&lt;br /&gt;
- Funkhouser, E. (1995): Remittances from international migration: a comparison of El Salvador and Nicaragua, Review of Economics and Statistics, 77, 1: 137-46.&lt;br /&gt;
- Ilahi, N. and S. Jafarey (1999): Guestworker migration, remittances and the extended family: evidence from Pakistan, Journal of Development Economics, 58: 485-512. &lt;br /&gt;
- Lambert, S. (1994): La migration comme instrument de diversification intrafamiliale des risques. Application au cas de la Cote d’Ivoire, Revue d’Economie du Développement, 02: 3-38.&lt;br /&gt;
- Lucas, R.E.B. (1987): Emigration to South Africa’s mines, American Economic Review, 77, 3: 313-30.&lt;br /&gt;
- Lucas, R.E.B. (1997): Internal migration in developing countries, in M.R. Rosenzweig and O.Stark, eds.: Handbook of Family and Population Economics, Amsterdam, North Holland. Chapter 13, Vol. 1.B, pp. 721-98.&lt;br /&gt;
- Lucas, R.E.B. and O. Stark (1985): Motivations to remit: Evidence from Botswana, Journal of Political Economy, 93, 5: 901-18.&lt;br /&gt;
Naiditch, Claire &amp;amp; Vranceanu, Radu, 2009.Remittances as a social status signaling device, DR 09015, ESSEC Research Center, ESSEC Business School &lt;br /&gt;
- Rosenzweig, M.R. (1988a): Risk, implicit contracts and the family in rural areas of low income countries, Economic Journal, 393: 1148-70. &lt;br /&gt;
- Stark, O. and D. Levhari (1982): On migration and risk in LDCs, Economic Development and Cultural Change, 31: 191-6 &lt;br /&gt;
- Stark. Oded, et Wang. 2002. Migration Dynamics. Economic Letters, 76, pp. 159-164&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-5928454253258975719?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/5928454253258975719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/02/altruistes-ou-calculateurs-le-cas-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5928454253258975719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5928454253258975719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/02/altruistes-ou-calculateurs-le-cas-de.html' title='Altruistes ou calculateurs? Le cas de transferts intra-ménages'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TT4VMtbAdhI/AAAAAAAAAGg/FQwLxjipVw4/s72-c/altruisme-insectes-sociaux-Guepe_Pep-per-CC-by-sa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-8817557076754681326</id><published>2011-01-25T10:26:00.002+01:00</published><updated>2011-02-14T18:15:23.856+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>Inquiétante montée des prix agricoles</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
Les prix agricoles atteignent à nouveau des sommets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TToQD_RQvaI/AAAAAAAAAOE/koBXA3o6Krw/s1600/home_graph_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TToQD_RQvaI/AAAAAAAAAOE/koBXA3o6Krw/s1600/home_graph_1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
En 2007-2008 la situation avait déjà été extrême, avec des augmentations allant jusqu'à 130% sur le blé et des augmentations moindres sur les autres produits agricoles, mais tout de même énormes pour&amp;nbsp;ceux qui vivent avec quelques dollars par jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TToQT7xuHwI/AAAAAAAAAOI/jUnmih9UnEg/s1600/_45111690_wheat_corn_growth_466gr.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="127" s5="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TToQT7xuHwI/AAAAAAAAAOI/jUnmih9UnEg/s320/_45111690_wheat_corn_growth_466gr.gif" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
Car évidemment ce sont&amp;nbsp;les plus pauvres qui sont&amp;nbsp;le plus durement touchés, d'autant plus qu'ils consacrent une part&amp;nbsp;majeure de leur budget aux produits agricoles.&lt;br /&gt;
Cette situation avait entrainé des émeutes de la faim un peu partout dans le monde, et ce scénario&amp;nbsp;risque&amp;nbsp;de&amp;nbsp;se répéter...&lt;br /&gt;
Par le passé, les pays ont&amp;nbsp;érigé des barrirères&amp;nbsp;commerciales (taxes)&amp;nbsp;pour que les exports soient redirigées vers le marché local, d'où plus d'offre et donc&amp;nbsp;des prix plus bas. Le consommateur urbain&amp;nbsp;est évidemment le gagnant de cette politique mais&amp;nbsp;le producteur rural&amp;nbsp;y perd (il&amp;nbsp;pourrait vendre plus cher à l'export). L'année suivante, la probabilité pour que ce producteur améliore sa technique et investisse est plus faible ; donc sur le&amp;nbsp;moyen terme le problème d'un manque de production n'est pas résolu car le "signal prix"&amp;nbsp;a été brisé. &lt;br /&gt;
Il est évident qu'il faut trouver une solution, le protectionnisme n'en est pas une. &lt;br /&gt;
D'autant plus que ces politiques ont des effets très asymétriques... Lorsque l'Inde décide de limiter ses exports de riz elle contrôle le prix sur son marché local car elle&amp;nbsp;en produit beaucoup mais ceci signifit aussi qu'une partie massive de l'offre&amp;nbsp;disparait du marché global, d'où une explosion du&amp;nbsp;cours mondial qui affecte durement les petits pays importateurs.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui ces politiques&amp;nbsp;non coopératives&amp;nbsp;sont&amp;nbsp;encore à la mode&amp;nbsp;et l'on peut craindre qu'elles le resteront pour des raisons de politique interne, il&amp;nbsp;est donc urgent de&amp;nbsp;trouver une autre&amp;nbsp;solution pour que les prix agricoles soit moins élevés et moins instables.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-8817557076754681326?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/8817557076754681326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/01/inquietante-montee-des-prix-agricoles.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8817557076754681326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8817557076754681326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/01/inquietante-montee-des-prix-agricoles.html' title='Inquiétante montée des prix agricoles'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TToQD_RQvaI/AAAAAAAAAOE/koBXA3o6Krw/s72-c/home_graph_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-4463692297036179622</id><published>2011-01-21T00:20:00.003+01:00</published><updated>2011-02-14T18:16:14.974+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorique'/><title type='text'>Coûts iceberg, touchés mais (pas encore) coulés!</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi8cJ6AyoI/AAAAAAAAAOA/a_HdrWf_M_U/s1600/iceberg.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" s5="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi8cJ6AyoI/AAAAAAAAAOA/a_HdrWf_M_U/s200/iceberg.jpg" width="146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
En économie internationale et spatiale il y a une hypothèse bien pratique qui consiste à dire que seule une fraction du bien exporté arrive à destination en raison des coûts commerciaux.&lt;br /&gt;
L'idée originale revient à von Thunen. Il donnait l'exemple d'une charrue d'avoine tirée par un cheval sur un long trajet durant lequel l'exportateur puisait dans la marchandise exportée pour nourrir son canasson.&lt;br /&gt;
Samuelson, en pilleur de génie, a repris l'idée et a changé l'image, une partie de l'iceberg fond durant son voyage, cette partie ce sont les coûts iceberg.&lt;br /&gt;
Schématiquement, le prix d'un bien qui passe une frontière ressemble à une marche d'escalier, plus ou moins grande suivant le coût iceberg. &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Si le prix de la production locale i coûte pi, alors le prix de livraison en j sera t*pi.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTX_3-XlJ-I/AAAAAAAAANo/6_xy1pX9sBg/s1600/iceberg.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" n4="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTX_3-XlJ-I/AAAAAAAAANo/6_xy1pX9sBg/s320/iceberg.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Si cette hypothèse n'a que peu subit les assauts des chercheurs c'est sans doute pour des raisons pratiques comme en témoigne Paul Krugman:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="color: #990000;"&gt;"The major justification for the iceberg assumption is not observational or empirical but analytical, in that it is a `technical trick' employed for reasons of `modeling convenience', thereby avoiding [...] the need to model an additional industry' (Krugman 1998, 165)."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts iceberg ont ainsi été introduits dans les année 80 pour ne pas brouiller les cartes, à l'époque il fallait comprendre le commerce international en concurrence imparfaite, distiinguer les effets des modèles à rendements croissants et concurrence monopolistique de ceux obtenus en concurrence...bref cette modélisation était une stratégie de recherche qui permettait de regarder ailleurs (il y a eu tout de même des modélisations&amp;nbsp;intégrant une&amp;nbsp;industrie des transports en éco inter, voir notamment Falvey (1976)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais depuis quelques temps cette hypothèse est relevée et elle a de bonne raison de l'être car si elle est acceptable comme un équivalent ad-valorem pour les firmes évoluant sur un marché concurrentiel, l'équivalence disparait dans les modèles en concurrence monopolistique* et devient intenable si l'on songe aux coûts de transport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est à noter que de nombreux auteurs parlent des coûts iceberg comme incluant les coûts de transports. Or pour inclure les transports, il faut au moins intégrer la distance. Tournons nous vers Fujita et al. (1999) pour comprendre comment relier (ou pas) les coûts iceberg à la distance. Selon ces auteurs si la valeur d'un bien produit localement est Vi alors la valeur livrée, noté Vd, est&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 11pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;span style="position: relative; top: 2.5pt;"&gt;&lt;shapetype coordsize="21600,21600" filled="f" id="_x0000_t75" o:preferrelative="t" o:spt="75" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" stroked="f"&gt;&amp;nbsp;&lt;/shapetype&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi4K8VpV_I/AAAAAAAAANw/JgqBZsuhipo/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi4K8VpV_I/AAAAAAAAANw/JgqBZsuhipo/s1600/Sans+titre.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
où&amp;nbsp;tij représente la partie perdue en route et dij la distance, ceci implique que l'élasticité-distance de la valeur livrée diminue de façon constante, kilomètres après kilomètres:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi4raXfNyI/AAAAAAAAAN0/BTeB9m41VE0/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi4raXfNyI/AAAAAAAAAN0/BTeB9m41VE0/s1600/Sans+titre.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en raison de cette constance que Grossman qualifit les coûts iceberg de technologie pour "transporter des tomates"... et même pour ces biens périssables on peut douter que la diminution de valeur soit constante. On sait notamment que les firmes n'ont pas le même comportement lorsque l'espace est introduit: certaines exportent vers les marchés lointains des produits de meilleures qualités que ceux qu'elles vendent localement (Alchian et Allen (1964)).&lt;br /&gt;
Implicitement (notamment dans les articles théoriques), il est parfois considéré que les coûts commerciaux iceberg sont une fonction monotone des coûts de transports. Or la relation peut être non monotone. Une baisse des transport peut certes entrainer une augmentation de la valeur du bien exporté mais dans un second temps cette baisse peut permettre aux exportateurs d'investir dans des biens de plus grande qualité pour lesquels les coûts commerciaux peuvent être plus élevés, d'où une courbe en cloche liant coûts commerciaux et de transport (Duranton et Storper (2008)). Je ne détaillerais pas ici les recherches qui tentent d'expliquer le surprenant résultat que la distance a une place de plus en plus importante dans nos sociétés et je renvois à &lt;a href="http://mpra.ub.uni-muenchen.de/27502/1/MPRA_paper_27502.pdf"&gt;Belgodère et Noblet&lt;/a&gt; (2010) pour une synthèse précédant leur explication du puzzle reliant coûts de coordination et spécialization.&lt;br /&gt;
Mais ce n'est pas tout, McCann (2005) et Fingleton et McCann (2007) nous invitent à regarder de plus près ces coûts iceberg en étudiant les prix d'origine et d'arrivée. Soit &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi7c7fIWcI/AAAAAAAAAN4/f9YmDOI1EAk/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi7c7fIWcI/AAAAAAAAAN4/f9YmDOI1EAk/s1600/Sans+titre.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
dont les dérivés première et seconde nous indiquent facilement que le prix délivré est une fonction convexe de la distance. C'est là une hypothèse forte pour les économistes des transports qui montrent qu'il existe des économies d'échelle et de distance dans les transports, du moins dans certaines industries, la relation peut donc être concave. Pour éviter le fait que la partie perdue du bien soit constante avec la distance et introduire des économies d'échelle, Fingleton (2005) propose d'utiliser une fonction puissance des coûts de transport Tij:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi72YIf_0I/AAAAAAAAAN8/CTOGXlhAoAg/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" s5="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi72YIf_0I/AAAAAAAAAN8/CTOGXlhAoAg/s1600/Sans+titre.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Avec ce type de fonction de densité, les forces d'agglomération sont exacerbées et en ce qui concerne le commerce, l'équation de gravité qui sert à l'estimer est biaisée (Rudolph (2010)). Mais ce type de fonction manque de fondements micro. De nombreux efforts sont encore nécessaires mais les analyses avec coûts commerciaux endogènes donnent déjà des résultats interressants en terme de choix de localisation et de bien être (voir Matsuyama (2007) Behrens Gaigné et Thisse (2009)). Pour conclure, je ne résiste pas au plaisir de citer l'article Behrens et Robert-Nicoud (2010):&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="color: #990000;"&gt;We believe it is time to start to seriously think about transportation in NEG. Transport costs are prices which are largely set in imperfectly competitive markets and which respond to demand and supply shocks. The recent trade collapse provides a neat illustration: the Baltic Dry Index (bdi) fell between May 20, 2008 and December 5, 2008 by a whopping 94%, and this may have been the burst of the biggest of all bubbles. Technology did not change that dramatically over such a short period, supply and demand did. [...] Maybe the iceberg will turn out not to be that bad an assumption after all, but it would be reassuring to know why and how this short-cut can be used.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En bref relever l'hypothèse iceberg devrait permettre de mieux comprendre la géographie commerciale qui n'est pas sans effet sur notre pouvoir d'achat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F. Candau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voir Cole (2009). De plus l'auteur présente un modèle à la Melitz (2003) mais avec une fonction d'utilité quasi-linéaire (pour évacuer les effets revenu) et avec une hétérognéneité des firmes qui est due aux coûts fixes et non pas aux coûts marginaux (pour davantage coller à la réalité). Ce modèle avec coûts commerciaux non réciproque (contrairement à Melitz (2003)) ouvre la voie d'une analyse des politiques commerciales stratégiques. Voir sur ce sujet l'excellent papier de Pflüger et Sudekum (2009) qui étudient les interactions stratégiques sur les subventions à l'entrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: #990000;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Alchian, Armen A., and William R. Allen (1964) University Economics (Belmont, CA: Wadsworth)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Behrens, K., C. Gaigné and J.-F. Thisse (2009) Industry location and welfare when transport costs are endogenous, Journal of Urban Economics 65, 195-208.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cole, M, 2009.The Choice of Modeling Firm Heterogeneity and Trade Restrictions. University College Dublin Centre for Economic Research.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Duranton, G., Storper, M., 2008. Rising trade costs? Agglomeration and trade with endogenous transaction costs. Canadian Journal of Economics 41 (1), 291(319).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Falvey, Rodney E. 1976. "Transport Costs in the Pure Theory of International Trade," Econ. J. 86:343, pp. 536-50.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Matsuyama, K. (2007) Beyond icebergs: Towards a theory of biased globalization, Review of Economic Studies 74, 237-253.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;McCann, Ph. (2005) Transport costs and new economic geography, Journal of Economic Geography 5, 305-318.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pflüger et Sudekum (2009) Subsidizing Firm Entry in Open Economie. IZA working paper.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Rudolph, S, 2010, The Gravity Equation with Micro-founded Trade Costs. Working Paper.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-4463692297036179622?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/4463692297036179622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/01/couts-iceberg-touche-mais-pas-encore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4463692297036179622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4463692297036179622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/01/couts-iceberg-touche-mais-pas-encore.html' title='Coûts iceberg, touchés mais (pas encore) coulés!'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TTi8cJ6AyoI/AAAAAAAAAOA/a_HdrWf_M_U/s72-c/iceberg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-8649330271172505428</id><published>2011-01-03T11:13:00.001+01:00</published><updated>2011-02-14T18:16:45.510+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Conférence Walras</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
Bonne année à tous et à toutes (et bon courage pour ceux et celles qui seront bientôt en exam, idem pour ceux qui auront à corriger les copies).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici trois vidéos d'une conférence que nous avons organisé à Pau sur les modèles d'équilibre général:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Rénato Flores, "&lt;a href="http://mediakiosque.univ-pau.fr/avc/courseaccess?id=156&amp;amp;type=flash"&gt;CGE is Dead - Long Live CGE&lt;/a&gt;?"&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Michel Juillard, "&lt;a href="http://mediakiosque.univ-pau.fr/avc/courseaccess?id=155&amp;amp;type=flash"&gt;Estimating DSGE Models with Observed Real-Time Expectation Data&lt;/a&gt;"&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bernard Decaluwe, André Lemelin, "A&lt;a href="http://mediakiosque.univ-pau.fr/avc/courseaccess?id=157&amp;amp;type=flash"&gt; Walrasian look at current account balances: CGE models with international financial assets&lt;/a&gt;".&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-8649330271172505428?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/8649330271172505428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/01/conference-walras.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8649330271172505428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8649330271172505428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2011/01/conference-walras.html' title='Conférence Walras'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-2549155758588132823</id><published>2010-12-05T13:54:00.002+01:00</published><updated>2011-02-14T18:17:08.567+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>Gravity with Gravitas (guest)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
L'article présenté dans ce post est intitulé&amp;nbsp;«Gravity with Gravitas»,&amp;nbsp;publié par Anderson et Van Wincoop&amp;nbsp;dans l'American Review Economic, il est une référence dans les recherches portant sur les déterminants du commerce&amp;nbsp;internationale (PIB, distance, frontière). Il est résumé&amp;nbsp;par François Beauchamp et Clément Dupêcher.&lt;br /&gt;
F. C&lt;/div&gt;
&lt;div align="center"&gt;
------------﻿&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Faisant parti des 6 «puzzle» mis en évidence par Obstfeld et Rogoff , les effets frontières &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;ont été démontrés initialement par McCallum en 1995. De manière empirique, il a utilisé les données commerciales sur les échanges bilatéraux de 1988 entre les provinces canadiennes et les états américains, deux pays avec des similitudes. Son étude empirique comprenait les données des 10 provinces canadiennes et de 30 états américains et d’une manière toute simple (par une régression linéaire) il voulait déterminer si des effets frontières existaient entre les deux pays. Avec cette formule,&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPkJ-5qs2NI/AAAAAAAAANM/ie8cb1t92CM/s1600/immigration%252520policy.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="58" ox="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPkJ-5qs2NI/AAAAAAAAANM/ie8cb1t92CM/s200/immigration%252520policy.bmp" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;
McCallum est arrivé à la conclusion qu’à distance égale et avec des PIB similaires, les provinces commerçaient 22 fois plus avec une autre province qu’avec un Etat. Mathématiquement, cela veut dire que la dummy "frontière" est égale à 3,09, d’où exp (3,09) = 22. Ce chiffre 22&amp;nbsp; démontre que malgré une disparition complète des frontières entre le Canada et les États-Unis, il existe une préférence marquée pour les échanges intra-provinces. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Anderson et van Wincoop sont quant à eux partis du postulat suivant : il semble y avoir effectivement un effet frontière réel. Mais, arrive-t-on à un résultat semblable si on débute par des bases théoriques ? Tout d’abord, il convient de savoir que rapidement, ils trouvent des limites au modèle de McCallum : (1) que ses résultats soient basés sur un modèle empirique (aucun fondement théorique) et (2) de par son manque de comparaisons statiques (test de robustesse). En d’autres mots, l’omission de variables ne lui permet pas d’avoir des résultats précis et que son équation l’empêche de raisonner dans un cadre en équilibre général. De plus, l’équation de McCallum ne tient pas compte de la variable de résistance multilatérale qui consiste à prendre en considération le fait qu’un pays échange de façon bilatérale avec un partenaire principal mais aussi avec plusieurs autres pays. De ce fait, il est clair que les résultats de McCallum sont surestimés. Finalement, Anderson et Van Wincoop tiennent compte dans leur modèle de l’effet «grand pays» qui permet d’expliquer l’indépendance d’un petit pays avec son partenaire principal quand des barrières protectionnismes viennent ralentir les flux sur les échanges. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le modèle élaboré par Anderson en 1979 qui se base sur les théories de fonction CES (Arrow, Solow et al, 1961) sur les préférences sera le point de départ dans la construction de leur modèle d’équilibre général. La fonction CES est, dans la théorie du consommateur, une élasticité de substitution constante, c’est-à-dire que pour tout couple de paniers de biens, une diminution de 1% de la quantité du bien A peut être compensée par l'augmentation de c%&amp;nbsp;de la quantité du bien B, où c est une constante indépendante du couple de paniers. De plus, le modèle se base aussi sur la spécialisation régionale et enfin, sur les distances internes mesurées par le proxy de WEI (1996) qui les évalue comme le quart de la distance entre la capitale régionale et la frontière la plus proche.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ils développent alors une méthode qui estime une équation de gravité théorique puis ils utilisent ce modèle de gravité en équilibre général calculable pour générer des comparaisons statiques à partir desquelles on peut directement calculer et comparer les effets frontières. Voyons l’équation qu’ils ont élaboré:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlGr3Az9ZI/AAAAAAAAANU/U6UyuSJwTY8/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlGr3Az9ZI/AAAAAAAAANU/U6UyuSJwTY8/s1600/Sans+titre.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Avec :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Yw qui est le PIB mondial,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Yi et Yj, PIB du pays i et j&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tij qui correspond au coût de transport pour aller de i à j,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pi et Pj qui sont les indices de prix à la consommation de i et j,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sigma&amp;nbsp;qui est l’élasticité de substitution&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Les résultats obtenus avec cette nouvelle équation sont différents de ceux obtenus par McCallum : Anderson et van Wincoop trouvent un effet frontière égal à 10,5. Cette différence avec le facteur de 22 de McCallum vient du fait qu’ils utilisent les données de 1993 au lieu de 1988 . Seulement par l’entrée en vigueur de l’ALENA (Accord de libre-échange Nord-Américain, 1989) et la diminution des barrières à l’échange, le coefficient en se basant sur l’équation de McCallum diminue à 16,4 pour les provinces canadiennes et avec les données existantes pour les Etats américain, ils arrivent à un facteur de 1,5. &lt;br /&gt;
Pour de meilleurs résultats, ils ont aussi regardé l’équation de McCallum avec l’ajout de la variable «Remotness» apparu après le papier de McCallum afin de voir si cette variable de friction peut jouer un rôle significatif. &lt;br /&gt;
L’équation :&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPkOVqFcSTI/AAAAAAAAANQ/VvKcmFowgY4/s1600/immigration%252520policy.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="110" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPkOVqFcSTI/AAAAAAAAANQ/VvKcmFowgY4/s320/immigration%252520policy.bmp" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;
Calcul du «Remotness» :&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlHx4VYtaI/AAAAAAAAANY/bLaPIUhF02o/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="73" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlHx4VYtaI/AAAAAAAAANY/bLaPIUhF02o/s200/Sans+titre.png" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;
On peut voir que la nouvelle équation tient compte de cette variable, mais cela donne des résultats mitigés et surtout avec aucun lien avec la réalité. Les résultats restent sensiblement les mêmes que les résultats de McCallum (1993). &lt;/div&gt;
Afin d’intégrer une variable tenant compte de la résistance multilatérale (joue le même rôle que la variable Remotness) qui vient expliquer les échanges avec les autres pays du partenaire principal. Les auteurs se sont concentrés sur l’effet grand pays qui on le sait peut jouer un rôle déterminant dans les flux des échanges. &lt;br /&gt;
Il en découle 3 implications :&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les barrières réduisent davantage le niveau de commerce entre les grands pays qu’entre les petits pays,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les barrières augmentent davantage le commerce interne des petits pays que le commerce interne des grands pays,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les barrières augmentent plus le ratio de commerce interne du pays 1 que le commerce entre le pays 1 et le pays 2 (avec le pays 1 qui est un petit pays et le pays 2 qui est un grand pays)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Dès lors, l’effet frontière est moindre aux États-Unis qu’au Canada car c’est un grand pays. En effet, le commerce entre États américains est vaste et spécialisé, ce qui leur permet de mieux résister à la hausse d’un tarif ou d’un effet frontière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir montré l’effet « grand pays », les auteurs modélisent le coût de transport Tij. Ils vont adopter les hypothèses développées par d’autres économistes, selon lesquelles Tij est le produit de la distance Dij (distance entre la région i et la région j) et une variable Bij prenant la valeur 1 si les régions i et j sont dans le même pays et la valeur 1 plus un tarif à la frontière si les régions i et j sont dans des pays différents. Les auteurs ne veulent pas ajouter de nouvelles variables pour rester aussi proche que possible de l’équation de McCallum et pour se focaliser sur les indices de résistance multilatérale, absents de l’analyse de McCallum. Désormais, ils peuvent comparer l’équation de gravité théorique avec celle estimée dans les études empiriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlI1jTkhYI/AAAAAAAAANc/gASbmJAuMew/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="101" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlI1jTkhYI/AAAAAAAAANc/gASbmJAuMew/s320/Sans+titre.png" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;
Pour pousser l’analyse, les auteurs ont décidé de faire 2 modèles différents&amp;nbsp;: un modèle avec 2 pays (États-Unis, Canada) et un modèle avec plusieurs pays (Etats-Unis, Canada et autres pays développés, appelés ROW pour reste du monde). &lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlJZcC1OzI/AAAAAAAAANg/l17MYQUlioc/s1600/Sans+titre.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="122" ox="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPlJZcC1OzI/AAAAAAAAANg/l17MYQUlioc/s400/Sans+titre.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
La barrière entre les États-Unis et le Canada est plus faible qu’entre les 20 pays du reste du monde. La seule barrière plus élevée que les autres est celle entre le Canada et les pays du reste du monde. Cette approche, bien que comportant des limites est vraiment robuste, les termes d’erreur étant très proches de 0, exception faite du commerce bilatéral entre le Canada et les Etats-Unis. Les effets frontières sont supérieurs dans le cas d’un commerce entre 2 pays importants : le commerce diminue plus entre les États-Unis et le reste du monde qu’entre le Canada et les reste du monde de par le fait que le Canada soit un petit pays.&lt;br /&gt;
L’effet frontière pour le Canada est dû à la combinaison de sa petite taille économique, à l’omission de certaines variables et à un bien d’endogénéité (la dummy prend la valeur 0 pour le commerce intra-provinces et 1 pour le commerce état-province alors que la résistance multilatérale est corrélée avec la distance et la dummy). Le modèle multi-pays montre que les frontières ont un effet plus important sur le commerce entre provinces canadiennes que sur le commerce entre états. Le commerce entre provinces canadiennes est 10 fois plus important qu’entre états et provinces. L’impact est moindre pour les états américains. Enfin, ils estiment que les frontières réduisent le commerce bilatéral entre les États-Unis et le Canada de 44%, de 29% le commerce entre les pays du reste du monde.&lt;br /&gt;
Ce papier montre que les équations de gravité n’avaient aucun fondement théorique. Anderson et Van Wincoop ont alors estimé une équation de gravité fondée sur une fonction CES de 1979 d’Anderson lui-même.&lt;br /&gt;
Trois résultats émergent de l’étude :&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les variables omises par McCallum entraînent une surestimation de l’effet frontière,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le commerce intra-national se substitue fortement au commerce international,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’effet frontière est plus important pour les petits pays que pour les grands pays.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Mais leur modèle comporte toutefois&amp;nbsp;quelques limites. Ils font l’hypothèse que chaque région se spécialise dans la production d’un seul bien. Or, dans la réalité, certes il existe une spécialisation internationale mais celle-ci est loin d’être aussi poussée (ce sont Haveman et Hummels qui ont montré que les biens importés ne proviennent en général que de quelques pays exportateurs, deux pays pour la majorité des biens importés). Les barrières à l’échange peuvent aussi affecter la structure de production (biens intermédiaires), ce qui n’a pas été pris en compte par Anderson et McCallum. Enfin, un paramètre joue grandement sur l’effet frontière, d’après Helliwell : les résultats de l’effet frontière sont très sensibles à la distance interne au pays. Or, Anderson et van Wincoop ont choisit une mesure arbitraire de la distance interne. &lt;br /&gt;
De nombreuses&amp;nbsp;extensions ont été apportées. Par exemple, Hillberry et Hummels discutent de l’effet frontière sur la localisation des producteurs de biens intermédiaires (théorie de Kei-Mu Yi qui analyse l’effet des tarifs sur le commerce dans le cas d’une spécialisation verticale). Une telle intégration modifierait les résultats obtenus de l’effet frontière, ce qui constitue une extension intéressante. &lt;br /&gt;
On l’a dit, malgré ses limites, ce papier constitue une avancée majeure dans l’analyse économique et permet de considérer l’effet frontière comme un fait stylisé. Le puzzle d’Obstfeld et Rogoff est (en partie) résolu en trouvant un fondement théorique à l’équation purement empirique de McCallum et en y ajoutant les variables de résistance multilatérale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Beauchamp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clément Dupêcher﻿&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-2549155758588132823?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/2549155758588132823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/12/gravity-with-gravitas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/2549155758588132823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/2549155758588132823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/12/gravity-with-gravitas.html' title='Gravity with Gravitas (guest)'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/TPkJ-5qs2NI/AAAAAAAAANM/ie8cb1t92CM/s72-c/immigration%252520policy.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-855825762794648455</id><published>2010-11-12T10:02:00.001+01:00</published><updated>2011-02-14T18:17:31.130+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>Revenu par tête et commerce (guest-blogger)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
Résumé de « &lt;a href="http://spot.colorado.edu/%7Emarkusen/w15903.pdf"&gt;Putting Per Capita Income back into Trade Theory&lt;/a&gt; », Markusen (2010).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(par Lavoix Romain, Régnacq Charles, Bastianini Bruno)&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Markusen (2010)&amp;nbsp;reprend les hypothèses de Linder afin d'améliorer la compréhension et l'estimation des échanges. Linder(1961), économiste suédois, insiste sur le rôle majeur des revenus par tête dans l'économie internationale. Il considère que des pays à niveaux de revenu similaire sont plus enclins à commercer ensemble. Ainsi, les différences de préférences entre nations représentent une entrave au commerce bilatéral. Dans ce cas de figure, la taille du marché intérieur impacte la spécialisation de la production d'un pays. Un pays va exporter des biens pour lesquels il détient un large marché intérieur.&lt;/div&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp;Sa théorie fut moins analysée par les chercheurs en Économie Internationale que les modèles d'offre. Le cadre néo-classique standard permettant des modèles plus simples et plus souples. Le modèle Hecksler-Ohlin classique considère lui la distribution des préférences comme identique et homothétique. Dans son papier, Markusen reprend les hypothèses de Linder, il souligne les points d'incohérence de la littérature et construit des explications alternatives. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En ajoutant des préférences non-homothétiques à un modèle traditionnel (HO 2 X 2 X 2), Markusen réussit à expliquer plusieurs phénomènes tel que :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&amp;nbsp;l'écart croissant des salaires&lt;/div&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
le mystère des « missing trade »&lt;/div&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
le biais domestique de la consommation&lt;/div&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
le rôle de la distribution des revenus à l'intérieur d'un pays (tout ceci en s'intéressant uniquement à l'aspect de la demande).&lt;/div&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
De plus, ajouter la concurrence imparfaite (oligopole à la Cournot) permet d'expliquer les marges et les niveaux de prix plus élevés dans un pays à haut niveau de revenu par tête. Le papier conclue avec quelques suggestions de calibrage, d'estimations et d'équations de gravité.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le modèle de l'article pose six hypothèses (le bien X est relativement intensif en capital, le bien Y en travail, le pays h est relativement mieux doté en capital, le pays f en travail, la production de X est à rendements croissants, l'offre de travail est égale au nombre de ménage, le pays h a une meilleure productivité et l'élasticité revenu de X est supérieur à 1). Ces hypothèses ne sont pas vraiment originales hormis le fait que le bien X soit considéré comme un bien supérieur. L'auteur s'appuie sur la littérature (Bergstrand 1990, Hunter 1991 et Nishioka et al. 2009) et considère le bien intensif en capital comme un bien de « luxe ». &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour modéliser les préférences non-homothétiques, Markusen utilise une fonction Stone-Geary. Cette écriture permet de formaliser un seuil de consommation, avant ce seuil l'agent consomme uniquement Y et à partir de ce seuil il commence à consommer du bien X. De fait, lorsque le revenu augmente la part du budget alloué à X augmente relativement par rapport à Y. Pour étudier l'impact du revenu par habitant, l'auteur agrège la demande marshallienne. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Premier résultat du papier : une économie en croissance peut avoir des implications différentes sur l'économie selon que la croissance est le résultat d'une hausse de productivité ou le résultat d'une accumulation de facteurs. &lt;b&gt;Une croissance par la productivité augmente le revenu par habitant et accroît la consommation de X plus que proportionnellement au revenu (Hypothèses d'élasticité revenu de X supérieure à 1)&lt;/b&gt;. Tandis qu'une croissance par l'accumulation de facteurs garde constant le revenu par habitant et donc ne modifie pas le panier par habitant. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Second résultat : l'auteur donne une explication intuitive des écarts de salaires. Si les mouvements de capitaux et des travailleurs sont libres, les travailleurs de h se déplacent en f (et le capital de f se déplace en h). Alors, dans ce cas, h devient plus abondant en capital (augmentation de la production de X) augmentant en même temps les revenus en h. &lt;b&gt;Cette augmentation des revenus implique que&amp;nbsp;les consommateurs auront plus tendance à acheter du bien X. Les écarts de salaires relatifs se creusent.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Troisième résultat : plus un pays se spécialise, plus l'écart entre le&amp;nbsp;commerce observé et estimé ("missing trade") est important. Du côté de la production, la spécialisation ne peut croître indéfiniment alors que la spécialisation de la consommation le peut. Ainsi, &lt;b&gt;les préférences homothétiques&amp;nbsp;induisent&amp;nbsp;le missing trade, prendre en compte la non-homothétie permet de corriger l'écart entre le commerce estimé et observé&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Quatrième résultat : le rôle de la répartition des revenus. Si tous les consommateurs d'un pays ont un revenu suffisant pour consommer X, la distribution des revenus n'affecte pas la demande agrégée. Le problème se pose si certains n'ont pas le revenu minimum dans le pays et peuvent acheter uniquement du bien Y. En observant des pays ayant le même revenu moyen par habitant , &lt;b&gt;la demande agrégée pour le bien de luxe peut être plus importante dans le pays avec le plus d'inégalités, car la demande du bien X augmente plus vite que le revenu&lt;/b&gt; (l'auteur cite l'exemple de Mercedes en Afrique).&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
En concurrence imparfaite (économies d'échelle, l'industrie X est en concurrence à la Cournot,libre entrée libre sortie des firmes..), lorsque les revenus augmentent en h la demande pour X augmente donnant une marge plus importante aux firmes localisées en h. Avec l'hypothèse de libre entrée cette marge est compensée par un nombre plus importants de firmes. La marge reste constante en h alors qu'elle a la tendance à se réduire en f. Ainsi, la marge relative augmente dans le pays intensif en capital.&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Dans sa dernière partie, l'auteur indique plusieurs pistes à suivre concernant le calibrage, l'estimation et les équations de gravité afin de prendre en compte le caractère non-homothétique des préférences et réhabiliter les revenus par habitants comme une des sources importantes du commerce international. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Les procédures classiques d'analyse d'équilibre général suppose les préférences homothétiques. En suivant cette méthode, les économistes utilisent (souvent) une fonction Cobb Douglas standard pour exprimer l'utilité des consommateurs. Ils observent ensuite la répartition des dépenses dans les statistiques officielles pour calibrer les paramètres de la fonction. Dans son article, l'auteur nous guide pour calibrer le modèle de manière à prendre en compte le caractère non-homothétique des préférences. Pour calibrer z (un bien rival et non excluable), il préconise d'utiliser le partage de la consommation observée dans les statistiques avec une estimation économétrique de β traditionnel. Ce calibrage permet de distinguer les mouvements de la courbe d'Engel (graphique en annexe ) entre AC et AB. L'auteur montre que les modèles standards ont tendance a négliger ces effets et à mal interpréter les effets de la croissance de la productivité. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Pour estimer le commerce, les économistes reprennent un schéma HO classique qui résume les exportations à la différence entre la production et la consommation (E = X – C). En intégrant le contenu factoriel des échanges, [A]E = [A]X – [A]C = V - sV (avec V – sV le commerce « prévu » ou estimé), les résultats les plus courants sont une surestimation des échanges (« missing trade ») . L'auteur souligne que de nombreux efforts d'ajustement ont été fait du côté de la production. Le vecteur « consommation » peut par contre bénéficier d'un meilleur ajustement. En supposant les préférences non-homothétiques, l'auteur réécrit le vecteur de consommation. Sous ces hypothèses, le bien exporté dans lequel un pays est relativement spécialisé est aussi un un bien où le pays en question est spécialisé au niveau de la consommation. Se faisant, la forte consommation du bien sur la marché intérieur atténue le niveau des exportations (baisse de « missing trade », le même raisonnement s'applique aux importations et limite les « missing trade »). &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Enfin, l'auteur note que les équations de gravité ont tendance à minoré l'impact des distributions de revenu par habitant. Si l'on considère les préférences comme homothétique, une telle approche n'est pas erronée. Mais lorsque l'on considère les préférences comme non-homothétiques, les revenus par habitant expliquent une part non négligeable du commerce entre deux pays. Ceci est d'autant plus vrai, si les biens échangés sont différenciés et possèdent une forte élasticité revenu. &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Ce texte met en perspective de nouveaux cadre de recherches. Pour ce qui nous intéresse, son apport en économie internationale et régionale est très important. Il permet des extensions sur nombre de papier, relatifs à la prévision des échanges et confrontés au cas récurrents des « missing trade ». &lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Lavoix Romain, Régnacq Charles, Bastianini Bruno&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-855825762794648455?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/855825762794648455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/11/revenu-par-tete-et-commerce-guest.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/855825762794648455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/855825762794648455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/11/revenu-par-tete-et-commerce-guest.html' title='Revenu par tête et commerce (guest-blogger)'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-8822904860303494395</id><published>2010-11-09T14:12:00.000+01:00</published><updated>2010-11-09T14:12:40.193+01:00</updated><title type='text'>1 an déjà</title><content type='html'>La semaine prochaine nous fêtons avec Elisa notre première année de Blog@geco! Ecrire sur ce blog et partager entre nous et avec vous nos lectures fut particulièrement plaisant et nous espèrons que ce plaisir durera encore longtemps. Pour le préserver, nous nous offrons un mois de vacances en laissant la place à nos étudiants du master d'économie internationale. Nos premiers Guest-Blogger se nomment Bruno BASTIANINI, Romain LAVOIX et Charles REGNACQ.&amp;nbsp;Nous posterons d'ici quelques jours&amp;nbsp;leur très bon résumé d'un important article de Markusen (2010) intitulé "Putting Per-Capita Income Back into Trade Theory". Nous comptons sur vous pour leur réserver un acceuil chaleureux! D'ici là, nous planchons sur de nouvelles lectures, histoire d'enrichir nos connaissances pour vous faire partager&amp;nbsp;de nouveaux thèmes de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F. et E.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-8822904860303494395?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/8822904860303494395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/11/1-deja.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8822904860303494395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8822904860303494395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/11/1-deja.html' title='1 an déjà'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-3133271596032142109</id><published>2010-10-25T13:53:00.002+02:00</published><updated>2011-04-26T13:11:41.495+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Evaluation Conseil National des Universités</title><content type='html'>Joli effort de&amp;nbsp;la liste « &lt;a href="https://sites.google.com/site/qrcnu05/"&gt;Pour la Qualité de la Recherche&lt;/a&gt; » de la section 05 du Conseil National des Universités&amp;nbsp;qui précise les critères d’évaluation&amp;nbsp;appliqués lors des campagnements de recrutement des maîtres de conférences (la "qualif") et les promotions des maîtres de conférences et des professeurs. &lt;br /&gt;
A noter que la liste "&lt;a href="http://pluralismeetqualite.over-blog.com/"&gt;Pluralisme et Qualité&lt;/a&gt;" offre aussi&amp;nbsp;(et depuis un bail)&amp;nbsp;bcp d'info sur les concours.&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
QQ remarques concernant l'évaluation de la recherche.&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;With&amp;nbsp;a Little Help from my Friends&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;D'après&amp;nbsp;ce que j'ai pu comprendre&amp;nbsp;(mais je peux me tromper, ne pas hésiter à poster un commentaire si je m'égare), un article publié seul et un article publié avec plusieurs&amp;nbsp;co-auteurs comptent de la même façon pour le chercheur qui est évalué. Il y a là une incitation à&amp;nbsp;partager le savoir&amp;nbsp;et à&amp;nbsp;diviser les tâches qui est totalement louable. Mais le traitement est injuste pour ceux qui bossent&amp;nbsp;seuls&amp;nbsp;(d'autant plus que la prise en compte du H-index valorise déjà ceux qui travaillent à plusieurs)....&lt;br /&gt;
Pour pallier à ce problème, certains&amp;nbsp;jury d'agreg&amp;nbsp;ont mis en place un système préférentiel: le nombre de point rapporté par un article est mis à la racine du nombre d'auteurs. Je me souviens des cris d'orfraie que certains avaient poussé lorsque cette mesure a été publiée et aussi&amp;nbsp;des incitations que cela avait&amp;nbsp;engendré du style "quitte à publier à plusieurs, mieux vaut publier dans&amp;nbsp;de grosses revues". Ce genre&amp;nbsp;d'incitation est bénéfique pour la profession, elle renforce la fraternité nécessaire pour atteindre l'excellence et évite le biais de publier à go-go et à plusieurs&amp;nbsp;des recherches de basse qualité (diffusion de la responsabilité, passager clandestin... beurk!)&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Des résultats!!!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;Donner de l'info sur les critères est une bonne chose, mais donner de l'info sur les résultats seraient encore mieux. Dans n'importe quelle boîte, les employés ont des rendez-vous individuels où ils discutent de l'évolution de leurs carrières, à la fac nada. Pour savoir si vous allez obtenir la qualification sans problème, ou s'il est temps pour vous de demander au CNU une promo, vous devez chercher l'info par vous même, comparer les CV de votre cohorte, ceux des générations passées... bref, c'est très imparfait et à priori ça devrait le rester. Par exemple avec le mode de calcul&amp;nbsp;choisi, on peut recalculer sa note en recherche mais &lt;em&gt;quid&lt;/em&gt; de la note des autres candidats et &lt;em&gt;quid&lt;/em&gt; des autres notes obtenues sur le plan de l'enseignement et de l'administratif.&lt;br /&gt;
Maintenant que les critères sont définis, la distribution statistique&amp;nbsp;des notes (at least la moyenne, le min et le max)&amp;nbsp;de ceux qui obtiennent la qualif et des promotions serait utile à la communauté pour que les choix puissent se faire&amp;nbsp;dans un cadre&amp;nbsp;informationnel adéquat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F.C.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-3133271596032142109?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/3133271596032142109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/10/evaluation-conseil-national-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3133271596032142109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3133271596032142109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/10/evaluation-conseil-national-des.html' title='Evaluation Conseil National des Universités'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-4145283815228988648</id><published>2010-09-22T12:43:00.003+02:00</published><updated>2011-04-26T13:12:13.548+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Institutions et performances économiques-Dernier Acte autour de l’évidence Contemporaine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TJmZvxu_udI/AAAAAAAAAFk/Nhepu4E152U/s1600/223794289.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="261px" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TJmZvxu_udI/AAAAAAAAAFk/Nhepu4E152U/s320/223794289.gif" width="320px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Helpman clôture son ouvrage par une sélection d’articles mêlant habilement théories et vérifications empiriques autour de la politique économique du développement. Dans cette partie, Helpman ne semble pas vouloir donner une réponse absolue quant à la relation entre démocratie et croissance économique, puisque les trois derniers chapitres exposent au lecteur des visions très différentes. Ce n'est pas tant qu'on remette en question &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;la nécessité d'instaurer une démocratie pour amorcer le développement des états, mais que sans les bonnes institutions et incitations, aucune amélioration de long terme n'est envisageable, pas plus en tout cas que dans un régime autocratique. En outre, en choisissant, l'étude de Persson et Tabellini comme chapitre de clôture, Helpman met l'accent sur l'importance des hypothèses des modèles théoriques et les méthodes d'estimations choisies qui conditionnent largement les conclusions de chaque étude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mieux comprendre, penchons-nous sur&amp;nbsp; &lt;b&gt;Besley et Kudamatsu&lt;/b&gt; (« Making autocracy works » 2008) &lt;br /&gt;
qui nous donnent une image plus contrastée des systèmes autocratiques qu’habituellement. En effet, en accentuant le fait que le fonctionnement systémique d’une autocratie a toujours été négligé dans la littérature, les auteurs partent du constat que la démocratie ne garantit pas toujours la croissance et qu’autocratie peut parfois s’associer à de meilleures performances. La Chine est souvent donnée comme exemple récent de réussite économique sans pré-requis démocratiques, et en remontant dans le temps on constate que la Révolution Industrielle Britannique s’est amorcée bien avant que soient mises en place des élections larges et démocratiques (il faut préciser ici que Besley et Kudamatsu évaluent la démocratie uniquement au travers la nature des élections).&amp;nbsp; En observant les faits stylisés, il est rapidement mis en évidence que les régimes dictatoriaux ont pour particularité de passer d’un extrême à l’autre en termes de performances économiques, c'est-à-dire que les taux de croissance seront soient beaucoup plus forts que pour les démocraties (« outperforming »), soient bien inférieurs. Les auteurs présentent donc un intérêt majeur à comprendre les mécanismes de décision en régime autocratique. L’article est fondé sur l’idée que les performances économiques dépendent du degré de&amp;nbsp; responsabilité du dirigeant qui, quelque soit le régime, a un rôle dominant dans la prise de décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, si dans une démocratie, c’est le processus électoral qui rend le leader responsable de ses actes (en vue d’une réélection), les dictateurs fondent leur maintien sur un groupe de citoyens clef mis au pouvoir. Ce groupe&amp;nbsp; qui tirera les bénéfices de la politique du leader en tant que citoyen, exercera une pression plus ou moins forte sur le leader, afin qu'il mette en place des politiques favorables à leur propre bien-être qui dépend de l'intéret général. On comprend ainsi pourquoi occasionnellement un régime autocratique peut porter ses fruits en termes d'intérêt général, si le groupe qui tient les clés du pouvoir en main cherche à profiter des politiques mises en œuvre, alors la croissance économique pourra s'amorcer.&lt;br /&gt;
Il est évident qu'une condition majeure est l'aptitude du groupe politique à menacer le leader autocratique, sans quoi, il aurait toutes les cartes en main pour diriger sans prise de responsabilité, entraînant le pays au plus bas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TJmmRqnYQGI/AAAAAAAAAFs/_jsPIM-TiOg/s1600/hu-jintao-ziang-zemin-2008-12-18-2-3-37.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Reprenons leur exemple: la Chine. Les 20 membres du Bureau du Parti Communiste Chinois font référence au groupe de pression autour du leader. Ainsi en 2002, Jiang Zemin est, malgré sa tentative de convaincre les membres du Parti, remplacé par Hu Jintao, parce que les membres du parti avaient jugé que le creusement des inégalités qui s'était produit sous Jiang allait, à terme, miner le succès économique global de la Chine. A raison, donc, le leader est remplacé, au profit d'une croissance économique inégalée pour le pays.&lt;br /&gt;
&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TJmmRqnYQGI/AAAAAAAAAFs/_jsPIM-TiOg/s1600/hu-jintao-ziang-zemin-2008-12-18-2-3-37.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="150px" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TJmmRqnYQGI/AAAAAAAAAFs/_jsPIM-TiOg/s200/hu-jintao-ziang-zemin-2008-12-18-2-3-37.jpg" width="200px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Jiang Zemin et son successeur&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Un élément clé dans la "réussite" de ce type de régimes est le "turn-over" du leader, qui favorise la mise en place de politiques en faveur du développement, justement du fait que le leader supporte une pression plus importante le poussant à plus de responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Il e&lt;/b&gt;&lt;b&gt;st évident que le but de Besley et Kudamatsu n'est pas de faire des louanges aux régimes autocratiques, bien au contraire. Il s'agit de mettre en évidence certains mécanismes institutionnels incitant la tête du gouvernement à agir pour améliorer la situation économique du pays.&lt;/b&gt; La démocratie, selon les auteurs, n'est pas une condition suffisante au développement économique, sans un système d'incitations performant. Il est évident que les dictatures peuvent mener un pays aux pires situations et états de crise, à moins que les intérêts des décideurs politiques sont mêles à l'intérêt général. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Aghion, Alesina et Trebbi&lt;/b&gt; adoptent un argumentaire différent pour exprimer la fragile relation entre démocratie et croissance économique. En effet, partant des mêmes faits stylisés, les auteurs sont amenés à considérer que les institutions d'un régime démocratique vont différemment impacter les secteurs économiques. On se retrouve finalement dans cette vision dualiste où le processus démocratique est un jeu à somme positive où des secteurs sont gagnants et d'autres sont perdants, ce qui dépend, selon les auteurs, du contenu technologique de chaque secteur. En développant, un modèle théorique leur permettant d'évaluer l'impact des institutions démocratiques sur l'entrée de nouvelles firmes dans un secteur. Aghion, Alesina et Trebbi supposent que les firmes déjà présentes sur un marché vont devoir fournir d'autant plus d'efforts et de pots-de-vin pour empêcher l'entrée de nouvelles concurrentes, que le niveau de démocratie s'élève. Ainsi, des institutions plus démocratiques incitent l'innovation des nouvelles firmes et donc impactent plus les secteurs ayant un fort contenu technologique. Ainsi, les auteurs ont testé la relation démocratie-croissance, d'une part sans contrôler ces i&lt;b&gt;nteractions entre institutions-secteurs-innovations&lt;/b&gt;, ne trouvant alors aucune relation significative. Dès que ces interactions entre démocratie et degré technologique sont intégrées, ils trouvent non seulement un effet positif des institutions sur les secteurs innovants, mais aussi un impact positif sur la croissance économique globale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier chapitre de l'ouvrage d'Helpman est consacré aux &lt;b&gt;travaux de Persson et Tabellini &lt;/b&gt;qui ont voulu ré-évaluer la relation entre démocratie et développement en adoptant une toute autre méthode d'estimation. En effet, en étudiant la relation à travers une estimation non-paramétrique, les auteurs concluent que l'impact de la démocratie sur la croissance a souvent été sous-estimé. En relâchant, cette hypothèse de linéarité imposée à la relation, Persson et Tabellini mettent en évidence que l'impact d'un changement de régime politique peut être considérable. Ainsi, si un pays perd ses institutions démocratiques après la mise en place d'une dictature, il peut connaitre une récession de près de 45%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Cette dernière étude a le bénéfice de sensibiliser le lecteur sur l'importance des hypothèses sous-jacentes des modèles qui lui sont exposés au fil de la lecture. En effet, les travaux à la fois théoriques et empiriques sur le lien entre institutions et performances économiques sont toujours soumis à des hypothèses et des techniques d'estimations qui leur sont propres et qu'il est nécessaire de ne pas les oublier, car elles peuvent conditionner sérieusement les résultats.&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-4145283815228988648?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/4145283815228988648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/09/institutions-et-performances.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4145283815228988648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4145283815228988648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/09/institutions-et-performances.html' title='Institutions et performances économiques-Dernier Acte autour de l’évidence Contemporaine'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TJmZvxu_udI/AAAAAAAAAFk/Nhepu4E152U/s72-c/223794289.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-1584129870944585768</id><published>2010-09-08T19:20:00.007+02:00</published><updated>2011-04-26T13:12:51.249+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Taxe à l'export et crise alimentaire (réponse du quizz)</title><content type='html'>Voici donc la réponse au &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2010/08/quizz-de-la-rentree.html"&gt;quizz&lt;/a&gt; de la rentrée portant sur les taxes à l'export.&lt;br /&gt;
Cette politique commerciale est peu connue du grand public, elle est pourtant largement utilisée et non réglementée par l’OMC. Pour vous donner quelques exemples la Chine taxe ses exportations d’acier, l’Argentine ses céréales, l’Indonésie et la Malaysie leurs&amp;nbsp;exportations d’huile de palme. Mais&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;diantre, pourquoi&amp;nbsp;font-ils une chose pareille ? Certes, pour récolter des recettes fiscales, mais ce n’est pas la seule raison, une fois taxées les exportations sont moins compétitives, certains producteurs au lieu d’exporter se réorientent vers le marché local qui est non taxé. Ce comportement induit plus de concurrence et par voie de conséquence une baisse des prix internes. Cette baisse des prix est bénéfique aux industries de biens intermédiaires et aux consommateurs finals. En Chine ces taxes sur l’acier permettent aux industries qui transforment/utilisent ce métal d’être plus compétitive, en Indonésie et en Malaysie les taxes sur l’huile de palme permettent de développer une industrie de bio-carburant et en Argentine ces taxes sur les céréales profitent aux consommateurs. De telles mesures ont donc l’air d’être bénéfiques, notamment en période de crise alimentaire. Mais l’air ne fait pas la chanson, les pays importateurs (notamment les petits pays) sont frappés de plein fouet par la hausse des prix mondiaux due aux taxes sur les exportations. Les gains des uns valent-ils la peine des autres ?&lt;br /&gt;
D'après&amp;nbsp;cette intéressante &lt;a href="http://catt.univ-pau.fr/live/digitalAssets/91/91488_The_economics_of_export_taxation_A_Bouet_101209-1.pdf"&gt;étude&lt;/a&gt;, ce &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Beggar_thy_neighbour"&gt;jeu&lt;/a&gt; est néfaste et appelle une régulation internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POST scriptum: Cher Anonyme 5, qui es tu? je rêve que tu sois un étudiant de 1ere année! Le cas de l’Argentine que tu évoques&amp;nbsp;est effectivement intéressant.&amp;nbsp;C'est une longue tradition en Argentine de taxer les argentins qui exportent des céréales, lorsque cette mesure a été suspendue, les agriculteurs ont alors exportés massivement leur prod de soja&amp;nbsp;et les prix internes ont augmenté, l’électorat urbain en a souffert, d’où un changement de politique. Les taxes ont été réintroduites et pour reprendre ton expression "le coach a&amp;nbsp;été réélu". Cette &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/bling-bling-en-argentine_517598.html"&gt;pauvre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Mme Kirchner a cependant du faire face à la colère des agriculteurs en 2008 et&amp;nbsp;son parti s'est pris une sacré raclée&amp;nbsp;aux élections de 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-1584129870944585768?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/1584129870944585768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/09/taxe-lexport-et-crise-alimentaire.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1584129870944585768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1584129870944585768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/09/taxe-lexport-et-crise-alimentaire.html' title='Taxe à l&apos;export et crise alimentaire (réponse du quizz)'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-4358089306188474890</id><published>2010-08-31T09:16:00.000+02:00</published><updated>2010-08-31T09:16:36.784+02:00</updated><title type='text'>Quizz de la rentrée</title><content type='html'>Un pays particulier, nommons le A, décide de taxer ses exportateurs. D'après vous, ce pays &lt;br /&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;est imaginaire, un gouvernement taxe les importations pour protéger ses producteurs et non l'inverse &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;est en situation de crise alimentaire &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;est un grand pays &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;est dirigé par Domenech.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;Je ramasse la semaine prochaine! Il peut y avoir plusieurs réponses...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-4358089306188474890?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/4358089306188474890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/08/quizz-de-la-rentree.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4358089306188474890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4358089306188474890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/08/quizz-de-la-rentree.html' title='Quizz de la rentrée'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-4054778970093194267</id><published>2010-08-27T12:47:00.005+02:00</published><updated>2011-04-26T13:20:23.604+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Google et l'opinion publique</title><content type='html'>Comment évolue&amp;nbsp;l’opinion publique ? Vaste question qui trouve des fragments de réponse dans l'agrégation des&amp;nbsp;mots clefs que vous tapez sur vos moteurs de recherche. &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/4385"&gt;D'Amuri et Marcuci (2009)&lt;/a&gt;&amp;nbsp;avaient ainsi amélioré les estimations du taux de chômage américain à l'aide de mots clefs tapés sur Google.*&lt;br /&gt;
Le Gaphique&amp;nbsp;1, extrait de leur étude,&amp;nbsp;illustre le recours&amp;nbsp;au moteur de recherche&amp;nbsp;en tant de crise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/THQXmYkGOuI/AAAAAAAAAM8/VWOgX9X_l7Q/s1600/marcucci_fig1.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="145px" ox="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/THQXmYkGOuI/AAAAAAAAAM8/VWOgX9X_l7Q/s400/marcucci_fig1.gif" width="400px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;Graphique 1: Les recherches via Google sur &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;le chomage avant et pendant la crise de 2007&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;Aujourd’hui c’est une étude sur le lien entre conscience environnementale et crise économique qui nous fait bloguer. &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;C’est un sujet qui nous avait déjà intéressé lors de notre post sur le taux d’actualisation environnemental. A l’époque nous écrivions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: purple;"&gt;"&lt;em&gt;La prise de conscience des citoyens concernant l'environnement et le réchauffement climatique était-elle éphémère? L'engouement pour "le vert" semble s'essouffler [...] il n'y a guère de quoi à être optimiste en ce qui concerne le changement climatique, la tragédie des communs s'applique... les interactions stratégiques entre pays débouchent sur un dilemme du prisonnier, la situation où tout le monde pollue est un équilibre de Nash (Copenhague). Les difficultés à se coordonner, à se lier les mains comme Ulysse face à l'appel des sirènes, semblent insurmontable tant la préférence pour le présent est forte et l'aversion au risque futur faible dans nos sociétés.&lt;/em&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/5423"&gt;Kahn et Kotchen (2010)&lt;/a&gt; va dans le même sens. Les auteurs étudient l’utilisation des mots clefs « changement climatique » et « chômage » au niveau des Etats américains depuis le début de la crise économique. Sans surprise ils observent qu’un fort taux de chômage réduit les recherches portant sur le changement climatique. Pour employer un vocabulaire un tant soit peu micro-économique, les auteurs considèrent que l’environnement est un bien de luxe, c'est-à-dire que la demande de ce bien diminue fortement lorsque le revenu diminue un peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut cependant regretter qu’un test de cette hypothèse n’ai pas été réalisé (quel genre de test auriez vous fait ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion (et ouais déjà, c'est le retour des vacances...**)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que sont devenu les soixante-huitards? qu’ont-ils fait de leur idéaux ? L’objectif croissance zéro des années 70, ne signifie plus rien pour une majorité d’entre eux. Les années de crise, le chômage de masse ont balayé les initiatives de développement durable. Aujourd'hui, comme hier, la raison économique risque de primer sur la raison environnementale.&lt;br /&gt;
En effet, parce que l’économie de l'environnement est une économie de&amp;nbsp;défaillances du marché&amp;nbsp;-&amp;nbsp;dans le sens ou chaque individu en maximisant ses propres intérêts peut nuire au bien être de ses voisins ou de ses enfants -&amp;nbsp;l’intervention de l’Etat est nécessaire. Mais dans une démocratie où les hommes politiques auscultent l’opinion public au jour le jour, et dans la mesure où l’opinion public n’est pas stable sur la question environnementale, je vous prédis&amp;nbsp;(encore et hélas)&amp;nbsp;de belles années d’inaction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F.&lt;br /&gt;
Notes de bas de posts&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Hal Varian fut le premier à mettre en avant ce type de recherche en tant que chef économiste de Google (pour un interview du big boss de la micro, c'est &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/3541"&gt;ici&lt;/a&gt;). &lt;br /&gt;
**en parlant de vacances, certains blogueurs&amp;nbsp;ont écrit de jolis posts pendant cette douce période, bravo et merci à eux. Voir Optimum&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;un&amp;nbsp;joli&amp;nbsp;point de&lt;a href="http://www.optimum-blog.net/post/2010/07/13/La-crise-en-pattes-d-eph"&gt; macroéconomie&lt;/a&gt;, Arthur Charpentier pour&amp;nbsp;de vraies questions sur le &lt;a href="http://blogperso.univ-rennes1.fr/arthur.charpentier/index.php/post/2010/08/22/Passer-des-cassettes-aux-mp3"&gt;jogging&amp;nbsp;et l'aléatoire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et Rationalité limité&amp;nbsp;une&amp;nbsp;réflexion dominacale sur l'&lt;a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/2010/08/22/modelisation-et-homomorphisme/"&gt;épistémologie&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Kahn, ME and MJ Kotchen (2010), “Environmental Concern and the Business Cycle: The Chilling Effect of Recession”, NBER Working Paper 16241.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-4054778970093194267?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/4054778970093194267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/08/google-et-lopinion-public.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4054778970093194267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4054778970093194267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/08/google-et-lopinion-public.html' title='Google et l&apos;opinion publique'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/THQXmYkGOuI/AAAAAAAAAM8/VWOgX9X_l7Q/s72-c/marcucci_fig1.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-5991991024677603397</id><published>2010-07-26T18:56:00.003+02:00</published><updated>2010-08-25T12:12:30.630+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Préférences commerciales et aide au développement</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Abstract...et plus si affinités&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExXMhNjtoI/AAAAAAAAAFM/b8RWiefdUTg/s1600/1ae74f1088.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="181" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExXMhNjtoI/AAAAAAAAAFM/b8RWiefdUTg/s200/1ae74f1088.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le papier détaillé ci-dessous, est un papier que j'ai co-écrit avec Antoine Bouët, David Laborde et Kimberly Elliott qui analyse les coûts et les bénéfices potentiels impliqués par des politiques de préférences commerciales accordées aux pays les plus pauvres. &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;En utilisant le modèle d’équilibre général calculable MIRAGE, on peut étudier l’impact d’une libéralisation totale des frontières des pays riches et émergents, afin d’estimer les bénéfices potentiels en terme d’améliorations des performances commerciales des pays pauvres, mais aussi des couts que cela implique en termes de contractions sectorielles dans les pays donateurs. Les simulations du modèle MIRAGE permettent également d’étudier les différents phénomènes d’érosion des préférences si les préférences étaient étendues à d’autres pays en développement. En effet, les classifications des pays les pauvres répondent à des critères choisis qui diffèrent selon les institutions : ainsi les Nations-Unies définissent les 50 pays les plus pauvres « Least-Developed-Countries », alors que la Banque Mondiale utilise une classification appelée « Low-Income-Countries ». Il parait important de noter les différents impacts des préférences lorsque la liste des pays éligibles évolue. D’autre part, réaliser des scenarios qui simulent des libéralisations partielles ou totales (97% ou 100% des produits libéralisés) permet de mettre en lumière la nécessité de lutter contre les exceptions tarifaires qui annulent tout bénéfice commercial pour des pays dont les spécialisations sont extrêmement fortes.&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
L’objectif principal du papier est de souligner le rôle ou la responsabilité des pays développés, mais aussi des pays émergents dans l’aide au développement, via les exportations, tout en mettant en avant les modalités qui permettent d’optimiser les gains et réduire les couts, que ce soient pour les pays bénéficiaires ou pour les pays donateurs, soumis à la nécessité d’une faisabilité politique.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
Les conclusions mettent l’accent sur plusieurs points :&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;D’une part, il est évident que les pics tarifaires qui caractérisent la politique commerciale des pays développés correspondent très exactement aux spécialisations très concentrées des pays pauvres. En témoigne, l’inefficacité totale des scénarios à 97% des produits libéralisés. Ainsi seule une couverture totale peut apporter des bénéfices.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Etendre le programme préférentiel à d’autres pays pauvres n’entraîne pas systématiquement d’érosion des préférences, les pays pauvres asiatiques notamment semblent ne pas se porter préjudice (le Bangladesh ne souffre pas de l’éligibilité du Pakistan et du Viet Nam par exemple). Par contre certains pays africains souffriront de l’éligibilité aux préférences de certains pays d’Amérique Latine, du fait d’une forte érosion des préférences émanant de l’Union Européenne, qui a d’ores et déjà libéralisée ses frontières aux PMAs.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les pays émergents ont un large rôle à jouer dans l’amélioration des performances commerciales.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Enfin,&amp;nbsp; il est important de conclure sur l’idée que ce type de programme préférentiel est compatible avec une certaine faisabilité politique dans le sens où les contractions sectorielles dans les pays riches sont tout à fait minimes. En témoigne les secteurs clés du sucre, viande, riz ou encore textile-habillement. Cela s’explique assez simplement par les différences considérables d’échelles de production en valeur (le textile Bengale représente certes 12% du volume de la production américaine de textile, mais seulement 2.5% de sa valeur). &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TEw14bEgUrI/AAAAAAAAAEE/Ut4qAOX4V0c/s1600/libreechange.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TEw14bEgUrI/AAAAAAAAAEE/Ut4qAOX4V0c/s320/libreechange.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Introduction&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Il est communément admis que l’intégration commerciale est un vecteur de croissance économique pour les pays dits « en développement ». Il est certain qu’en l’absence d’un marché intérieur suffisamment important pour insuffler une consommation de masse, les sources de revenus, source de croissance économique&amp;nbsp; proviennent essentiellement des exportations. Or, on constate que les pays les plus pauvres de la planète, à savoir les Pays les Moins Avancés selon la définition des Nations Unies (PMAs) sont très mal intégrés dans le système commercial mondial. En témoigne, la part de leurs exportations dans les flux mondiaux qui a chuté de près de deux-tiers depuis 1970. Cette détérioration de leurs performances commerciales ne pouvant pas s’expliquer par une baisse proportionnelle de leur PIB (qui n’a chuté que d’un tiers sur la même période), deux éléments peuvent être avancés pour expliquer ce phénomène :&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des contraintes d’offre insuffisantes, autrement dit des politiques inefficaces, un manque d’infrastructures ou d’institutions transparentes, une population mal soignée et/ou mal éduquée, de fait peu qualifiée, des capacités de production très réduites. &lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un accès aux marchés développés et émergents limité, à savoir un taux de protection supporté beaucoup trop fort pour que les produits des PMAs soient compétitifs sur les marchés développés.&amp;nbsp; Focalisons nous sur ce second point, qui, il faut l’admettre, implique la responsabilité des pays développés et serait résolvable à moyen terme sous condition de volonté politique.&lt;br /&gt;
Pourquoi dirait-on que les PMAs souffrent d’un accès limité aux marchés développés, alors même qu’ils bénéficient, notamment depuis les accords du millénaire (2000) d’accords préférentiels de plus en plus nombreux. Les initiatives « tout sauf les armes » (TSA) de l’Europe ou l’«African Growth and Opportunity Act » (AGOA) des USA en sont des exemples.&amp;nbsp; Il s’agit de supprimer la totalité des tarifs et quotas imposés ("Duty-free Quota-Free" ou DFQF) sur les produits en provenance des PMAs&amp;nbsp; afin de favoriser les exports. Ainsi d’autres pays développés, tels que le Japon, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande ont instauré des « Duty-free Quota-free market access »&amp;nbsp; ou DFQF. On note également des efforts grandissants des pays émergents tels que l’Inde, la Chine, le Brésil ou encore la Turquie qui ont peu à peu augmenté les libéralisations totales sur une part de produits grandissante.&lt;br /&gt;
Cependant, ce dernier point fait la transition sur l’échec relatif de ces accords préférentiels, qui à ce jour, n’ont pas permis aux PMAs d’en tirer le bénéfice. Pourquoi ? Tout simplement parceque ces accords contiennent tous des exceptions au DFQF, c'est-à-dire qu’une liste de produits reste exclue de la libéralisation. En effet, en excluant l’initiative européenne qui accorde un DFQF total (sauf sur les armes), tous ces accords contiennent au minimum 3% de produits exonérés d’une baisse de tarifs afin de préserver une certaine marge de protection. Or, il est bien connu qu’une caractéristique première des pays très pauvres est la très forte spécialisation de leur appareil productif qui ne leur permet d’exporter que quelques produits. Ainsi les exceptions tarifaires des accords correspondent très exactement aux spécialisations des PMAs, rendant toute initiative inutile et inefficace. En outre, même si les exceptions sont évincées,&amp;nbsp; telle que l’Europe l’a fait, il n’en demeure pas moins que des règles contraignantes (règles d’origine, normes sanitaires et phytosanitaires) sont imposées à ces pays qui n’ont pas les moyens financiers et humains de les respecter, rendant impossible les exportations vers les marchés développés.&lt;br /&gt;
Même si la prise de conscience d’une part de responsabilité des pays développés et des pays émergents est indéniable, il n’en demeure pas moins que des efforts restent à fournir pour aider les pays extrêmement pauvres à dégager des revenus de leurs exportations. Pour cela ; il est important d’évaluer les « bonnes modalités » pour rendre efficace ces accords préférentiels et de mesurer leurs impacts à la fois sur les performances des PMAs mais aussi sur les productions des pays accordant leur préférence, afin de mettre en évidence une faisabilité politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre questions peuvent être posées :&lt;br /&gt;
1- Quels sont les gains des PMA si les préférences accordées par l’OCDE concernent 100% (97%) des lignes tarifaires? &lt;br /&gt;
2- Quel est l’impact d’une extension des préférences aux autres économies pauvres et vulnérables sur les gains des PMA? (Erosion des préférences)&lt;br /&gt;
3- Quel rôle peuvent jouer les pays émergents tels que l’Inde, la Chine, le Brésil ou la Turquie?&lt;br /&gt;
4- Quelles sont les conséquences d’un DFQF sur les pays donateurs de préférences?&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
La méthodologie adoptée&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
MIRAGE est un modèle d’équilibre général calculable adapté à l’analyse des politiques commerciales (Decreux Y and Valin H, 2007), qui permet d’étudier de manière très complète, un choc tarifaire sur toutes les composantes de l’économie, dans un cadre multinational, dynamique et multi sectoriel.&lt;br /&gt;
Basé sur les données complètes de GTAP (Narayanan and Walmsley, 2008) version7 et la base MAcMapHS6 version 2 pour les données tarifaires (Boumellassa, Laborde, and Mitaritonna, 2009), des mises à jours sont nécessaires, afin que le modèle tienne justement compte de tous les efforts fournis en termes d’accords préférentiels jusqu’à nos jours. Ainsi les données tarifaires MAcMap ont été mises à jour par l’intégration des DFQF depuis 2004 jusqu’en 2008. &lt;br /&gt;
Alors que les données sont nous disposons sont de plus en plus détaillées, sur près de 230 pays et concerne des secteurs désagrégés au niveau HS6, le modèle MIRAGE ne peut simuler des scenarios de libéralisation que sur une base légèrement plus agrégée. Ainsi des choix indispensables en matière d’agrégation des données doivent être faits: 36 pays ou régions, 28 secteurs. Certains PMA sont forcément englobés dans une région plus large, par manque de fiabilité des données. Le choix des secteurs est néanmoins fait de manière à cibler les spécialisations clés des pays pauvres (textile-habillement,&amp;nbsp; sucre, lait, huiles végétales…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix scénarios (ou dix chocs sur les données de base) sont simulés afin d’évaluer les différents impacts et ainsi identifier les modalités de libéralisation les plus adaptées.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
A.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 97% des lignes tarifaires accordée aux PMA par les pays OCDE&lt;br /&gt;
B.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 97% accordée aux PMA ainsi qu’aux pays les plus pauvres selon la définition de la Banque Mondiale, seulement ceux&amp;nbsp; pour lesquels le PIB&amp;lt;50milliards (Sri Lanka, Paraguay, Bolivia…)&lt;br /&gt;
C.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 97% pour les PMA, accordée par les pays de l’OCDE ainsi que par les pays émergents (Brésil, Chine, Inde)&lt;br /&gt;
D.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 97%&amp;nbsp; pour tous les pays définis en B par tous les pays définis en C&lt;br /&gt;
E.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 100% des lignes tarifaires accordée aux PMA par les pays OCDE&lt;br /&gt;
F.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 100% accordée aux PMA ainsi qu’aux pays les plus pauvres selon la définition de la Banque Mondiale, seulement ceux&amp;nbsp; pour lesquels le PIB&amp;lt;50milliards (Sri Lanka, Paraguay, Bolivia…)&lt;br /&gt;
G.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 100% pour les PMA, accordée par les pays de l’OCDE ainsi que par les pays émergents (Brésil, Chine, Inde)&lt;br /&gt;
H.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libéralisation à 100%&amp;nbsp; pour tous les pays définis en B par tous les pays définis en C&lt;br /&gt;
Enfin, deux scénarios supplémentaires:&lt;br /&gt;
I.&amp;nbsp;&amp;nbsp; libéralisation à 100% accordée aux PMA ainsi qu’aux Low Income Countries (LIC) dont la population est inférieure à 75millions &lt;br /&gt;
J.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;On étend le programme aux LIC plus grands, incluant donc le Viêt-Nam et le Pakistan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;(1)L’impact d’une libéralisation totale accordée aux PMA (100% DFQF) &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;L’analyse des scénarios A,B, C et D démontre l’inefficacité des libéralisations partielles, excluant 3% des produits. On démontre ainsi que les pics tarifaires des pays de l’OCDE correspondent aux spécialisations des PMA (de forme très convexes), ceci quelque soit l’étendue de l’éligibilité au programme et les pays donateurs. Face à cette inefficacité, on se focalisera sur les scénarios qui simulent une libéralisation totale des produits.&lt;br /&gt;
Les résultats sont reproduits dans le tableau suivant:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;Table1: Impact d'un DFQF à 100% accordé aux PMAs par les pays de l'OCDE, variation en %&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExUfP-C-aI/AAAAAAAAAE0/D1D0DLzQ530/s1600/DFQF1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="396" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExUfP-C-aI/AAAAAAAAAE0/D1D0DLzQ530/s640/DFQF1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Quels sont les PMA qui enregistrent les bénéfices d’une telle politique préférentielle?&lt;/div&gt;Le Malawi, le Cambodge/Laos, l'Éthiopie, le Bangladesh, le Mozambique et le Sénégal. D’où proviennent les bénéfices potentiels, i.e. quels sont les secteurs clés, auparavant exclus des schémas préférentiels?&lt;br /&gt;
Principalement, le tabac non manufacturé pour le Malawi (qui représente presque 70% des exportations du Malawi, jusqu'à présent taxées à hauteur de 350% par les USA), le textile-habillement&amp;nbsp; pour le Cambodge et le Bangladesh&lt;br /&gt;
Quels sont les pays qui souffrent d’une érosion de leurs préférences? Excepté une dégradation légère du cas Malgache,&amp;nbsp; les PMA semblent tous bénéficier d’un tel programme&lt;br /&gt;
Les autres pays en développement souffrent-ils d’érosion de leur préférence? L’île Maurice, l’Afrique du Sud ou l’Amérique Centrale qui, au lieu de voir leur situation se dégrader sous la concurrence des PMA, connaissent&amp;nbsp; une hausse de leurs exports et de leur bien-être. Quant aux autres pays en développement, les pertes sont substantielles (-0,05%)&lt;br /&gt;
Il faut souligner que les règles d’origine ont un rôle essentiel. En effet, les estimations des gains d’un tel programme n’intègrent pas la présence de règles parfois très restrictives qui inhibent les bénéfices potentiels. Les bénéfices sont donc « sous-estimés », car un effacement de ces règles pourrait amplifier les améliorations des performances commerciales.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;(2)L’impact d’une extension de l’éligibilité du programme à d'autres économies vulnérables.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;les résultats su modèle MIRAGE en termes de variations des volumes exportés selon les scénarios impliquant différentes modalités d'extension d'éligibilité des préférences sont reproduits dans le tableau suivant:&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;Table 2: Impact d'une extension de l'éligibilité des préférences à d'autres pays pauvres&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;variation en % &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExVBo0P_mI/AAAAAAAAAE8/X9DQmS4vsUk/s1600/DFQF2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="522" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExVBo0P_mI/AAAAAAAAAE8/X9DQmS4vsUk/s640/DFQF2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Premièrement, lorsque le DFQF 100% est accordé aux Low-Income-Countries, les PMA ne subissent pas de dommages importants (scI et scJ). Ce constat est d’autant plus vrai pour les PMA asiatiques: Bangladesh, Cambodge/Laos, qui auraient pu fortement souffrir de l'ouverture des préférences au Viet-Nam et Pakistan qui sont de la même manière, spécialisés dans le textile-habillement (scJ).&amp;nbsp; Ces résultats montrent donc que le phénomène d’érosion des préférence est minimal lorsque les préférences sont étendues à ces pays pauvres. Cette question est importante car les classifications des pays pauvres répondent à des critères différemment fixés selon les institutions et il semble important de ne pas se focaliser uniquement sur la classification des Nations-Unies.&lt;/div&gt;Au regard du scenario J qui implique le Pakistan et le Vietnam, leurs gains sont considérables.&lt;br /&gt;
Lorsque les préférences sont étendues à certains Low-Middle-Income-Countries (sc F), les bénéfices des PMA sont par contre fortement réduits. De l'autre côté, les nouveaux pays bénéficiaires à savoir la Bolivie, Paraguay et Sri Lanka sont les grands gagnants du programme préférentiel. Les PMAs africains sont les plus fortement touchés, du fait du mise en concurrence sur les produits agricoles, émanant des pays d'Amérique Latine.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;(3) Le rôle des marchés émergents&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Les résultats montrent le rôle considérable que les pays émergents jouent dans l’amélioration des conditions d’accès des PMAs. Ceci est notamment vrai pour les PMA africains, à savoir l’Ethiopie, le Sénégal et le Mozambique. L'exemple du Sénégal est très probant. En effet, alors que les bénéfices retirés lorsque les préférences émanaient des pays de l'OCDE, étaient relativement limités, le fait que l'Inde ouvre ses frontières permet au Sénégal d'augmenter considérablement ses exportations vers le marché indien. Tous les PMAs voient leurs bénéfices améliorés par l'introduction des pays émergents dans le programme. Le tableau qui suit l'illustre clairement:&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Table 3: le rôle des pays émergents dans l'amélioration des performances commerciales, variation en %&lt;/b&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExVkCN7RkI/AAAAAAAAAFE/m3m2_CgrD5Q/s1600/DFQF3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExVkCN7RkI/AAAAAAAAAFE/m3m2_CgrD5Q/s640/DFQF3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;(4) l’impact du DFQF sur les pays de l’OCDE&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;De manière assez évidente, les résultats du modèle Mirage mettent en évidence qu'accorder ds préférences aux pays les plus pauvres de la planète n'entraîne pas de contractions sectorielles importantes.Au regard du tableau suivant, on constate que ces scénarios sont compatibles avec une certaine faisabilité politique dans le sens où sans contraction sectorielle, les taux de chômage ne sont pas susceptibles de bouger. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Table 4: Impact sur les niveaux de production nationales des pays donateurs de préférences, variation en %&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExbsto7X2I/AAAAAAAAAFU/a7zK_0SdelI/s1600/DFQF4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="470" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExbsto7X2I/AAAAAAAAAFU/a7zK_0SdelI/s640/DFQF4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExDciG5lcI/AAAAAAAAAEk/qMiLytiQAyw/s1600/DFQF2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate par exemple que le textile-habillement (textile and wearing apparel) des USA ne connait qu'une baisse de 0,13%. Autrement dit, si le Bangladesh connait une explosion de ses exportations de textile-habillement, ce n'est pas au détriment de la production intérieure américaine. Ceci s'explique assez simplement par une différence considérable des échelles de production. En effet, si le textile Bengale représente 12% du volume de la production US de textile, il ne représente en valeur que 2,5%.Quelque soit le secteur d'activité et et les pays concernés, il est relativement évident que les pays les plus pauvres n'ont pas la capacité d'exporter massivement pour en arriver à menacer les productions domestiques des pays développés. En effet, du fait des contraintes d'offre des pays en développement, il est dommage de continuer à protéger nos frontières de marchandises qui restent produites à petite échelle par des pays qui ont déjà du mal à remplir les normes et standarts qui leur sont imposés par les pays développés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Référence:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
The Costs and Benefits of Duty-Free Quota-Free Market Access for Poor Countries: Who and What Matters. Bouet, Laborde-Debucquet, Dienesch and Elliott&lt;br /&gt;
http://ideas.repec.org/p/tac/wpaper/11.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-5991991024677603397?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/5991991024677603397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/07/preferences-commerciales-et-aide-au.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5991991024677603397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5991991024677603397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/07/preferences-commerciales-et-aide-au.html' title='Préférences commerciales et aide au développement'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TExXMhNjtoI/AAAAAAAAAFM/b8RWiefdUTg/s72-c/1ae74f1088.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-821105172273324063</id><published>2010-06-29T07:32:00.003+02:00</published><updated>2010-08-25T13:20:59.639+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrages'/><title type='text'>Institutions et Performance économique- E.Helpman: Guerres civiles et développement</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_uw1nOzKkI/AAAAAAAAADs/PjvHOB8_K58/s1600/guerillas01_cover_medium.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_uw1nOzKkI/AAAAAAAAADs/PjvHOB8_K58/s200/guerillas01_cover_medium.jpg" width="130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;J. Fearon part du constat que depuis 60 ans les Guerres civiles se forment toujours dans les mêmes circonstances, concernant près de 40% des pays de plus d’un demi-million d’habitants, tuant au moins un milliers de personnes. C’est la plus grande source de migrations forcées de 20ème siècle. Il est évident que les dommages causés par ce type de conflits sont considérables sur les économies. &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;C’est pourquoi la littérature économique s’est de plus en plus penchée sur les effets des guerres civiles sur l’économie et inversement la relation entre niveau initial de développement, insurrections et guerres civiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des guerres civiles ont la même architecture, à savoir qu’il s’agit pour la plupart de guérillas opposant les forces armées gouvernementales, menant une contre-insurrection contre les guérilleros, dont la force d’attaque est toujours minoritaire et clandestine. Les forces rebelles agissent la nuit en zones rurales, par des opérations ciblées, alors que l’armée agit de jour en zone urbaine. Autrement dit, il n’y a pas d’affrontement physique entre les deux camps, mais seulement un jeu visant à semer la terreur chez les adversaires et à susciter le plus d’adhésion et de soutien financier de la population et des entreprises locales. En effet, les taxes récoltées par les rebelles et le gouvernement sont les seules sources valables de financement et un moyen efficace de nuire au camp adverse via une réduction de l’assiette fiscale disponible. C’est le schéma qui s’est observé au Vietnam, Guatemala, Salvador, Colombie, Algérie, Philippines, Turquie, Pérou, Inde du Nord, Thaïlande, Cachemire, Népal, Indonésie, Mozambique, Sudan…Par ces exemples, le lecteur constate de lui-même la corrélation entre le revenu par tête relativement faible pays et la probabilité d’occurrence de tels conflits internes. Fearon montre même l’importance relative des revenus par tête dans l’explication des guerres civiles de manière, en démontrant qu’une fois les revenus initiaux contrôlés, le degré de démocratie, la diversité religieuse, les ethnies ou encore le degré des inégalités n’ont quasiment aucun pouvoir explicatif. Fearon cherche à répondre à deux questions :&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comment expliquer la persistance historique de ce type de conflit interne, très caractéristique depuis 1945 ? la question sous-jacente étant : qu’est ce qui empêche toute négociation entre forces armées gouvernementales et rebelles, entraînant des dommages collatéraux économiques et humains considérables ?&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu’est ce qui explique la relation très forte entre faible revenu par tête et risque élevé de guerre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;Fearon cherche à résoudre ces deux questions en adaptant la théorie des jeux à ce contexte, les deux joueurs étant le gouvernement et le leader des rebelles. Il démontrera l’inefficacité relative des précédents modèles vus dans la littérature économique (Grossman 1991, 2002 ; Hirshleifer 1995 ; Skaperdas 1992). En effet, contrairement à ses prédécesseurs, James Fearon intègre une composante de violence dans son modèle qui permet d’intégrer le fait que dans le cadre d’une guérilla (qui on le rappelle oppose des forces armées déséquilibrées), le risque pour les guérilleros de déclencher des combats est important : cela implique une probabilité de détection et de capture beaucoup plus importante, qui à terme finirait par mater la rébellion en capturant tous les combattants. D’un autre côté le déséquilibre des forces entre Rebelles et militaires est incontournable car plus les rebelles enrôleraient d’hommes, plus le risque d’infiltration est grand : Fearon parle de rendements décroissants des forces rebelles dans le succès d’une insurrection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Les modèles de la littérature appliqués aux guerres civiles&lt;/b&gt;. &lt;br /&gt;
On considère un jeu, les deux joueurs étant le gouvernement (G) et le leader des rebelles (R) qui interagissent en société dont le revenu par tête est y, chacun disposant d’un revenu positif (y&amp;gt;0). Les recettes fiscales potentielles pour lesquelles ils jouent s’écrivent t.y, avec y le revenu/tête et t le taux de prélèvement fixé. Le jeu commence par l’enrôlement d’hommes en proportion α ϵ[0,1] par le leader rebelle et en proportion β ϵ[0,1] par le chef des armées, le choix d’ α et β se faisant de manière simultanée, au cout marginal cR et cG. Dans le cadre de ces modèles, la fonction qui détermine le succès de l’insurrection (mesurée en terme de part des revenus fiscaux contrôlés par les rebelles) s’écrit p(α, mβ) pour un niveau fixé des forces militaires employées et m un paramètre positif d’efficacité de la contre-insurrection menée par les forces gouvernementales. &lt;br /&gt;
Les fonctions d’utilité des deux joueurs s’écrivent :&lt;br /&gt;
UR(α, β)= p(α, mβ).ty .(1- α- β) - cR α&lt;br /&gt;
UG(α, β)= (1- p(α, mβ)).ty .(1- α- β) – cG β&lt;br /&gt;
L’hypothèse de base face à ces deux fonctions d’utilité est qu’on considère qu’avoir plus de soldats ou rebelles enrôlés, le nombre d’adversaires est constant donne permet d’obtenir des revenus fiscaux plus importants (dp/dα&amp;gt;0), à travers un taux de rendement décroissant (d²p/ dα&amp;lt;0).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse de ces fonctions d’utilité est nécessaire pour comprendre comment la variation des revenus par tête (approximés ici par y) va affecter les niveaux d’équilibres des conflits civils, eux même déterminés par la maximisation des fonctions d’utilité de G et R. C’est ici que Fearon va montrer l’inefficacité de ces modèles, qui arrivent à une conclusion non pertinente au regard des faits stylisés. En effet si y le revenu augmente, les rendements marginaux de la rébellion ou réciproquement de la contre-insurrection vont augmenter via l’augmentation de l’assiette fiscale. Or si α et β sont les niveaux d’équilibre avant augmentation des revenus, alors lorsqu’y augmente, du fait de la décroissance des rendements du nombre d’hommes combattants sur la capture de nouveaux revenus fiscaux, alors les parts d’hommes combattant dans les ramées respectives des rebelles et du gouvernement vont être plus importantes. Ce qui est très irréaliste puisque cela revient à affirmer que lorsque un pays devient plus riche, c’est plus avantageux pour lui de s’engager dans une guerre civile, impliquant une part de la population plus grande. Dans un second plan, une autre limite est logée dans la spécification des couts marginaux de l’enrôlement des rebelles et militaires. En effet, lorsque le revenu y augmente, les couts cR et cG demeurent constants, ce qui revient à affirmer que de loger nourrir et blanchir des soldats auraient le même cout quelque soit le niveau de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, une spécification alternative avait été proposée : en supposant que plutôt que la réquisition, c’est une embauche moyennant un salaire que les joueurs R et G doivent accomplir. Le salaire incite alors les hommes à s’engager dans la guerre civile, évinçant en partie le risque de mourir, par une contrepartie financière non négligeable puisque le salaire w est égal voire infinitésiment supérieur au revenu par tête y. De ce fait, les revenus vont variés au sein de la population avec yi suivant une fonction de distribution cumulative, notée F. Si l’allure de la fonction n’est pas impactée par une variation du revenu par tête moyen, alors le niveau de vie n’affectera toujours pas les couts marginaux et donc les niveaux d’équilibre des forces d’attaque des deux adversaires. Ce postulat permet en tout cas d’insérer dans le modèle une inégalité de revenu qui représente une source d’incitation affectant les niveaux d’équilibre. Mais la spécification du modèle sous sa forme réduite ne permet pas d’obtenir des résultats conciliants avec la réalité des guérillas dans les pays pauvres. En outre, Fearon souligne que les probabilités de guerre civile ne sont empiriquement pas plus élevées dans les pays inégalitaires. Ces modèles de la littérature ne permettent donc pas d’expliquer réellement la relation entre ce type de conflits et les revenus par tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Mafieux, Guérilleros quelle différence ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
A titre de transition de la littérature vers son propre modèle, Fearon analyse les différences entre criminels, organisation mafieuse et groupe de rebelles. En effet, il semble évident que les criminels dans leur sens le plus commun cherche à exercer leurs crimes et délit dans l’anonymat afin d’éviter toute reconnaissance de responsabilité et punition. De fait, les criminels ne répètent jamais le même crime sur les mêmes personnes et/ou dans les mêmes lieux afin d’éviter leur perdition. Les mafias à l’inverse, sont des organisations criminelles qui n’agissent pas dans la clandestinité. En effet, afin de capter des rentes et taxes sur le dos des contribuables, elles se font connaitre de la population et risquent donc la dénonciation. Qu’est ce qui leur permet de perdurer dans le temps ? D’une part, l’organisation très hiérarchique, qui permet l’exercice d’un contrôle sur chaque membre et d’autre part des menaces de représailles et l’exercice d’une terreur sur les sujets afin de limiter le risque de dénonciation auprès des autorités. Il en est de même pour une organisation de rebelles, qui se finance grâce à des taxes « révolutionnaires » ponctionnées sur les paysans principalement, en zone rurale et qui s’expose au risque d’être connu et dénoncé au gouvernement. La différence fondamentale entre mafia et rébellion c’est que le crime n’a pas le même objectif. Une guerre civile est avant tout menée en vue d’un changement radical de système politique.En outre, une insurrection demeure le plus souvent réduite en nombre et en forces armées comparées aux forces gouvernementales, si bien qu’il est nécessaire de rester dans la clandestinité afin de survivre. De fait, Fearon base son modèle sur l’hypothèse suivante : l’addition de rebelles enrôlés augmente le risque de capture et de mise en péril de tout le groupe armé, pour une taille donnée du gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;Un modèle d’insurrection&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Fearon considère à nouveau&amp;nbsp; un jeu entre le chef du gouvernement (taille de l’armée β ϵ [0,1]) et celui des rebelles (taille de l’insurrection α ϵ [0,1]), ponctionnant chacun des taxes sur les revenus privés, à un taux fixé t ϵ[0,1]. Le total des recettes fiscales s’élève à t.y (1-α-β) avec y le revenu par tête (fois la population non enrôlée dans le combat).&lt;br /&gt;
Le modèle prévoit qu’une fraction p(α,mβ) de rebelles est capturée ou tuée par l’armée du gouvernement, avec le paramètre m supérieur à 0, le paramètre d’efficacité du gouvernement dans la contre-insurrection. Si bien que la taille du groupe de rebelles s’écrit α(1-p(α,mβ), qui collecte ses taxes révolutionnaires sur la part de la population non impliquée dans le conflit.&lt;br /&gt;
Le total des recettes fiscales pour les rebelles s’écrit à présent t.y.α (1- p(α,mβ)). Le gouvernement collecte ses taxes sur les revenus des paysans non « contrôlés » par les rebelles, autrement dit les travailleurs qui ne soutiennent pas le mouvement d’insurrection. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le modèle de Fearon diffère donc de la littérature par l’introduction de p(α,mβ), reflétant le risque de capture des rebelles, fonction croissante de ses deux arguments, à savoir la taille du groupe armé (risque de dénonciation croissant) et l’efficacité du gouvernement dans le conflit. La proportion de rebelles capturés est égale à α. p(α,mβ) = k(α,mβ)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux fonctions d’utilité s’écrivent à présent &lt;br /&gt;
UR(α, β)= t.y.min{(1- α- β, α-k(α-mβ)} - cR α &lt;br /&gt;
Où le leader des rebelles fixe un taux de taxation, minimisant le risque de capture de ses troupes&lt;br /&gt;
UG(α, β)= t.y.max {(0,1- α- β- α-k(α-mβ)}- cG β&lt;br /&gt;
Et le chef du gouvernement fixe son taux de taxation, maximisant son assiette fiscale et la capture des rebelles.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TCiSfeX60dI/AAAAAAAAAD8/LVSy8vLn9Eo/s1600/guerrilas.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="291" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/TCiSfeX60dI/AAAAAAAAAD8/LVSy8vLn9Eo/s400/guerrilas.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Ce graphique illustre les fonctions de réactions des deux joueurs, donc α(β) est la taille de force optimale des rebelles pour un niveau de contre-insurrection gouvernementale donnée et inversement&amp;nbsp; β(α) est la taille optimale des forces du gouvernement étant donné le niveau d’insurrection. On note que l’équilibre de Nash se trouve à l’intersection des deux courbes&amp;nbsp; (α*, β*). Autrement dit, l’analyse du modèle doit se faire via les meilleures réactions des joueurs étant donné l’agissement de l’adversaire.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si les rebelles sont en nombre trop limité, α inférieur au αmin, alors le gouvernement n’a aucun intérêt à employer des forces armées dans la contre-insurrection. La meilleure réponse est β=0.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dès que la taille de la guérilla dépasse le seuil α supérieur au αmin, le gouvernement a un intéret majeur à se lancer dans la contre-insurrection, car les rebelles captent une part importante de l’assiette fiscale&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Considérant la meilleure réaction des rebelles, deux&amp;nbsp; forces contradictoires interagissent : d’une part, la volonté de se financer et de susciter le soutien financier d’une part plus importante de la population, et d’autre part la contrainte du risque de dénonciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois le modèle explicité, une question fondamentale demeure ? Qu’en est-il du lien avec le revenu par tête et le niveau de développement d’un pays ? En effet, la question est au départ de s’interroger sur la prépondérance des conflits civils dans les pays pauvres. Fearon avance deux arguments : &lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les revenus n’ont font aucune différence dans le modèle car certes, une assiette fiscale plus importante représente une incitation positive pour les insurgés et gouvernements à combattre, mais cela implique des couts e fonctionnement beaucoup plus élevés (embauches, intendance…)&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aspect politique, les pays en développement sont les plus concernés par les lacunes des systèmes politiques, poussant à la rébellion d’une partie de la population. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement Fearon précise qu'on ne peut pas théoriquement démontrer la relation entre pays pauvres et guerres civiles sans supposer que les populations et les combattants seraient plus averses au risque dans les pays riches, subissant un cout d'opportunité à s'engager dans le combat beaucoup plus fort du fait de leur niveau de vie initial. &lt;br /&gt;
Selon Fearon, les paramètres du modèle représentant l'efficacité du gouvernement à mener une contre-insurrection et la part du revenu national qui peut être prélevée par les guérilleros, permettent d'annoncer les premiers éléments de réponse. En effet, d'après les faits stylisés, ces paramètres auraient une probabilité beaucoup plus importante d'être forts dans les pays pauvres. Ainsi, l'équilibre "violent" (α*, β*) mis en évidence par Fearon a une probabilité plus forte d'être atteint dans un pays faiblement développé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-821105172273324063?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/821105172273324063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/06/developpement-economique-insurrection.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/821105172273324063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/821105172273324063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/06/developpement-economique-insurrection.html' title='Institutions et Performance économique- E.Helpman: Guerres civiles et développement'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_uw1nOzKkI/AAAAAAAAADs/PjvHOB8_K58/s72-c/guerillas01_cover_medium.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-6922554748048306916</id><published>2010-06-21T12:45:00.004+02:00</published><updated>2011-04-26T13:19:56.846+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la mondialisation'/><title type='text'>La mondialisation détruit-elle notre culture?</title><content type='html'>L’influence néfaste de la globalisation sur la diversité culturelle et sur le niveau de satisfaction des individus est souvent soulignée pour justifier le protectionnisme dans ce secteur. Déjà en 1994, lors du cycle de négociation de l’OMC (Uruguay round), la France insistait pour que l’audio-visuel obtienne une place d’exception non soumise à l’ouverture. Plus récemment, toujours au nom de cette exception culturelle, elle demandait d’inscrire dans la constitution européenne le droit de protéger et de subventionner ce secteur (Disdier et al. (2008)).&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'en disent les &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/linvasion-de-la-musique-americaine.html"&gt;économistes&lt;/a&gt;? D’un côté des auteurs tel que Cowen (2002) considère que l’ouverture permet un mélange culturel et la création de nouvelles identités culturelles (destruction créatrice), alors que d’autres s’inquiètent du fait que ces nouvelles cultures soient appauvries car basées sur le plus faible dénominateur commun.&amp;nbsp;Mais&amp;nbsp;de façon surprenante,&amp;nbsp;les méfaits de&amp;nbsp;la mondialisation ont cependant été davantage étudiés (Francois van Ypersele (2002), Rauch et Trindate (2009), Maystre et al. (2010)) que les avantages à&amp;nbsp;l'ouverture culturelle.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
En attendant de vous proposer un modèle où l'échange culturel&amp;nbsp;est mutuellement avantageux, je vous souhaite à tous&amp;nbsp;une bonne fête de la musique! &lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
References &lt;br /&gt;
Cowen T. (2002) Creative destruction: How globalization is shaping the world’s cultures. Princeton. NJ: Princeton University Press. &lt;br /&gt;
Disdier AC., Head K., T. Mayer (2010) Exposure to foreign media and changes in cultural traits: Evidence from naming patterns in France. Journal of International Economics. &lt;br /&gt;
Francois, Patrick and van Ypersele, Tanguy. 2002. "On the Protection of Cultural Goods." Journal of International Economics 56(2): 359-369.&lt;br /&gt;
Maystre N., Olivier J., Thoenig M., Verdier T., Product-Based Cultural Change: Is the Village Global? &lt;br /&gt;
Rauch J. and V. Trindade (2009), "Neckties in the Tropics: a Model of Trade and Cultural Diversity", Canadian Journal of Economics.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-6922554748048306916?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/6922554748048306916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/06/la-mondialisation-detruit-elle-notre.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6922554748048306916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6922554748048306916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/06/la-mondialisation-detruit-elle-notre.html' title='La mondialisation détruit-elle notre culture?'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-3385337187975604074</id><published>2010-05-26T08:56:00.003+02:00</published><updated>2011-04-26T13:21:14.431+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Macro'/><title type='text'>Grèce et crise européenne</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S_zF7z3osMI/AAAAAAAAAMo/DH6bOnelWG0/s1600/17_big.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="200px" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S_zF7z3osMI/AAAAAAAAAMo/DH6bOnelWG0/s200/17_big.jpg" width="200px" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Débordé par notre quotidien, nous n'avons pas&amp;nbsp;réagi sur&amp;nbsp;la crise qui secoue l'union européenne.&amp;nbsp;Beaucoup de chose ont été écrites, aussi nous proposons ici un bref tour d'horizon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Un pays en crise&amp;nbsp;doit-il sortir de l'union monétaire? &lt;/h4&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/17/AR2010051702808.html?hpid=opinionsbox1"&gt;Felstein&lt;/a&gt; rappelle les conditions d’une union monétaire réussie (mobilité des travailleurs, union politique et fiscale avec la possibilité d’opérer des transferts d’une région à l’autre).&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Dans une situation de dette excessive, un petit pays disposant de sa propre monnaie verrait sa devise se déprécier et devrait payer un taux d’intérêt plus élevé pour payer ses dépenses, mais au sein de l’UE ce coût n’existe plus, le pays en question est tenté de jouer le passager clandestin en réalisant des déficits excessifs. &lt;br /&gt;
Si&amp;nbsp;certains pays dont l'Espagne ou l'Irlande n'ont pas joué ce jeu (avant la crise les budgets de ces états étaient équilibré),&amp;nbsp;la Grèce a sans doute eu&amp;nbsp;un comportement de passager clandestin. Pour sortir ce pays de la crise, certains&amp;nbsp;auteurs se sont demandé si une sortie de l'euro ne serait pas bénéfique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le note, entre autre &lt;a href="http://www.telos-eu.com/fr/article/europe_le_dernier_train_avant_l_enfer"&gt;Bernal&lt;/a&gt;, quitter l’euro et revenir à une monnaie nationale auraient des conséquences économiques tragiques. Un pays qui choisirait une telle politique bénéficierait certes d’une dévaluation de sa monnaie qui lui permettrait de restaurer sa compétitivité. Cet ajustement serait plus rapide que la baisse des salaires qui est à l’oeuvre aujourd’hui en Grèce. Mais dans la mesure ou l’on voit mal un pays rembourser sa dette libellée en euro avec une monnaie dévaluée, il y a fort à parier que cette sortie de l’union s’accompagnerait d’un défaut de paiement (ou d'une restructuration de la dette). Or un défaut de paiement, engendre une méfiance des investisseurs sur une longue période. Pour enrayer la fuite des capitaux, seule une hausse des taux d’intérêt visant à payer la prime de risque est envisageable. Elle limiterait la dévaluation et donc les gains à l’export mais surtout elle plomberait l’investissement et in fine la croissance du pays. Donc économiquement parlant la sortie de l’euro semble inenvisageable, politiquement elle l’est par contre beaucoup moins, car on imagine assez aisément des partis populistes surfant sur la récession, arrivés au pouvoir avec des slogans anti-européens. Barry &lt;a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/eichengreen17/English"&gt;Eichengreen&lt;/a&gt; ne partage pas ce point de vue, pour lui la sortie de l’euro est justement difficilement envisageable politiquement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse de &lt;a href="http://www.project-syndicate.org/commentary/stiglitz125/English"&gt;Stiglitz&lt;/a&gt; est sans doute l’une des plus originales, l’auteur suit Keynes en affirmant que ce ne sont pas les déficits des balances commerciales qui posent problèmes mais les excédents. Au sein de l’union européenne &lt;b&gt;c’est donc l’Allemagne qui exerce une externalité négative, sa sortie de l’union monétaire entraînerait une dévaluation de l’euro qui permettrait de restaurer la compétitivité des pays européens en déficit&lt;/b&gt;. L’auteur propose évidemment d’autres solutions plus consensuelles. Fidèle à ses convictions, il considère que l’austérité passant par une baisse des salaires est fantaisiste et il considère que si l’Europe ne peut réformer ses institutions et offrir une structure fiscale adéquate alors autant laisser tomber l’euro plutôt que d’imposer aux peuples une longue agonie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;A l'origine du mal&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/5062"&gt;De Grauwe&lt;/a&gt; recommande la mise en place d’un budget centralisé qui permettrait un transfert automatique vers les pays en difficulté. Ce mécanisme de solidarité (d’assurance) permettrait de limiter les recours au marché. L’auteur remarque que, mis à part la Grèce, une grande partie des gouvernements européens ont eu des déficits limités et une croissance de la dette relativement lente en comparaison avec l’endettement privé. &lt;b&gt;La crise des États, n’est que la conséquence de la crise immobilière et bancaire née en aout&amp;nbsp;2007&lt;/b&gt;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;“Those who say that it is government profligacy that is the source of the debt crisis are mistaken. They also fail to see the inevitable connection between private and public debt. This connection is particularly strong in countries like Spain and Ireland that have been hit badly by the debt crisis. [...] Spain and Ireland were spectacularly successful in reducing their government debt to GDP ratios prior to the financial crisis, i.e. Spain from 60% to 40% and Ireland from 43% to 23%. These were the two countries, which followed the rules of the Stability and Growth Pact better than any other country – certainly better than Germany that allowed its government debt ratio to increase before 2007. Yet the two countries, which followed the fire code regulations most scrupulously, were hit by the fire, because they failed to contain domestic private debt.”&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tyler &lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/05/23/business/global/23view.html?partner=rss&amp;amp;emc=rss"&gt;Cowen&lt;/a&gt; revient sur la corruption en Grèce, il souligne que dans les classements internationaux ce pays est proche de l'Égypte ou de Éthiopie. &lt;b&gt;L’économie souterraine représenterait 20% du PIB, l’évasion fiscale semble être un sport national représentant une perte de 30 milliards d’euro de recette fiscale&lt;/b&gt;. Cette difficulté à prélever l’impôt est inquiétante pour un remboursement rapide de la dette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.aei.org/article/102030"&gt;Reinhart et Reinhart&lt;/a&gt; nous file le blues en nous rappelant les efforts infructueux de l’Argentine qui se sont soldés par un défaut de 132 milliards d’euro en 2001 et une contraction du PIB de 15%. Les auteurs notent de plus que les pays qui ont suivi des plans d’austérité et qui s’en sont sortis (Mexique en 1995, Corée du Sud en 1998, Turquie en 2001, Brésil en 2002) avaient une dette en terme de PIB inférieure à la Grèce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Solutions?&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laurence &lt;a href="http://www.telos-eu.com/fr/article/les_enjeux_du_plan_anticrise"&gt;Boone&lt;/a&gt; revient sur les enjeux du plan anti-crise, ce plan permet à la BCE de racheter la dette souveraine et octroie à la commission européenne une capacité d’endettement de 110 milliards d’euros. Enfin un fond de 440 milliards permettrait de prêter à moindres coûts aux pays en difficulté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.telos-eu.com/fr/article/pour_un_vrai_pacte_de_stabilite"&gt;Burda et Gerlach&lt;/a&gt; propose la mise en place d’un comité d’experts indépendants qui suivrait l’évolution des budgets des États membres. Le nouveau pacte de stabilité qu’il propose, est graduel et très exigent, avec une évaluation par les experts dès que le déficit dépasse 1% et une procédure d’ajustement dès les 2%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.telos-eu.com/fr/article/pour_un_vrai_pacte_de_stabilite?q=node/1764"&gt;Wyplosz&lt;/a&gt; revient sur les 750 milliards d’euro fournis par les États membres et le FMI (qui fournit 250 milliards), il s’inquiète notamment du risque de récession lié aux plans d’austérité qui mineraient les rentrées fiscales et alourdiraient le déficit et donc la dette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/17/la-longue-crise-de-l-europe-par-michel-aglietta_1352823_3232.html"&gt;Aglietta&lt;/a&gt; considère lui aussi que le plan d’austérité a une probabilité forte d’échouer, de son point de vue la crise n’est pas une crise de liquidité mais une crise de solvabilité face à laquelle la seule solution est une restructuration de la dette : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;"Une erreur cardinale a été faite, que le plan de financement de 110 milliards d'euros sur trois ans alloués à la Grèce ne saurait dissiper. La même erreur que celle commise en 1982 par le club des créanciers souverains du Mexique a été répétée. On nie qu'il y ait un problème de solvabilité et on feint de croire qu'il n'y a qu'un problème transitoire de liquidité. Cette erreur à l'époque a coûté la décennie perdue à l'ensemble de l'Amérique latine. Les pays ont été épuisés par les plans d'austérité stériles imposés par le Fonds monétaire international (FMI) pour préserver les banques créancières. Ce n'est qu'à la fin de la décennie avec l'initiative Brady que les dettes ont été restructurées, que les banques ont pu se débarrasser de leurs créances avec décotes et que les économies ont pu retrouver le chemin de la croissance. […] un plan de restructuration permet de diminuer le coût d'un défaut s'il se produit.&lt;span style="color: black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Une étude de la Banque d'Angleterre a montré qu'&lt;b&gt;un pays qui fait défaut sans accord avec ses créanciers subit des pertes de production trois plus élevées qu'un pays dont la dette a été restructurée&lt;/b&gt;. »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse est proche de celle avancée par &lt;a href="http://voxeu.org/index.php?q=node/5028"&gt;Mayer et Gros&lt;/a&gt; qui considère « a liquidity problem postponed is a problem solved, but a solvency problem postponed is a problem made intractable ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si voulez en savoir plus, voir l’ouvrage de De Grauwe sur les unions monétaires (c’est un classique, facile à lire et passionnant), la revue de littérature de Betsma et Giuliodori (2009) et enfin &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/5034"&gt;Baldwin&lt;/a&gt; a réalisé une revue des posts parus sur vox-eu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Références&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Betsma et Giuliodori (2009), The Macroeconomic Costs and Benefits of the EMU and other Monetary Unions: An Overview of Recent Research, Journal of economic literature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Grauwe, P (2009), The Economics of Monetary Union, 8th Edition, Oxford University Press.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-3385337187975604074?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/3385337187975604074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/05/grece-et-crise-europeenne.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3385337187975604074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3385337187975604074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/05/grece-et-crise-europeenne.html' title='Grèce et crise européenne'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S_zF7z3osMI/AAAAAAAAAMo/DH6bOnelWG0/s72-c/17_big.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-1201914705005214012</id><published>2010-05-20T17:16:00.001+02:00</published><updated>2010-08-25T13:25:58.086+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrages'/><title type='text'>Institutions et performance économique-Théorie du bicamérisme (1)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PP0PmUNgI/AAAAAAAAADM/3dIV6qf6H3I/s1600/725-7.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PP0PmUNgI/AAAAAAAAADM/3dIV6qf6H3I/s200/725-7.jpg" width="131" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Après avoir survolé la partie historique de cet ouvrage, couvrant les cinq premiers chapitres, il est temps de se focaliser sur les quatre grands chapitres théoriques qu’Helpman a sélectionné. Traitant de phénomènes institutionnels très importants, tels que le choix du bicamérisme dans un régime parlementaire, le lien entre guerres civiles et développement économique, l’organisation et les incitations au cœur des partis politiques à mettre en œuvre des politiques économiques, ou enfin l’effet de cliquet des politiques fiscales dans un cadre dynamique et multipartite, chaque chapitre fera l’objet d’un billet.&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Le choix du Bicamérisme : Introduction&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
Le chapitre 6 est donc consacré au papier d’Abhinay Muthoo et Kenneth A. Shepsle qui analysent les interactions entre les chambres parlementaires selon les échéances électorales souvent échelonnées dans le temps. On définit le bicamérisme comme un système politique qui vise à distinguer dans un régime parlementaire&amp;nbsp; deux chambres, une chambre « haute » élue le plus souvent au suffrage indirect et une chambre « basse », assemblée traditionnellement élue au suffrage direct. Le but est clairement de modérer l’action du contre pouvoir exécutif, les représentants directs du peuple soumettent leurs décisions aux membres de la Chambre haute, qui représentent généralement les différentes régions, provinces ou états d’une nation. Le bicamérisme est donc particulièrement justifié dans le cadre d’un Etat fédéral,&amp;nbsp; avec une chambre représentante du peuple élue au suffrage direct et une assemblée représentante des différents états. Par exemple, le Congrès américain est une illustration de ce que représente le bicamérisme politique, puisque il&amp;nbsp; rassemble deux assemblées : le Sénat ou « chambre haute », composé de deux représentants par état et la Chambre des représentants ou « chambre basse » composée de 435 représentants de la population américaine.&amp;nbsp; Les échéances électorales du Sénat sont échelonnées dans le temps (renouvellement partiel tous les deux ans) alors que la Chambre des représentants est réélue de manière simultanée. Le but du bicamérisme ici est relativement clair, puisque la Chambre Haute permet de rééquilibrer les pouvoirs afin de ne pas défavoriser les « petits états » dans l’élaboration des lois américaines.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PQtKxc6VI/AAAAAAAAADk/Srh25lQWDbQ/s1600/Nationalratssaal_Wintersession_2006.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="133" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PQtKxc6VI/AAAAAAAAADk/Srh25lQWDbQ/s200/Nationalratssaal_Wintersession_2006.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt de cette analyse, à la fois empirique et théorique des auteurs&amp;nbsp; est de mettre en évidence les effets d’incitations des institutions, dans un cadre temporel dynamique, mettant en évidence&amp;nbsp; des équilibres dépendant en partie des modalités d’élections des assemblées parlementaires. Il est évident que la structure institutionnelle d’un Etat comporte des effets indéniables sur les comportements des agents politiques, via différents degrés d’incitation, qui relèvent d’une problématique de choix collectif (cf Théorie de Mancur Olson).&lt;b&gt; Par exemple, un régime présidentiel ou parlementaire, monocaméral ou bicaméral, sous un système électoral majoritaire ou proportionnel conditionne les niveaux et la composition des dépenses publiques, de la dette, et surtout des taux de croissance et niveaux de développement des nations&lt;/b&gt;. C’est d’un point de vue empirique, une analyse qui se tient, bien que d’autres éléments entrent évidemment en compte dans l’analyse de la performance économique, c’est ce qui fait toute la variété de l’ouvrage d’Helpman. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse théorique de Muthoo et Shepsle consiste en une analyse des différences micro institutionnelles, autour d’un &lt;b&gt;partage du gâteau&lt;/b&gt; entre les deux chambres parlementaires, tenant compte des différentes modalités d’élections (simultanées ou échelonnées au sein des deux chambres, simultanées dans l’une, échelonnée dans l’autre). Ces différences trouvent évidement leur justification dans les faits stylisés (Congrès Américain, Confédération Suisse, Sénat et Assemblée Nationale en France).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Le Modèle théorique : principales hypothèses&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PQKbwycdI/AAAAAAAAADc/NnR9VPN0Y2I/s1600/309_BnHover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PQKbwycdI/AAAAAAAAADc/NnR9VPN0Y2I/s320/309_BnHover.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
La première étape est la définition du modèle de base « Baseline » afin d’analyser les effets d’une modification des structures législatives ou de l’environnement économique. Les auteurs supposent donc qu’au départ&amp;nbsp; deux chambres constituent le pouvoir législatif et d’autre part ils posent l’hypothèse que pour chaque période, l’économie dégage un surplus fixe et exogène, surnommé le gâteau qui sera alloué entre les différentes entités représentées au sein des assemblées. Par souci de simplicité, les auteurs n’introduisent aucune politique fiscale de taxation, ni aucun arbitrage entre allocation privée ou publique du gâteau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structure temporelle du modèle est composée de périodes t=0, 1,2,3 … durant lesquelles chaque chambre est composée de deux législateurs, chacun ayant été élu par un corps électoral distinct ou "district électoral".&lt;br /&gt;
Les auteurs posent l'hypothèse suivante: on définit la probabilité П qu’un législateur ou député soit réélu, selon un principe de vote rétrospectif, ce qui suppose que cette probabilité П dépend positivement ou du moins non négativement des parts du gâteau reçu par le district électoral à la période précédente. Cette probabilité de réélection qui est introduite dans le modèle est conçue par les auteurs dans sa forme réduite, de manière exogène. La règle de vote et les comportements de l’électeur ne sont donc pas modélisés dans le modèle. Une autre hypothèse fondamentale de ce modèle est l’&lt;b&gt;imperfection informationnelle&lt;/b&gt; dans un cadre temporel séquentiel. Chaque électeur dispose d’une information partielle et incomplète sur ce qui s’est fait durant les périodes passées par les anciens législateurs. Autrement dit, les votants ont une mémoire limitée sur les allocations du gâteau précédemment distribuées et ne réélisent leurs représentants qu’en fonction des allocations récemment perçues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les auteurs posent Ѳ la probabilité qu’un législateur soit suffisamment reconnu et influent pour qu’il puisse proposer une répartition du gâteau dont la Chambre entière dispose. Si sa proposition est acceptée, alors son district électoral reçoit la part voulue du gâteau, si l’offre est refusée par l’assemblée en question, alors tout gain est perdu. On impose également que si le législateur est indifférent entre l’acceptation ou le rejet d’une proposition de répartition, alors il l’accepte ; Il est relativement évident que le législateur choisit de proposer une répartition qui maximisera la part du gâteau allouée à son propre district. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la période t=-1, c'est-à-dire au moment de l’élaboration du régime constitutionnel, on suppose que toutes les conditions d’élection,&amp;nbsp; de formation des assemblées et de prise de décision sont communément décidées par les Pères Fondateurs dans une perspective d’optimisation de leurs intérêts joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque chambre parlementaire est en charge de la répartition de la moitié du gâteau, Muthoo et Shepsle vont ainsi analyser de manière séquentielle les différentes modalités électorales simultanées ou échelonnées. Pour chaque structure institutionnelle étudiée, l’équilibre politique atteint est un équilibre de Markov, à savoir qu’une fois les choix institutionnels établis (par exemple choix du bicamérisme) en période -1, les stratégies politiques répondent à une logique d’indépendance historique des décisions. &lt;b&gt;Le mécanisme d’équilibre ne peut pas tenir compte d’un quelconque choix inter-temporel ou coopératif.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;Quels sont les principaux résultats obtenus ?&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En imposant une contrainte de départ dans laquelle le monocamérisme est choisi par les fondateurs, les auteurs montrent qu’il est parfois préférable d’établir des procédures d’élections échelonnées, plutôt que simultanées. En effet, partant du point où les élections seraient simultanées, autrement dit l’unique assemblée est totalement remise en question à chaque échéance électorale,&amp;nbsp; la probabilité que les élections renouvellent complètement la composition de l’assemblée est fortement positive, ce qui implique une faible expérience politique au sein de la chambre parlementaire et donc une inefficacité relative des décisions menées. Dans le cadre d’un renouvellement partiel et échelonné, ce type de scenario est impossible. En outre, l'existence d'une seule chambre augmente le risque que le législateur se voit refuser une proposition de répartition du gâteau et que le district électoral ne perçoive finalement aucune contribution. &lt;b&gt;C'est ce dernier élément qui met au cœur de l'analyse le degré d'aversion au risque des agents.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons à présent que le modèle de base prévoit une structure bicamérale, qui se divise le gâteau en deux. Trois cas doivent être successivement examinés : les deux chambres sont simultanément renouvelées, ou les deux sont partiellement réélues, ou l’une des deux connait des élections échelonnées et pas l’autre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans le premier cas, le modèle démontre qu’un pouvoir législatif bicaméral avec une unique échéance électorale est une situation Pareto-supérieure au cas où une seule chambre existe. Le bicamérisme sera donc choisi ex-ante, tendant à confirmer le choix du scenario de base, reflétant également l'aversion au risque des agents. En effet, ce scenario permet de fournir une probabilité plus importante de recevoir une part du gâteau. &lt;br /&gt;
- De même que lorsque les deux assemblées ont des modalités électorales échelonnées, le modèle démontre une supériorité selon le critère de Pareto par rapport au monocamérisme, toujours sur la base d’une aversion au risque des agents, qui préfèrent maximiser la probabilité de recevoir une part du gâteau, sous forme d’allocation, plutôt que de risquer de ne rien recevoir.&lt;br /&gt;
- Le troisième cas d’asymétrie des conditions électorales des deux chambres n’est pas directement évaluable à travers la spécification du modèle. En effet, l‘optimalité de l’une ou l’autre procédure dépend de la valeur de certains paramètres tels que la probabilité de réélection des législateurs (qui dépend on le rappelle des allocations reçues en période précédente par chaque entité électorale) mais surtout la probabilité des législateurs à être suffisamment influents pour proposer eux-mêmes une répartition du gâteau, paramètre qui dépend lui-même des échéances électorales (plus les élections approchent pour certains législateurs, plus leurs moyens d'actions seront importants).&lt;br /&gt;
Néanmoins, les auteurs avancent que lorsque les paramètres sont tels que le pouvoir d’imposer un ordre du jour pour un législateur est le même dans le cadre d’élections partielles ou totales, alors, les agents seront indifférents aux trois structures possibles du bicamérisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;Conclusions&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
En choisissant de mettre cette étude en exergue, Helpman cherche à souligner l'importance de l'organisation institutionnelle, mais aussi des incitations des décideurs politiques. Si l'analyse se focalise sur le choix ex-ante de la structure institutionnelle, cela n'empêche pas de lier ces principales conclusions aux faits stylisés qui mettent en évidence les différences de performances économiques liées au fonctionnement des institutions. Les contre-pouvoirs sont nécessaires et plus les agents économiques sont averses au risque, plus la présence de deux chambres constituantes sera souhaitée. Muthoo et Shepsle ont ainsi démontré que sous certaines conditions; le bicamérisme est un choix plus adéquat que le monocamérisme. En effet, l'équilibre atteint grâce à un programme de maximisation des parts du gâteau est Pareto-supérieur aux équilibres atteints dans le cadre où une seule chambre parlementaire est instaurée.&amp;nbsp; Il est cependant important de rappeler que ce modèle dépend fortement des hypothèses avancées par les auteurs et surtout de la valeur des paramètres principaux du modèle théorique. &lt;b&gt;Ceci rappelle bien qu'il n'y a pas une seule structure institutionnelle qui soit optimale sans qu'elle dépende de la taille et des traits caractéristiques de chaque nation&lt;/b&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-1201914705005214012?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/1201914705005214012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/05/institutions-et-performance-economique.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1201914705005214012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1201914705005214012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/05/institutions-et-performance-economique.html' title='Institutions et performance économique-Théorie du bicamérisme (1)'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S_PP0PmUNgI/AAAAAAAAADM/3dIV6qf6H3I/s72-c/725-7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-5835472565277341276</id><published>2010-04-23T21:44:00.002+02:00</published><updated>2011-04-26T13:22:01.975+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Médaille John Bates Clark pour Esther Duflo</title><content type='html'>La très prestigieuse médaille &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9daille_John_Bates_Clark"&gt;John Bates Clark&lt;/a&gt;, vient d'être attribuée à Esther Duflo. Si vous ne connaissez pas ses travaux,&amp;nbsp;je vous invite à écouter ses conférences au &lt;a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cha_int2008/audio_video.jsp"&gt;College de France&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(2009) ou à l'&lt;a href="http://www.canal-u.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2003/la_globalisation_du_globe_aux_effets_globaux/qu_est_ce_que_l_economie_du_developpement"&gt;université de tous les savoirs&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(2003).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-5835472565277341276?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/5835472565277341276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/04/medaille-john-bates-clark-pour-esther.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5835472565277341276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5835472565277341276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/04/medaille-john-bates-clark-pour-esther.html' title='Médaille John Bates Clark pour Esther Duflo'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-1058196159329184942</id><published>2010-04-22T15:23:00.006+02:00</published><updated>2011-04-26T13:23:14.263+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Environnement'/><title type='text'>Carpe diem et taux d'actualisation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La prise de conscience des citoyens concernant l'environnement et le réchauffement climatique était-elle éphémère? La crédibilité du GIEC, qui lui a valu un prix Nobel pour ses études sur le changement climatique, va t-elle éclater comme une bulle au soleil? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'engouement pour "le vert" semble s'essouffler, le sommet de Copenhague a été un fiasco&amp;nbsp;et les opposants à la thèse du réchauffement ont de plus en plus voix au chapitre. A titre d'illustration, juste avant Copenhague, des e-mails de climatologues sont piratés et les septiques en découvrant le contenu de ces mails crient victoire. Une victoire dénommée "climategate" selon laquelle &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;les chercheurs bidouilleraient les données (une sombre histoire de dates récentes non prises en compte pour lesquelles les températures seraient plus faibles et un questionnement sur les températures au moyen-âge). De plus, il y a quelques mois, c'est une étude sur l'Himalaya qui a fait couler bcp l'encre suite à une erreur du GIEC (le glacier disparaitrait d'ici 2035... une hallucinante erreur dommageable pour la crédibilité de l'institution) et un peu partout on voit fleurir des vidéos aux noms éloquents (&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x2bymx_larnaque-du-rechauffement-climatiqu_news"&gt;l'arnaque du réchauffement climatique&lt;/a&gt;&amp;nbsp;par exemple).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce type de polémique a tendance à élever le taux d'actualisation des agents, et par ce biais, à relativiser les coûts de l'inaction. A l'inverse la "journée de la terre" et autres manifestations ont un objectif inverse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le post d'aujourd'hui traite justement de ce taux d'actualisation, il trouve ses sources dans les textes de&amp;nbsp;Godard (2008), de Heal (2008) et de Schubert (2006).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Le taux d'actualisation&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous ne savez rien du taux d'actualisation, je vous conseille un petit tour par chez &lt;a href="http://www.optimum-blog.net/post/2008/12/23/%5Bchiant%5D-taux-de-preference-pour-le-present-et-elasticite-de-substitution-intertemporelle"&gt;optimum&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le taux d'actualisation se définit par:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;rho=d+n(c)g(c)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ou rho est le fameux taux d'actualisation qui dépend du taux de préférence pour le présent d, de l'élasticité de l'utilité marginale n et du taux de croissance de la consommation g(c).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme le note Weitzman (2007) la plupart des économistes utilisaient jusqu'à présent un triplé de 2 (d=2, n(c)=2, g(c)=2) où quelque chose de très proche pour obtenir un taux d'actualisation qu'ils considéraient comme plausible, soit avec le triplé de 2: rho=6%. Birdsall et Steer (1993) prônent un taux de 8% et Nordhaus (2007) adopte un taux d'actualisation de l'ordre de 4,5%. Ce qui conduit ces auteurs a relativiser la nécessité d'agir contre le réchauffement climatique, dont les coûts ne sont guère élevé du fait de ce taux d'actualisation important. Certains auteurs en sont même venu à conclure que les coûts du changement climatique étaient si faibles qu'ils ne justifiaient pas le Protocole de Kyoto. A l'inverse, Stern et son équipe ont utilisé des valeurs très différentes soit d=0.1, n(c)=1, g(c)=1.3 ce qui donne un taux de 1,4%. Avec un tel taux, les coûts de l'inaction peuvent s'élever à 20% du produit mondial par an. Le coût de l'action contre le changement climatique n'étant que de 1% par an, la nécessité d'agir contre les émissions de CO2 semble évidente à la lecture du rapport Stern. Dans les sections qui suivent nous allons étudier les différents paramètres et variables de ce taux d'actualisation pour comprendre le débat des économistes sur la nécessité d'agir aujourd'hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Taux de croissance de la consommation&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le taux de croissance de la consommation par tête g(c) est le moins discutable, il peut être appréhendé en utilisant des données historiques de consommation. Mais les projections ensuite réalisées sont tout de même critiquables, le passé n'augure pas du présent notamment pour des projections longues où certaines ressources viendraient à manquer. En effet des dégradations environnementales radicales pourraient conduire à une diminution de la consommation (et ce d'autant plus que les biens environnementaux et les biens de production sont complémentaires). Pour analyser ceci il faut introduire du capital naturel (noté k), le taux d'actualisation est alors du style rho=d+n(c)g(c)+n(k)g(k). On voit ainsi qu'il faut non seulement analyser l'évolution de la conso g(c) mais aussi du capital naturel g(k) et enfin étudier la complémentarité ou la substituabilité de la consommation et du capital naturel dans le bien-être, soit n(k). Ca peut changer pas mal de chose dans l'analyse, je renvois à Heal pour ceux que ça intéresse, il propose d'étudier des biens non substituables pour des revenus faibles, ainsi une consommation minimale de certains biens naturels est essentielle et difficilement remplaçable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Taux de préférence pour le présent&lt;/h4&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AiVOlbhJI/AAAAAAAAAMQ/k5JrjX6eAy8/s1600/478425998_small.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="175px" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AiVOlbhJI/AAAAAAAAAMQ/k5JrjX6eAy8/s200/478425998_small.jpg" width="200px" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Quel poids doit-on donner au futur? &lt;b&gt;Le taux de préférence pour le présent d répond à cette question, il est exogène et son choix est éthique&lt;/b&gt;, il représente le poids que l'on attribue aux générations futures, il reflète l'aversion d'une société à l'inégalité intergénérationnelle.&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans une citation, souvent reprise Ramsey (1928), fidèle à sa tradition utilitariste, écrivait : "It is assumed that we do not discount later enjoyments in comparison with earlier ones, a practice which is ethically indefensible and arises merely from the weakness of the imagination", pour lui ce taux devait être égal à zéro, chaque génération compte de la même façon.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est assez pratique de considérer qu'avec d=0 toutes les générations ont le même poids, mais c'est une approximation car si on creuse un peu ce n'est pas tout à fait vrai, Koopmans (1960) remarquait notamment (en se référant aux modèles de croissance optimale) qu'avec un tel taux, l'épargne des générations proches devaient être très importante (un irréaliste sacrifice) pour satisfaire les consommations de l'infinité des générations futures, donc d=0 ne garantit pas de traitement totalement égal dans les modèles standards. Dans une vision rawlsienne, si on considère que grâce à la croissance économique les générations futures seront plus riches, alors l'objectif premier sera de maximiser le sort de la génération actuelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notons que de nombreuses expériences remettent en question la constance de la préférence pure pour le présent. Les individus ont tendance, dans certaines situations, à réagir plus facilement a une variation proportionnelle du temps plutôt qu'à une variation absolue. Dans un tel cas le taux de préférence pour le présent est décroissant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout aussi éthique est le choix de n, qui représente en quelques sortes l'aversion à l'inégalité intragénérationnelle. Hélas la théorie est loin d'être claire sur ce taux qui peut aussi être considéré comme le degré d'&lt;b&gt;aversion au risque&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce taux dépend de la concavité de la fonction d'utilité, c'est à dire de la décroissance de l'utilité marginale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec un n égal à l'unité, Stern considère que les générations présentes devraient payer un coût de 1% pour que celles de 2150 n'ai pas à payer un coût supérieur à 1% (en termes de conso par tête) et ce même s'ils sont 10 fois plus riches. C'est certes critiquable, il est difficile de demander aux générations présentes de se sacrifier ainsi pour des générations qui n'existent pas et qui seront plus riches&amp;nbsp;(on parle souvent de "nos enfants" pour désigner les générations futures, alors même que la plupart du temps "nos enfants" appartiennent à la génération présente).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si Stern avait choisi n=3 alors sa conclusion d'action immédiate ne tenait plus. Weitzman propose n=2 et Heal and Kristrom citent la littérature financière pour laquelle l'aversion au risque (qui n'est autre que n) est comprise en 2 et 6. Sterner à l'inverse, considère cette valeur comme étant déjà élevée, puisque elle impliquerait des transferts qui ne sont pas observés dans le monde actuel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;L'aversion au rique et le coût de l'action&lt;/h4&gt;Nous allons présenter ici l'étude de Heal and Kristrom. La question posée par les auteurs est la suivante: quels sont les coûts à payer pour éviter le risque d'un changement climatique?&lt;br /&gt;
Notons I le revenu de la société dans le cas d'une absence de changement climatique, et u(I) l'utilité retirée dans un tel cas. Plusieurs changements climatiques peuvent avoir lieux, avec une probabilité p affectant le revenu mondial qui devient alors égal à I. L'espérance d'utilité après changement climatique est alors la somme des p*u(I). Supposons que cette modification de l'environnement apparaissent à la date C et notons d le poids donné aux bénéfices ou aux pertes à la date t+1 par rapport à ceux de la date t. Avec ces notations d^{t-1} est le poids donné aux pertes à la date t par rapport à ceux de la date 1. Supposons que nous&amp;nbsp;souhaitons financer&amp;nbsp;un cout de dépollution à partir de maintenant jusqu'à la date C pour éviter le changement climatique. Quel sera ce coût? Ce coût noté x sera la solution de l'équation suivante:&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AgZwoxmPI/AAAAAAAAAL4/XiN0US5tFwg/s1600/Sans+titre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AgZwoxmPI/AAAAAAAAAL4/XiN0US5tFwg/s320/Sans+titre.jpg" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;T étant l'horizon temporel maximum. Les auteurs fixent T=1000. x peut aussi être vu comme le coût supplémentaire pour passer d'une technologie polluante à une technologie propre i.e solaire, géothermique etc*. Ils étudient trois scenarii, un premier scénario A où la proba de perdre 5% du revenu mondial est de 20%, la proba de perdre 15% est de 10% et la proba de perdre 25% est de 5%. Il y a donc dans ce scénario 65% de chance de ne rien perdre. Et l'espérance de perte s'élève à 3.75%. Les autres scenarii reportés ci-dessous sont plus optimistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AgtOflOMI/AAAAAAAAAMA/c73Ycuj_fC4/s1600/Sans+titre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AgtOflOMI/AAAAAAAAAMA/c73Ycuj_fC4/s320/Sans+titre.jpg" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le tableau 2 fixe des valeurs à l'indice d'aversion au risque (entre 0 et 6) et au taux d'actualisation (entre 1 et 5%) et utilise les proba du scénario A pour résoudre l'équation (&lt;ref&gt;x&lt;/ref&gt;). Ce qui nous donne les différents coûts supplémentaires du passage d'une technologie polluante à une technologie propre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9Ag_JW4jYI/AAAAAAAAAMI/VvKpSR3Te6M/s1600/Sans+titre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9Ag_JW4jYI/AAAAAAAAAMI/VvKpSR3Te6M/s320/Sans+titre.jpg" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;IRRA est l'indice d'aversion au risque (cette aversion aux risques pour une utilité u(I) est donnée par -Iu′′/u′) et le delta minuscule&amp;nbsp;employé par les auteurs est notre taux d'actualisation d. Les auteurs montrent ainsi que la dépense nécessaire pour éviter le changement climatique pourrait représenter 8.13% du revenu mondial si l'aversion au risque est forte (IRRA=6) et si le taux d'actualisation est faible. Pour d'autres valeurs de paramètres ce coût pourrait s'élever uniquement à 0.1% (non reporté ici). Le problème de ce type d'étude réside dans les probabilités d'occurrence d'une catastrophe qui sont inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;En guise de conclusion&lt;/h4&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AkwmbzEtI/AAAAAAAAAMg/HlONkVYmA8M/s1600/00355777.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AkwmbzEtI/AAAAAAAAAMg/HlONkVYmA8M/s320/00355777.jpg" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'incertitude est au cœur du débat climatique (hausse de température ou encore les conséquences de cette hausse en terme de précipitation, vent, montée des eaux....) mais&amp;nbsp;nous ne sommes pas ici dans l'univers risqué des économistes&amp;nbsp;"mainstream"&amp;nbsp;où l'on connaîtrait les probabilités d'occurrence des différents états de la nature et où l'on pourrait calculer l'espérance d'utilité, mais dans un univers d'incertitude radicale où la distribution des risques n'est pas connue. Ne connaissant pas la distribution des probabilités de changement climatique, Henry et Henry (2002) proposent une démarche axiomatique critique sur l'espérance d'utilité, de leur point de vue il semble nécessaire d'appliquer alors un principe de précaution. Mais il n'y a guère de quoi à être optimiste, la tragédie des communs s'applique ici, les interactions stratégiques entre pays débouche sur un dilemme du prisonnier, la situation&amp;nbsp;où&amp;nbsp;tout le monde pollue&amp;nbsp;est un équilibre de Nash (Copenhague).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AfXIni4qI/AAAAAAAAALw/7QMPBgvpgKM/s1600/Sans+titre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AfXIni4qI/AAAAAAAAALw/7QMPBgvpgKM/s320/Sans+titre.jpg" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
La journée de la terre, ou celle de l'environnement, ou encore les appels à couper l'électricité nous rappelle que cet équilibre n'est pas Pareto efficace. Mais les difficultés à se coordonner, à se lier les mains comme Ulysse face à l'appel des sirènes, semblent insurmontable tant la préférence pour le présent est forte et l'aversion au risque futur faible dans nos sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Biblio partielle&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Godard, 2008, Long terme et actualisation, Revue d'Economie Philosophique. 9(2), 69-92.&lt;br /&gt;
Heal, G., Climate economics, a meta-review and some suggestion, NBER n 13927.&lt;br /&gt;
Heal, Geoffrey and Bengt Kriström 2002. Uncertainty and Climate Change. Environmental and Resource Economics, 22, 3-39.&lt;br /&gt;
Henry, C and M Henry 2002. "Formalization and applications of the Precautionary Principle,"Working Paper, Laboratoire d'Économetrie de l'École Polytechnique.&lt;br /&gt;
Nordhaus, William 1993. Rolling the DICE: An Optimal Transition for Controlling the Emission of Greenhouse Gases, Resource and Energy Economics, 15: 27-50.&lt;br /&gt;
Nordhaus,William 2007. The Stern Review of the Economics of Climate Change, Journal of Economic Literature.&lt;br /&gt;
Schubert K, 2006, Eléments sur l'actualisation et l'environnement, Louvain Economic Review 72(2).&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Note de bas de post &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Avec le développement de ces technologies, les auteurs supposent que ce coût ira en diminuant et sera égal à zéro le jour où le changement climatique aura lieux. En guise d'exemple illustratif ils supposent que ce changement devrait se manifester dans 50 ans. De plus x est exprimé en % du revenu mondial dont la valeur initiale est fixée à 10. Les auteurs utilisent une fonction d'utilité avec une aversion au risque constante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-1058196159329184942?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/1058196159329184942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/04/carpe-diem-et-taux-dactualisation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1058196159329184942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/1058196159329184942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/04/carpe-diem-et-taux-dactualisation.html' title='Carpe diem et taux d&apos;actualisation'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S9AiVOlbhJI/AAAAAAAAAMQ/k5JrjX6eAy8/s72-c/478425998_small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-5982098325914565216</id><published>2010-03-26T09:30:00.003+01:00</published><updated>2010-08-25T13:52:35.020+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrages'/><title type='text'>Institutions et performance économique-E.Helpman- Un peu d'Histoire (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S6vOF1ij-kI/AAAAAAAAACk/sjWsPE6Phrs/s1600/725-7.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S6vOF1ij-kI/AAAAAAAAACk/sjWsPE6Phrs/s200/725-7.jpg" width="130" /&gt;&lt;/a&gt;Comme je l’ai précisé au 1er volet, ce billet est consacré aux chapitres&amp;nbsp; 4 et 5 et clôture le survol de la partie historique de l’ouvrage d’Helpman. En effet, on rappelle succinctement que son œuvre se compose de trois grandes parties : l’Histoire, la Théorie et l’évidence contemporaine pour illustrer et expliquer l’importance des institutions et de leur évolution dans l’économie d’un pays. Les canaux d’influence étant tellement complexes et divers, il est évident que chaque papier choisi approfondit un des aspects de la relation sans prétendre être exhaustif.&lt;br /&gt;
Ces deux chapitres s’inspirent de l’hypothèse d’Engerman-Sokoloff, en procédant à une analyse minutieuse de l’histoire afin d’apporter une vérification historique de cette théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;Le chapitre 4 « Slavery, Inequality and Economic Development in the Americas » de &lt;b&gt;Nathan Nunn&lt;/b&gt; procède en deux étapes définies :&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nunn souhaite vérifier si historiquement le recours massif à l’esclavage, dans les pays nouvellement conquis, est à l’origine des inégalités économiques&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans une deuxième étape, Nunn cherche à vérifier que ces inégalités économiques sont à l’origine du sous-développement qui marque les décennies suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;En effet, l’enchaînement mis en évidence par Engerman et Sokoloff est le suivant : les dotations en facteurs (notamment la propriété foncière) déterminent l’usage&amp;nbsp; d’esclaves dans les plantations qui provoque une aggravation des inégalités économiques et politiques, entravant l’évolution des institutions dans un sens favorable au développement économique. Autrement dit, selon cette hypothèse les régions du monde qui ont eu un recours massif à l’esclavage, du fait d’une inégalité initiale dans les dotations factorielles ont formé des institutions plus néfastes ou moins conformes aux exigences du développement économique, manquant ainsi de bases démocratiques solides, d'un système éducatif puissant, d'un financement important de la recherche et l’innovation…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S6vOUhLG0MI/AAAAAAAAACs/sa1l5JLBnPE/s1600/ng_0-7922-9324-X.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S6vOUhLG0MI/AAAAAAAAACs/sa1l5JLBnPE/s200/ng_0-7922-9324-X.jpg" width="129" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
En se focalisant sur le continent américain, Nunn teste cette hypothèse sur&amp;nbsp; les années 1750, en cherchant à estimer l’impact de la part d’esclaves dans la population sur le PIB par tête du début du XXIème siècle, afin de prouver que les inégalités de développement aujourd’hui s’expliquent par des inégalités passées attachées à l’esclavagisme.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Nunn cherche dans un premier temps à estimer la relation entre le revenu actuel et la proportion d’esclaves dans la population totale en 1750. Pour cela il estime la relation log-linéaire suivante, qui met en jeu d'autres variables fondamentales du développement économique :&lt;br /&gt;
lnYi= a + b.Si/Li + c.Li/Ai + I+ ui &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
avec Yi le revenu par tête national en 2000,&amp;nbsp; Si/Li la part des esclaves dans la population totale en 1750, Li/Ai la densité de la population en 1750, et I un effet fixe reflétant la nationalité des colonisateurs, reflétant ainsi leur degré d’implication et le type de colonisation (exploitation des ressources naturelles, conquête territoriale). Ces effets fixes sont introduits dans le but de capturer la part la plus importante de l’argumentaire d’Engerman et Sokoloff. Acemoglu avait déjà largement développé cette idée que le type de colonisation et la nationalité des colons impactaient fortement le développement économique futur du pays colonisé, notamment à travers des évolutions contrastées des institutions mises en place (voir Acemoglu, Johnson et Robinson 2002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est évident que l’analyse et le choix des variables de Nunn est conditionné par la disponibilité des variables historiques, qui l’oblige à émettre des hypothèses supplémentaires. Ainsi, la densité de la population est introduite dans le but de contrôler le modèle, car elle est censée capturer la prospérité économique de l’époque (cf. Acemoglu, Johnson et Robinson 2002). La variable est donc utilisée par Nunn pour approximer la répartition des facteurs de production lorsque les données historiques de l’utilisation et la propriété des terres manquent.&amp;nbsp; Les résultats de l’estimation de cette équation sont très satisfaisants, avec des coefficients significatifs. Par exemple, la part d’esclaves dans la population est négativement corrélée aux revenus en 2000, comme l’illustre le cas de la Jamaïque qui enregistrait en 1750 un taux incroyable puisque 90% de la population provenait de la traite esclavagiste. Actuellement la Jamaïque supporte un faible PIB/tête de 3640$ en 2000. Or, Nunn montre que si la Jamaïque avait eu un recours plus modéré à l’esclavagisme, par exemple 46% de la population (taux de l’époque enregistré aux Bahamas), le revenu par tête jamaïcain serait de 11580$ au lieu de 3640$.&lt;br /&gt;
Nunn teste la robustesse de son résultat en scindant son groupe de pays (continent américain) en deux groupes : Canada/US et autres pays du continent, afin d’évincer tout biais d’analyse lié à l’hétérogénéité des économies. La relation entre l’usage passé des esclaves et le revenu d’aujourd’hui reste négative et significative. Pourtant si les résultats confirment la philosophie générale de l’hypothèse de Engerman et Sokoloff, ils ne permettent pas d’analyser par quels canaux d’influence agit le recours à l’esclavage sur les inégalités de développement contemporaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'auteur affine son étude en se focalisant d’une part sur les Antilles britanniques, puis dans un second temps sur les différents états des USA. &lt;br /&gt;
Ce que Nunn cherche à prouver sont &lt;b&gt;les chaines de causalité entre les deux phénomènes&lt;/b&gt;. En effet, Engerman et Sokoloff stipulaient que l’esclavage des plantations provoquait un creusement des inégalités économiques, qui entrainaient à leur tour un retard de développement économique jusqu’à nos jours à travers une évolution institutionnelle insuffisante. Il faut donc analyser séparément les deux relations, à savoir dans un premier temps la relation esclavage-inégalités et inégalités-sous développement. En utilisant les coefficients de Gini sur les données disponibles en 1860, Nunn montre une relation positive et significative entre la part d’esclaves dans la population et les inégalités économiques en termes de propriété foncière. Au sein des Etats-Unis, les inégalités économiques sont persistantes à long terme. Il est bien connu que les Etats-Unis sont l’un des pays les plus inégalitaires au monde et Nunn abonde ce constat en précisant que les états les plus inégalitaires en 1860 sont aussi les plus inégalitaires en 2000. Il reste à Nunn de démontrer la relation -inégalités économiques passées-sous développement actuel, résultat d’une évolution institutionnelle favorisant les élites au lieu de fournir les bases d’une croissance équilibrée. Or, d’après les données historiques il est impossible de montrer que les inégalités économiques en 1860 sont corrélées aux revenus par tête des années 2000. &lt;b&gt;Il est donc impossible d’utiliser la relation positive entre esclavage et inégalités pour expliquer la relation entre esclavage et développement économique à long terme. Si cette dernière relation&amp;nbsp; reflète une réalité historique, elle ne peut pas s’expliquer par le biais des inégalités économiques initiales et celles qui résultent de l’esclavage, aujourd’hui.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les Antilles britanniques, les données historiques disponibles par pays (Bahamas, Grenade, Guyane, Jamaïque, Ste Lucie, Trinidad et Tobago…etc) sont importantes, en tout cas suffisantes pour tester l’hypothèse de manière plus approfondie (données récoltées par Higman en 1984) il devient possible de tester les canaux d’influence spécifiés par Engerman-Sokoloff au cœur de la relation esclavage sous-développement. Nunn peut à présent tester si la relation dépend également de la manière dont les colons ont fait usage de l’esclavage. En distinguant les travailleurs forcés des plantations (grande échelle) ou les esclaves à usage domestique ou dans certaines manufactures afin d’évaluer si les deux types d’asservissement impactent de la même manière le sous développement d’aujourd’hui.&amp;nbsp; En effet, Nunn souligne que les Caraïbes sont caractérisées, les esclaves étaient exploités dans les plantations de café, sucre ou coton. L’équation estimée est similaire à la première, exceptée du fait que chaque type d’esclavagisme peut impacter différemment le développement économique. Nunn démontre que quelque soit la configuration et le type d’asservissement, l’effet sur le développement est négatif, ce qui renforce la relation de départ. Il est impossible de démontrer que l’asservissement dans les plantations soit plus préjudiciable pour le développement économique que n’importe quelle autre forme d’esclavage.&amp;nbsp; Lorsque Nunn décide de répliquer son analyse en exploitant les données disponibles sur les différents états des USA, les résultats obtenus mènent sensiblement les mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc si ce n’est pas à travers l’argumentaire d’Engerman et Sokoloff que l’on peut expliquer cette relation, il demeure une interrogation concernant son explication et la chaîne de causalité aboutissant aux inégalités contemporaines de développement économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi qu’&lt;b&gt;Acemoglu, Bautista, Querubin et Robinson&lt;/b&gt; analysent également l’impact des inégalités sur les performances économiques, partant de la même hypothèse de départ, mais se distinguant fortement de la perspective utilisée par Nathan Nunn. En effet dans le chapitre 5, Acemoglu et al. distinguent dès le départ les inégalités économiques des inégalités politiques. En effet, face à l’échec relatif de Nathan Nunn à démontrer que l’esclavage passé impacte le développement actuel à travers le creusement des inégalités économiques, les auteurs cherchent à prouver que l’argumentaire d’Engerman et Sokoloff est valable en considérant non pas les inégalités économiques mais &lt;b&gt;les inégalités politiques&lt;/b&gt;. Utilisant les liens étroits entre inégalités économiques et politiques, Acemoglu et al. cherchent à démontrer que ce sont les inégalités politiques qui sont à l’origine des inégalités économiques à l’origine du retard de développement. La relation est simple : si les élites contrôlent le pouvoir politique, elles pourront créer et alimenter des rentes de situation, qui empêcheront tout renouvellement politique et n’auront aucun intérêt à fournir les services publics indispensables au développement économique, incluant les taux de scolarisation de la population.&amp;nbsp; Il faut noter que la littérature existante sur la question est très controversée, notamment sur la relation entre degré démocratique et développement économique, les avis sont parfois divergents quant à l’ambigüité de la relation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je propose qu'un prochain billet soit consacré à l'analyse de cette controverse historique mais surtout théorique sur le &lt;b&gt;lien entre démocratie (inégalités politiques) et développement économique,&lt;/b&gt; mettant ainsi en parallèle les analyses historiques d'Acemoglu et les développements théoriques sélectionnés par Helpman dans son ouvrage afin d'offrir un tour d'horizon de la complexité de la question.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-5982098325914565216?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/5982098325914565216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/03/institutions-et-performance-economique_26.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5982098325914565216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/5982098325914565216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/03/institutions-et-performance-economique_26.html' title='Institutions et performance économique-E.Helpman- Un peu d&apos;Histoire (2)'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S6vOF1ij-kI/AAAAAAAAACk/sjWsPE6Phrs/s72-c/725-7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-4080957056251787502</id><published>2010-03-10T23:15:00.005+01:00</published><updated>2010-03-11T00:59:26.071+01:00</updated><title type='text'>Hadopi dream versus video streams</title><content type='html'>En deux coups de fils et&amp;nbsp;quelques histogrammes, &lt;a href="http://recherche.telecom-bretagne.eu/marsouin/IMG/pdf/NoteHadopix.pdf"&gt;Sylvain Dejean, Thierry Pénard et Raphaël Suire&lt;/a&gt; ont obtenu des résultats intéressants concernant les effets de&amp;nbsp;loi Hadopi. Cette dernière aurait déjà influencé les incitations à pirater, primo &lt;strong&gt;le nombre de pirates a augmenté de 3% &lt;/strong&gt;en l'espace de 3 mois sur un échantillon de 2000 personnes, deuxio &lt;strong&gt;les deux tiers des pirates qui n'utilisent plus les réseaux Peer to Peer se sont tournés vers le streaming (tout aussi illégal) ou vers des sites d'hébergements du style megaupload&lt;/strong&gt;...voila&amp;nbsp;donc un&amp;nbsp;joli gâchis budgétaire, des députés et bientôt des inspecteurs et des juges&amp;nbsp;payés pour transformer en biens privés des biens culturels qui, du fait des nouvelles technologies, sont et resteront des biens non exclusifs et non rivaux...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-4080957056251787502?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/4080957056251787502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/03/hadopi-dream-people-stream.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4080957056251787502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4080957056251787502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/03/hadopi-dream-people-stream.html' title='Hadopi dream versus video streams'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-19564837332413560</id><published>2010-03-06T15:22:00.006+01:00</published><updated>2010-08-25T13:51:48.671+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Institutions et performance économique-E.Helpman- Un peu d'Histoire (1)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E4KdMkWUI/AAAAAAAAAB8/Hh6GmnahIII/s1600-h/725-7.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E4KdMkWUI/AAAAAAAAAB8/Hh6GmnahIII/s200/725-7.jpg" width="131" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;L'objectif du livre d'Helpman est d'amener des éclairages sur les différentiels de gains de productivité et de croissance, qui caractérisent l'Économie mondiale. En effet, si les différences de revenus à travers le monde ont d'abord été expliquées en termes de dotations en capital physique et humain, il est à présent évident que les dotations ne peuvent pas à elles seules expliquer pourquoi les productivités totales de facteurs sont sources d’autant d’inégalités de développement qu’elles le sont aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche adoptée n’est pas de donner une description exhaustive du rôle des institutions dans les performances économiques d’un pays, car les canaux d’influence sont tellement importants et variés qu’il est beaucoup trop ambitieux de vouloir tous les formaliser aussi simplement.&amp;nbsp;L'objectif est donc de&amp;nbsp;montrer à quel point les institutions ont des effets majeurs sur l'économie en utilisant trois perspectives différentes et indispensables&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;pour comprendre la complexité des phénomènes : l’Histoire des institutions et de leurs réformes, la théorie qui se développe autour de l’intégration des institutions en tant que variable explicative fondamentale de la performance économique, enfin les faits stylisés ou l’évidence contemporaine qui vient confirmer le rôle des institutions dans l’économie. Ainsi par l’analyse historique, théorique et empirique, Elhanan Helpman a voulu fournir les bases de l’analyse de la relation entre réformes institutionnelles et développement/croissance économique.&lt;br /&gt;
1et Volet : L’histoire &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est d’abord important de maitriser l’histoire des institutions et de leur formation au cours du temps afin d’établir une concordance avec l’évolution du progrès technique et la croissance d’un pays. Helpman a donc choisi cinq papiers, qui relèvent tous de l’analyse historique de l’influence des institutions sur les politiques économiques et les performances qui y sont liées, afin d’illustrer la diversité des canaux d’influence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier chapitre intitulé “The impact of Administrative Power on Political and Economic Development” de Avner Greif fait l’hypothèse que les institutions qu’elles soient politiques, économiques ou juridiques&amp;nbsp; ne doivent pas être considérées comme l’élément clé de l’analyse de la performance économique. En effet, il suppose que le pouvoir décisionnel n’est pas directement appliqué par les institutions, mais par la ou les structures administratives d’un pays, qui selon l’auteur, conditionnent à la fois le bon fonctionnement des institutions et le développement économique.&amp;nbsp; Il observe en effet, qu’au cours de l’histoire, le pouvoir exécutif qu’il s’agisse d’une république ou d’une monarchie, délègue l’exécution de ses décisions aux structures administratives, donnant ainsi une marge de manœuvre et un pouvoir indéniable aux administrateurs en termes d’application des décisions.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, Greif stipule que la formation des institutions qui est souvent analysée à travers la présence d’assemblées représentatives du peuple et la garantie des droits de propriété, émane d’un équilibre entre les pouvoirs de l’Exécutif et des administrateurs.&amp;nbsp;Une administration est constituée d’individus et organisations qui sont directement impliqués dans l’application des&amp;nbsp; choix politiques et décisions exécutives, qu’elles soient militaires, financières ou législatives.&amp;nbsp; Ainsi, une administration forte est celle qui dispose d’une délégation de pouvoir lui permettant de soulever une armée, lever des impôts, réformer les lois…Autrement dit l’administration&amp;nbsp; doit pouvoir appliquer et faire respecter des décisions, disposant ainsi d’une souveraineté apparente et connue de la population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Greif souligne également qu’une administration forte doit pouvoir s’opposer à l’exécution de certains choix politiques, disposant alors d’une position de leadership sur le pouvoir exécutif (monarchie ou présidence). Lorsque les gains des administrateurs liés à la coopération et l’exécution des choix politiques atteignent un niveau suffisamment élevé, le régime constitutionnel (cohabitation d’un pouvoir exécutif et d’une assemblée constituante) devient Pareto optimal&amp;nbsp; pour le régime politique et les administrateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avner Greif effectue une analyse historique des régimes constitutionnels en partant de la période du Moyen-âge en Europe qui est très caractéristique des monarchies constitutionnelles comme l’illustrent le Parlement Britannique mais aussi en France, en Allemagne (« landtage »), ou en péninsule Ibérique, tous ces régimes étant caractérisés par la présence d’assemblées constituant un contre-pouvoir non négligeable. A la fin du XVème siècle,&amp;nbsp; pas moins de 25 assemblées&amp;nbsp; étaient recensées dans les principales souverainetés européennes (incluant l'écosse, l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal, la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, la Hongrie, la Suède,&amp;nbsp; le Danemark et la Norvège). Conformément aux hypothèses de départ de Greif, toutes ces assemblées constituantes étaient composées d’individus disposant d’un pouvoir administratif indépendant (seigneuries féodales ou cités indépendantes…), ce qui conforte l’idée que l’Assemblée&amp;nbsp; est là pour assurer les droits des administrateurs (droits de propriété), en réponse à une lacune du droit écrit ou commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces assemblées constituantes de l’Europe médiévale, ont été mises en place par les pouvoirs exécutifs qui n’avaient alors pas la capacité de faire appliquer les décisions sur l’ensemble du territoire, les obligeant à avoir recours à une administration territoriale disposant d’une souveraineté locale évidente. Il leur fut peu à peu possible de lever des armées plus importantes et des impôts balayant la totalité du territoire, ceci dans le respect de la condition d’équilibre entre intérêts de l’exécutif et des administrateurs (Seigneuries ou corporations). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, face aux menaces extérieures de l’époque dans le cadre d’une lutte pour la conquête ou conservation de leur territoire, les dirigeants européens n’ont pas su trouver une solution entre le maintien de l’équilibre interne supposant des administrations assez fortes pour qu’elles appliquent les choix politiques relevant de l’intérêt général. Ainsi, les dirigeants européens ont payé le prix d’une administration trop faiblement gratifiée pour qu’elle s’engage dans la lutte contre les menaces extérieures : L’empire germanique perdait les cantons suisses et l’Italie, et les autres dirigeants européens décident alors d’adopter&amp;nbsp; un régime constitutionnel équilibré au sens qu’en donne Avner Greif.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5JksFMGsbI/AAAAAAAAACc/oEQYPZYjByA/s1600-h/etats_generaux.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5JksFMGsbI/AAAAAAAAACc/oEQYPZYjByA/s320/etats_generaux.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, les États Généraux français, assemblées exceptionnelles convoquées par le Roi en cas de crise politique ont été crées en 1302 sous Philippe le Bel dans le but de demander le consentement du peuple français en matière militaire et fiscale notamment.&amp;nbsp; Ils ont notamment été convoqués par leur initiateur avant d’entrer en conflit déclaré avec le pape Boniface VIII. Ils furent ensuite très régulièrement convoqués pour toutes les grandes questions fiscales mais aussi politiques, notamment durant la Guerre de 100 ans (1337-1453), reflétant un équilibre entre pouvoirs de la Couronne (l’exécutif) et des administrateurs.&amp;nbsp; Ce n’est qu’avec l’arrivée d’Henri IV au pouvoir qu’un déséquilibre s’amorce mettant en péril la situation Pareto-optimale du système. En effet, Henri IV étant lui-même, avant d’être couronné, un puissant administrateur, gouvernant la Navarre, il gouverna en accordant et déléguant de plus en plus de compétences aux administrateurs, en créant les intendants qui avaient une fonction particulière de supervision des activités de l’Etat. Tous les rois successifs (les Bourbons) ont perdu de plus en plus de contrôle et de souveraineté au moins jusqu’en 1661 avant l’arrivée de Louis XIV. Ce déséquilibre entre la Couronne et les précédents administrateurs qui faisaient partis des États Généraux, se révoltèrent à mainte reprise, poussant les rois successifs à ne plus convoquer ces assemblées exceptionnelles, le déséquilibre s’accentua et mena aux tensions et à la crise politique de 1789, à l’origine de la Révolution Française. Avner Greif explique ainsi en partie l’immense crise politique et économique de 1789 par l’arrivée au pouvoir d’Henri IV qui fut l’initiateur d’un renouveau politique, brisant un équilibre entre l’exécutif et les administrateurs. Le système d’Assemblée constitutionnelle dans lequel les pouvoirs sont idéalement répartis est, en tout cas pour l’auteur, le moyen de garantir la prospérité d’un État.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’auteur écrit une dernière extension de son analyse en examinant les implications des structures administratives initiales sur les réformes économiques et institutionnelles d’un pays.&amp;nbsp; Autrement dit, certaines structures administratives initiales vont non seulement chercher à maintenir un équilibre de pouvoir mais aussi à développer des sources d’accroissement des richesses favorables au développement, donnant lieu à un cercle vertueux de croissance économique. En effet, partant du postulat que les élites initialement en place sont frileuses à l’idée d’instaurer des réformes économiques progressistes de peur de voir l’ascension et la prospérité de nouveaux groupes économiques, poussent théoriquement l’administration à implanter des politiques non favorables à la croissance. &lt;strong&gt;A l’inverse une structure&amp;nbsp;initiale dans laquelle les administrateurs ont un pouvoir modéré&lt;/strong&gt; (comme dans le cadre d’une auto-taxation ou autre mécanismes permettant une prise de conscience&amp;nbsp;par les&amp;nbsp;administrateurs de leur&amp;nbsp;responsabilité&amp;nbsp;vis à vis de&amp;nbsp;l’intérêt général) &lt;strong&gt;est bénéfique car ces derniers vont mener des politiques favorables à la croissance économique, pour développer de nouvelles sources de richesse et ainsi s’assurer de leur propre maintien&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E6jNeZPjI/AAAAAAAAACE/lfDBJifXd_c/s1600-h/houses-of-parliament.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E6jNeZPjI/AAAAAAAAACE/lfDBJifXd_c/s320/houses-of-parliament.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Dans le chapitre 2, Joel Mokyr fait une analyse des origines institutions de la Révolution Industrielle Britannique dans un papier intitulé « The institutional origins of Industrial Revolution ». La question fondamentale que se pose l’auteur diffère des analyses précédentes : quel est le rôle qu’ont joué les institutions dans le processus d’innovation technologique en Grande-Bretagne et dans l’adoption de ces nouvelles technologies.&amp;nbsp; Les institutions britanniques ont largement été réformées au XVII siècle, imposant plus de contrainte à la Monarchie par le bien d’un renforcement des pouvoirs du Parlement. Dans cette perspective, une grande coalition de marchands et propriétaires terriens voit le jour dans le but de protéger à la fois les lois commerciales et les droits de propriété qui s’en trouvèrent largement renforcés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que l’auteur souligne une confusion qui est souvent faite entre la survenue d’une révolution industrielle au Royaume-Uni et la convergence des économies européennes au XIXème, que l’on appelle Révolution Industrielle Européenne. Or cette confusion peut entraîner des erreurs d’interprétations quant aux explications de ces deux phénomènes. Certes le contexte institutionnel est important quelque soit le point de vue adopté. En effet, on vient d’expliquer que les réformes du fonctionnement de la Couronne d’Angleterre ont eu un rôle clé dans la croissance économique, mais il est évident que le siècle des Lumières (Mokyr 2005, 2006), et l’émergence des sciences modernes (Bekar, Carlow et Lipsey 2005, Jacob et Stewart 2004) ont touché l’Europe toute entière et ont favorisé la convergence des économies et le développement du continent européen. Néanmoins le Royaume-Uni a dominé tous ses voisins et conservé sa suprématie tout le XVIII et XIXème siècle et ceci doit pouvoir s’expliquer par une spécificité des institutions britanniques, selon Mokyr. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mokyr souligne avant tout que des institutions qui contribuent à ce type de croissance,&amp;nbsp; basée sur une rupture technologique (schéma de croissance à la Schumpetérienne, avec processus de destruction créatrice) doivent avant tout encourager ces processus dynamiques de destruction créatrice, plutôt que de supporter des évolutions assez statiques encourageant le maintien&amp;nbsp; des activités de l’époque, à savoir majoritairement l’agriculture. En effet, la Révolution ne s’explique pas par le respect des droits de propriété ou l’accès au crédit comme il est souvent entendu, car&amp;nbsp; ces procédés agissent de manière statique sur l’économie pour le maintien des activités agricoles et des investissements à court terme. C’est North qui en 1981, avance le premier argument réellement adapté au modèle de croissance britannique, à savoir que le Royaume Uni est le précurseur dans la mise en place des brevets protégeant la propriété intellectuelle. Nous sommes bien dans le cadre d’un procédé qui favorise l’innovation et le changement, et illustre que les exigences institutionnelles&amp;nbsp; ne sont pas les mêmes entre un schéma de croissance « à la Smith » ou « à la Schumpeter ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce qui différencie le Royaume-Uni de ces voisins européens ce n’est pas tant la nature des politiques, qui sont rapidement menées&amp;nbsp; dans le reste de l’Europe,&amp;nbsp; largement influencée par le siècle des lumières, mais par la rapidité et la flexibilité avec laquelle le Parlement britannique a adaptée sa politique. En effet, les élites politiques qui sont restées dans une logique coopérative (dans la même logique qu’Avner Greif adoptait) du fait de l’influence des lumières, ont favorisé l’innovation de manière particulièrement dynamique, à travers&amp;nbsp; changements de politiques incontestablement plus rapides que dans le reste de l’Europe. On est bien ici dans le cadre d’une analyse des institutions politiques dites formelles. Mais ce qu’ajoute Mokyr c’est que l’influence des lumières ne s’arrête pas à la coopération des institutions et élites politiques, mais s’est imposée aux classes des entrepreneurs et commerçants, influencés par l’idée qu’un « doux commerce » pour reprendre les termes de Montesquieu est facteur de paix et donc de progrès social. Or du fait du respect de la propriété privée et des droits commerciaux au Royaume-Uni, ce progrès social s’est ressenti beaucoup plus rapidement que dans les autres pays européens pour lesquelles l’influence des lumières s’est certes traduite par des réformes politiques importantes, mais n’a pas suscité le même degré de coopération des agents économiques qu’au Royaume Uni.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mokyr souligne ainsi &lt;strong&gt;le rôle central des institutions dites informelles qui ont forgé, dans l’inconscient collectif, une croyance dans le progrès social et dans la capacité de tous les individus à accumuler du Capital Humain&lt;/strong&gt;. Coopération des groupes sociaux qui ne fut possible que parce que les institutions formelles britanniques avaient au préalable su garantir les droits de chacun, sur la base du principe de liberté d’entreprendre et du respect des droits de propriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E7xumVq1I/AAAAAAAAACM/kap4-7CVA9Q/s1600-h/reconquista2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E7xumVq1I/AAAAAAAAACM/kap4-7CVA9Q/s320/reconquista2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le chapitre 3 est consacré au papier de Drelishman et Voth intitulé « Institutions and the Resource Curse in Early Modern Spain » traitant principalement du syndrome Hollandais et de son impact sur les institutions castillanes et le déclin consécutif du pays. Par leur titre, les auteurs entendent que si l’Espagne a su devenir l’une des plus grandes puissances européennes du XVI et XVIIème siècle, fière de la victoire de la Reconquête, mais surtout riche de ses ressources considérables en or et en argent,&amp;nbsp; ces ressources ont finalement peu à peu dégradé la pérennité de ses institutions. Les auteurs procèdent donc par étape, en analysant d’abord les liens entre les ressources d’un pays et l’environnement institutionnel, afin de discuter des conditions initiales de l’économie espagnole au XVIème siècle qui vont expliquer les évolutions et transformations du pays suite à l’apport massif d’Argent. Enfin,&amp;nbsp; après avoir détaillé, les manifestations de l’effet d’Aubaine lié à l’utilisation de ces nouvelles ressources, les auteurs peuvent expliquer et démontrer les différents effets du boom des ressources de l’Espagne sur son propre développement en focalisant l’analyse sur le lien entre les institutions et les sources de revenu d’un pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Melhum, Moene et Torvik (2006) ont analysé le phénomène de syndrome hollandais, en mettant au cœur du processus la qualité institutionnelle d’un pays. En effet, il semblerait que certains pays soient plus susceptibles de souffrir d’un déclin suite à l’arrivée massive de ressources que d’autres.&amp;nbsp; Il est précisé qu’en fait &lt;strong&gt;c’est l’état initial des institutions qui va déterminer l’évolution de la performance économique suite à un boom de ressources.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir exécutif était clairement fort au XVIème, sous l’hégémonie des Rois Catholiques (1474-1516) de Castille et d’Aragon, forts de la reconquête de leur territoire sur des siècles d’invasion arabe. Cette victoire a renforcé la volonté de centraliser les pouvoirs et les rois Ferdinand et Isabela ont balayé l’organisation politique médiévale afin de concentrer tous les pouvoirs, en éloignant la Noblesse et le Clergé de toute prise de décision des affaires gouvernementales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seule institution préservée et développée de cet héritage est le Tribunal d’Instance ou "Cortes", autrement dit une Assemblée rassemblant les représentants de l’élite et de la bourgeoisie, devenant le seul contre-pouvoir de la Couronne d’Espagne. Les relations entre Couronne et cette assemblée constituante sont souvent tendues, se disputant pouvoir et revenus ; relations qui se déséquilibrèrent rapidement avec l’abondance des ressources en Argent, en provenance du Nouveau Monde, qui fut captée par la Couronne d’Espagne. Possédant le pouvoir décisionnel quant à l’utilisation de ces nouvelles ressources, les représentant membres des "Cortes" perdaient tout pouvoir et toute capacité de financement au profit de l’exécutif, qui s’affranchissait ainsi de tout contre-pouvoir, représentatif de ses principautés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’évolution institutionnelle du XVIème siècle en Espagne est donc exactement l’opposée de la tendance en Grande Bretagne et aux Pays-Bas, dans lesquels les régimes politiques sont devenus des régimes parlementaires&lt;/strong&gt; où le pouvoir exécutif se trouve confronté à une assemblée constituée des représentants du peuple ou du moins des élites marchandes. Ainsi, comme on l’a vu plus haut, &lt;strong&gt;la croissance économique des uns s’est basée sur une contrainte imposée à la Monarchie, pressentie comme étant non conforme aux évolutions économiques nécessaires, alors que la croissance économique en Espagne s’est à court terme basée sur une concentration extrême des pouvoirs&lt;/strong&gt; et une domination territoriale des Royaumes de Castille et d’Aragon forts de leurs nouvelles ressources. Néanmoins, cette stratégie économique, comme l’explique l’auteur, ne tient plus la route dès que les sources de revenus ne s’auto-alimentent plus. Ainsi, la Couronne espagnole n’a pas su utiliser ses ressources à bon escient afin de se garantir des revenus dans le temps et a subi de plein fouet le revers de la médaille dès le début du XVIIème et le syndrome hollandais a privé le Régime d’une assiette fiscale suffisante pour compenser&amp;nbsp; la hausse des dépenses publiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E9oI5XDZI/AAAAAAAAACU/bL31sC9JR4A/s1600-h/esclavage.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E9oI5XDZI/AAAAAAAAACU/bL31sC9JR4A/s320/esclavage.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les deux derniers chapitres&amp;nbsp; de l’analyse historique de l’ouvrage reposent sur les travaux initiaux d’Engerman et Sokoloff qui venaient à conclure que les dotations en facteur d’un pays ont un pouvoir explicatif considérable sur la croissance économique, c’est par ce constat que les auteurs expliquaient les différentiels de productivité entre les régions riches et les zones pauvres souffrant du sous-développement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Engermann et Sokoloff ont élaboré une argumentation détaillée mettant au cœur de leur explication le rôle des institutions. En effet, en supposant que le recours à l’esclavage dépend de la dotation initiale en facteur travail, notamment dans l’agriculture, il est évident que les économies esclavagistes développent rapidement des inégalités cruciales qu’elles soient économiques et politiques. Or selon Engerman et Sokoloff, &lt;strong&gt;une économie utilisant les esclaves comme main d’œuvre, fonde son économie sur le creusement des inégalités et met alors en péril toute évolution institutionnelle possible&lt;/strong&gt;. Car, plus les esclaves sont nombreux, plus les institutions deviennent immuables, avec une concentration des pouvoirs extrêmes et une absence de contre-pouvoirs. Or il est historiquement démontré que de bonnes performances économiques vont généralement de pair avec une qualité institutionnelle élevée, situation pour laquelle l’équilibre des pouvoirs et les comportements coopératifs semblent être l’issue optimale pour développer un modèle de croissance intensif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous verrons dans un prochain billet comment Nathan Nunn dans son papier "Slavery, Inequality and Economic Development: an examination of the Engerman-Sokoloff hypothesis" et Acemoglu, Bautista, Querubin et Robinson vont tenter de vérifier empiriquement d'après les données historiques disponibles, si &lt;strong&gt;l'impact des inégalités économiques et politiques se vérifie sur l'évolution institutionnelle et le développement des pays&lt;/strong&gt;. Il nous sera ensuite possible de présenter les développements théoriques et les analyses empiriques adaptées à nos économies contemporaines des interconnections majeures entre institutions et Développement économique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-19564837332413560?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/19564837332413560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/03/institutions-et-performance-economique.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/19564837332413560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/19564837332413560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/03/institutions-et-performance-economique.html' title='Institutions et performance économique-E.Helpman- Un peu d&apos;Histoire (1)'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S5E4KdMkWUI/AAAAAAAAAB8/Hh6GmnahIII/s72-c/725-7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-6813874452918623816</id><published>2010-02-22T12:16:00.004+01:00</published><updated>2010-08-25T13:53:48.699+02:00</updated><title type='text'>Liens</title><content type='html'>Pas vraiment le temps de faire un post aujourd'hui (je reporte à un autre jour&amp;nbsp;mon billet sur le commerce et l'environnement) mais pour vous consoler voici&amp;nbsp;qq écrits dignes d'intérêt:&lt;br /&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;La mondialisation, c'est parfois étonnant! par &lt;a href="http://krugman.blogs.nytimes.com/2010/02/21/a-globalization-puzzle/#more-7365"&gt;Paul Krugman&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La crise financière et économique&amp;nbsp;doit nous conduire à repenser la politique macroéconomique, par &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/4617"&gt;Blanchard, Dell’Ariccia et Mauro&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les émotions plus fortes que la raison... sale temps pour &lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/02/21/business/economy/21view.html?ref=business"&gt;le changement climatique&lt;/a&gt;&amp;nbsp;par Robert Frank.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'OMC et son interminable &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/4657"&gt;cycle de Doha&lt;/a&gt;, par Hufbauer, Schott et Wong.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les &lt;a href="http://www.marketfolly.com/2010/02/hedge-funds-shortest-position-ever.html"&gt;Hedge Fund détestent l'euro&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une monnaie chinoise sous-évaluée, arrêtons de plaindre les américains, c'est surtout les émergents qui trinquent, par &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/4604"&gt;Subramanian&lt;/a&gt;. &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/4613"&gt;chute du commerce, regardons du côté des banques&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-6813874452918623816?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/6813874452918623816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/02/liens.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6813874452918623816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/6813874452918623816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/02/liens.html' title='Liens'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-8254063677680221104</id><published>2010-02-15T09:01:00.001+01:00</published><updated>2010-08-25T13:54:32.689+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrages'/><title type='text'>Mancur Olson ou la Logique de l'Action Collective</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S2c6bpRNeWI/AAAAAAAAAB0/Ruhd_cnzTbk/s1600-h/olson.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S2c6bpRNeWI/AAAAAAAAAB0/Ruhd_cnzTbk/s200/olson.jpg" width="136" /&gt;&lt;/a&gt;L’œuvre de Mancur Olson, parue en 1965, a pour démarche l’analyse des problèmes liés aux groupes d’individus, omniprésents dans les sociétés modernes . L’objectif premier est d’analyser les différents comportements individuels au sein d’une organisation afin de mieux comprendre pourquoi des groupes de pression se forment, et comment ils exercent une influence sur le monde politique qui puisse leur être bénéfique. M .Olson utilise à la fois des instruments de l’analyse économique, de la sociologie et des sciences politiques afin de mettre en évidence les interactions entre les comportements individuels au sein du groupe et les procédures d’action du groupe incitant ou non la production d’un bien collectif.&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Le moyen le plus adéquat pour définir une organisation est d’analyser l’objectif poursuivi. En effet, un groupe naît pour servir une cause, un intérêt qui est commun à tous ses membres, il n’aurait pas de raison d’exister sans cette volonté collective de poursuivre un but précis. Cette vision du groupe n’est pas nouvelle, Aristote, le Professeur Festinger ou encore Arthur Bentley le fondateur de la théorie du groupe donnaient déjà cette définition aux associations d’individus. &lt;br /&gt;
Le point de départ de Olson est de considérer qu’un individu ayant une pensée rationnelle agira en premier lieu pour défendre ses intérêts individuels, puis au sein d’un groupe pour servir des intérêts communs que lui-même ne peut défendre seul, car ils nécessitent une action collective. Une fois cette dichotomie faite entre action individuelle et action collective, Olson va tenter de comprendre comment l’objectif d’un groupe peut être poursuivi, sans que la rationalité de chaque individu ne freine le bon fonctionnement de l’organisation. Son analyse prend en considération la taille du groupe, les différents procédés d’incitation, ainsi que la nature même de ces groupes (car si la formalisation théorique prend racine dans des organisations économiques, Olson ne néglige pas l’importance des groupes politiques ou idéologiques dans nos sociétés). Au fil des pages, le lecteur découvrira les théories telles que : &lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La liberté économique à travers l’histoire des syndicats aux Etats-Unis. &lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La théorie Marxienne de la lutte des classes.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les différentes théories orthodoxes du Groupe et des moyens de pression collective.&lt;br /&gt;
Olson rythme toutes ses analyses par la distinction systématique entre la taille des groupes, qui paraît alors être un facteur déterminant de l’efficacité de l’action collective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;A.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les difficultés sous-jacentes du groupe « latent » et la prédominance du groupe « privilégié » par son efficacité.&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’erreur de la théorie traditionnelle du groupe : la taille du groupe est un facteur déterminant de l’efficacité de l’action collective.&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;
Pour les auteurs de la théorie traditionnelle, la formation d’associations au sein d’une société est instinctive, propre à l’homme comme répondant à un besoin de défendre des intérêts communs ; Les travaux de Talcott Parsons reprennent d’ailleurs cette idée de propension à former des groupes inhérente à l’humanité depuis l’époque primitive jusqu’aux temps modernes. Parsons expliquait l’évolution des relations au sein d’un groupe par la complexification de la société qui rend la sphère familiale et affective moins adaptée pour répondre aux besoins d’intérêt général. Des associations de type nouveau voient le jour : les églises, les syndicats, les professions sont mieux à même de répondre aux nouvelles aspirations sociétales. Cependant, tous ces auteurs considèrent que l’évolution de la taille des groupes n’a pas d’influence sur l’efficacité de l’action collective, mais au contraire que les larges groupes qui sont présents aujourd’hui ne seraient qu’une transposition des besoins primitifs de regroupement à une plus grande échelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, en étudiant formellement la relation entre taille et efficacité d’un groupe, on constate que les théoriciens traditionnels faisaient fausse route, en ce que l’envergure d’une association d’individus conditionne à la fois le degré de consensus au sein d’un groupe et l’intensité des incitations individuelles. &lt;br /&gt;
Olson adopte une typologie du groupe simple, qui est fonction de la taille (nombre de membres) et du degré de mobilisation dans l’action collective :&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; on appelle groupe latent, un groupe de taille très importante, à l’échelle nationale, qui du fait de son envergure dispose d’un potentiel de mobilisation inexploité, « latent », qui a besoin des incitations sélectives pour amener chaque membre à s’impliquer dans le groupe. Le degré de consensus sera d’autant plus faible, que les intérêts individuels de chaque membre sont contradictoires, entre eux et avec l’objectif commun.&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Olson nomme ensuite les groupes « intermédiaires » et les groupes « privilégiés » les organisations qui par leur échelle humaine, suscitent une mobilisation volontaire des individus dans l’action collective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des incitations individuelles plus faibles dans les groupes latents :&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;
Chaque individu aussi rationnel qu’il soit, adopte la même démarche de décision : un arbitrage coût bénéfice. Néanmoins la particularité de l’action collective est qu’elle est une combinaison des intérêts communs à tout le groupe et des intérêts individuels de chacun des membres. De fait cet arbitrage coût bénéfice complique le déroulement de l’action du groupe : en effet, à partir du moment où les membres d’un groupe s’unissent, l’individu n’aura pas conscience des effets induits de ces actes, en considérant que les efforts fournis ne seront pas perceptibles. Ainsi chaque participant tentera de faire supporter le coût de recherche du bien collectif aux autres membres, tout en sachant qu’il percevra tous les bénéfices amenés par le bien collectif, du fait de son caractère non exclusif . Plus un groupe suscitera des adhésions, plus le comportement de passager clandestin se ressentira, les contributions de chacun s’amenuiseront, il en résultera une inefficacité totale, puisque aucun bien collectif ne sera produit, alors que c’était la seule raison d’existence du groupe.&lt;br /&gt;
Au fil de son élargissement, un groupe ne peut pas survivre en se reposant sur des contributions volontaires qui sont minoritaires. L’Etat par exemple, malgré les valeurs patriotiques de certains citoyens, n’a jamais pu financer la sécurité, la Justice grâce à des contributions volontaires, mais par des taxes, des prélèvements obligatoires. Il s’agit là d’un point clé de la réflexion d’Olson : le caractère obligatoire des contributions au sein d’un groupe est –il une solution à l’inefficacité chronique de l’action collective sous l’effet de la confrontation des intérêts individuels ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe latent souffre donc d’un manque d’incitations économiques au regard de l’arbitrage coût bénéfice que chaque être rationnel accomplit avant d’agir au sein d’une entité.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Néanmoins, Olson précise qu’il ne suffit pas de considérer uniquement des incitations économiques, car l’adhésion à un groupe suscite bien d’autres sentiments tel que le besoin de reconnaissance socio-économique. On pourrait donc supposer que l’absence d’incitations économiques et financières peut être compensée par une revalorisation sociale au sein d’un groupe d’individus qui tissent des liens resserrés. Le groupe de pairs, les amis peuvent ainsi exercer une pression sociale qui pousse chaque individu à agir dans le sens de l’objectif commun, l’intérêt collectif.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Olson explique au lecteur que ce type d’incitations sociales (sentiment d’appartenance à un groupe, statu social plus élevé…) peut être considéré comme des incitations individuelles, non collectives, en un mot sélectives ; l’auteur suppose donc que ce type d’incitations pourrait mobiliser un groupe latent et évincer le comportement clandestin. Néanmoins, la pression sociale exercée par le groupe de pairs s’opère beaucoup plus facilement lorsque l’échelle du groupe est réduite. En effet, plus le groupe prend de l’ampleur, plus l’anonymat entre les individus fait sa place et donc moins l’influence de la pression sociale est forte. Donc, après une observation plus précise des comportements individuels, Olson met en évidence une inefficacité des incitations sociales dans la mobilisation d’un groupe latent.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On peut ajouter que si seuls les petits groupes peuvent inciter ses membres à s’impliquer personnellement dans l’action collective, les groupes latents peuvent s’organiser auteur d’un système fédéral, dans lequel ce sont des sous groupes localisés qui agissent collectivement. C’est une des solutions possibles pour un groupe latent puisse exploiter son potentiel de mobilisation. Lorsque Olson aborde la problématique de l’action de l’Etat ou des institutions de l’Etat américain, il constate une efficacité révélée dans l’action lorsque les groupes parlementaires se divisent en groupes de travail réduits, car chacun fourni des efforts plus intenses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;B.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les solutions permettant à l’action collective de sortir de l’impasse.&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; la coercition et la problématique de la liberté économique.&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;
Olson consacre tout un chapitre sur les syndicats américains, à travers lequel il tente d’expliquer comment fonctionne un syndicat, les évolutions du nombre d’adhérents au fil du temps et de la conjoncture économique. Il fait une analyse précise des moyens d’incitation employés pour conserver tous les membres d’un syndicat. Olson constate ainsi que pour préserver son efficacité dans la protection des emplois et des conditions de travail, un syndicat est amené à rendre l’adhésion obligatoire. En effet, sans cette obligation de devenir membre et de contribuer à l’activité du groupe, le manque d’incitations individuelles (commun à tout groupe d’individu de taille trop importante pour que chaque contribution soit perceptible) fait que l’action collective deviendrait rapidement inefficace du fait d’un comportement massif de passager clandestin. &lt;br /&gt;
Olson souligne l’idée que contrairement à tout ce qui a été dit plus haut, les syndicats ne peuvent pas demeurer des petits groupes de pression dans chaque atelier, et sont supposés grandir jusqu’à devenir des groupes latents à l‘échelle du marché. En effet, dans un environnement concurrentiel où chaque firme tente de réduire ses coûts, il est impossible d’obtenir des salaires plus élevés sans que cette hausse ne soit généralisée à toute l’industrie. C’est pour cela que les syndicats, depuis leur apparition aux Etats-Unis ont ce désir de susciter toujours plus d’adhésions et de les maintenir quelque soit la conjoncture. L’objectif d’un syndicat est de représenter la plus large majorité des travailleurs afin de pouvoir obtenir des réformes des conditions de travail généralisées à toute l’industrie. Olson nous explique donc qu’entre le XIX et le XX siècle, se sont multipliés les « closed shop » ou « union shop », un système dans lequel une entreprise embauchera uniquement des employés syndiqués. Se syndiquer devient alors une condition nécessaire au travail. &lt;br /&gt;
Des arguments contre les closed shop font irruption, on considère notamment cette pratique autoritaire comme une négation du droit au travail « right to work ». Les défenseurs du libéralisme économique, du « laissez faire » avancent continuellement cet argument contre les organisations : leurs méthodes enfreignent la liberté économique de chaque individu. Olson utilise la thèse de Wicksell pour illustrer ce courant de pensée contre les méthodes coercitives obligeant l’individu à participer à l’action collective. Knut Wicksell accuse donc l’Etat, les organisations syndicales d’enfreindre la liberté économique des citoyens, des travailleurs, en imposant des contributions financières sans leur consentement. Wicksell se prononce ainsi contre les prélèvements obligatoires qui financent les fonctions souveraines de l’Etat, et contre les closed shop qui privent un individu de pouvoir travailler en totale liberté, sans être sous la tutelle d’un syndicat qui l’oblige à agir collectivement. Un travailleur ne peut donc pas choisir de son propre gré s’il veut ou non joindre la lutte des syndicats. Wicksell propose une solution : la décision à l’unanimité. L’Etat pourra donc ponctionner une partie du budget des citoyens à condition que ces derniers aient voté à l’unanimité, du niveau de prélèvement.&lt;br /&gt;
Olson explique néanmoins que le développement des forces de défense nationale, du système juridique ou de tout autre bien collectif conditionne l’exercice des libertés individuelles. Un certain degré de renoncement est nécessaire au bien être général.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les incitations sélectives et la théorie du « by product » : des avantages non collectifs, produits dérivés de l’action collective.&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;
Pour renouer avec une action collective efficace, il est nécessaire de rendre les contributions des membres obligatoires afin d’endiguer le problème des comportements clandestins. Néanmoins, cette pression coercitive n’est pas suffisante. En effet, Olson souligne que les groupes de pression les plus efficaces sont organisés autour de plusieurs objectifs, autre que l’obtention d’un bien collectif, « the by-products of organisations » ie la production de produits privés et non collectifs servant d’incitations sélectives. En effet, la particularité de cette production sous jacente du groupe est que les bénéfices ne sont pas collectifs mais sélectifs, elle permet d’améliorer la capacité d’une organisation latente à mobiliser ses membres. &lt;br /&gt;
Ces incitations sélectives permettent avant tout de justifier le pouvoir coercitif qu’exerce un groupe sur ses membres, qui sans cela n’aurait aucune raison d’être.&lt;br /&gt;
Cette théorie du « by product » s’applique uniquement aux groupes latents car les petits groupes de pression « privileged and intermediate groups » suscitent assez d’implication pour que les membres dépensent volontairement leur temps et argent afin d’agir pour un intérêt commun.&lt;br /&gt;
Au vu des taux de syndicalisation relativement bas qui touchent certains pays aujourd’hui, les syndicats sont une illustration probante des difficultés de mobilisation des travailleurs. Pourtant, des périodes de l’histoire ont connu des syndicats forts et structurés. Olson juge donc intéressant d’appliquer la théorie des incitations sélectives pour expliquer la réussite de l’action syndicale malgré la menace des comportements clandestins. En effet, il constate qu’à partir du moment où les syndicats se sont concentrés sur la protection individuelle contre les abus des employeurs et sur l’obtention d’avantages en nature tels que les comités d’entreprise, la mobilisation syndicale s’est intensifiée. Le lecteur ne doit pas oublier que les syndicats à travers l’histoire ont aussi utilisé des méthodes cœrcitives et liberticides, qui accompagnent les mesures d’incitations individuelles et expliquent toutes deux les résultats positifs de la lutte d’un syndicat. &lt;br /&gt;
Olson cite plusieurs exemples concernant les lobbies professionnels défendant des intérêts propres à la profession, tels que les médecins qui forment des groupes pour défendre leurs conditions de travail. Il souligne dans ce cas que ce n’est pas tant la cœrcition qui est à l’origine du succès de l’association, mais plus l’apport de bénéfices non collectifs, comme par exemple la protection garantie de chaque praticien membre contre des poursuites judiciaires, ou une information individuelle transmise par le biais du journal de l’association.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Conclusion: Action Collective et Commerce International&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;En guise de conclusion et afin de se rapprocher de la théorie du Commerce International, le lecteur peut retenir les propos d’Olson concernant les groupes de pression du monde des affaires notamment commerciales. En effet, il constate que les lobbies des affaires, du commerce ou encore des agriculteurs sont forts et disposent de moyens de pression efficaces. Olson suppose que le haut degré d’organisation de ces groupes de pression est avant tout du au fait que chaque industrie représente un groupe oligopolistique de firmes puissantes mais peu nombreuses. On peut donc expliquer en partie leur influence sur le monde politique, en utilisant tout le développement théorique de Mancur Olson concernant leur domination dans l’action collective. L’auteur porte néanmoins un jugement sur cette domination des lobbies oligopolistiques : leurs intérêts particuliers « special interests » priment sur l’intérêt de tous les consommateurs. Leur pouvoir est donc disproportionné, mais ces lobbies profitent du potentiel inexploité des groupes latents (consommateurs), incapables d’agir pour contrer leur domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-8254063677680221104?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/8254063677680221104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/02/mancur-olson-ou-la-logique-de-laction.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8254063677680221104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/8254063677680221104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/02/mancur-olson-ou-la-logique-de-laction.html' title='Mancur Olson ou la Logique de l&apos;Action Collective'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S2c6bpRNeWI/AAAAAAAAAB0/Ruhd_cnzTbk/s72-c/olson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-268048914671301521</id><published>2010-02-09T11:15:00.004+01:00</published><updated>2010-08-25T13:56:04.499+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Migration'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la mondialisation'/><title type='text'>Migration internationale (1/2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3Evu7WVZoI/AAAAAAAAALI/mHTKk7u0bak/s1600-h/immigration%2520policy.bmp" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3Evu7WVZoI/AAAAAAAAALI/mHTKk7u0bak/s200/immigration%2520policy.bmp" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;L'ouvrage d'Hatton et Willamson (noté HW ci-après), dont je vais vous résumer quelques chapitres aujourd'hui, analyse l'Histoire des migrations internationales et ses conséquences économiques. Il est séparé en quatre parties relatant 1) la montée de l'immigration de masse durant le 19ème siècle (chapitre 2 à 7) 2) la chute des migrations internationales durant la première partie du 20ème (chapitre 8-9) 3) la montée d'une nouvelle immigration au lendemain de la seconde guerre mondiale (chapitre 10 à 15) 4) les migrations à venir (chapitre 16 à 18).&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Evolution des migrations internationales (Chapitres 2-3-4)&lt;/h4&gt;Les deux premiers chapitres opèrent un bref tour d'horizon de l'histoire des migrations de 1500 à 1900. Cette histoire semble avoir connu un tournant radical entre 1820 et 1850. En effet les premières migrations européennes vers le territoire américain étaient d'une ampleur relativement faible en comparaison avec l'incroyable explosion connue après 1820. Cette faiblesse s'explique bien évidemment par le coût élevé du voyage, d'après HW il fallait 5 mois de salaire pour un travailleur agricole du Sud de l'Angleterre en 1650 pour réaliser la traversée de l'Atlantique (il est à noter que ces travailleurs gagnaient l'un des salaires les plus élevé d'Europe). En raison de ce prix élevé les migrants étaient rares. Ainsi à partir de 1760-1820 le commerce d'esclave, hélas lucratif (selon Eltis (2002) un esclave coutait 30$, le voyage 30$ de plus et il était finallement revendu 900$ à Cuba) représente une part prépondérante des migrations.&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais à partir de 1830 le nombre d'Européens libres dépasse le nombre d'Africains déportés. La transition d'une migration forcée à une migration libre s'opère rapidement: la part des migrants libres était de 20% en 1820 et elle passe à 80% en 1840 (aux USA mais aussi en Australie). Au cours de ce 19ème siècle, les migrations connaissent une nouvelle évolution, les migrations libres de 1800 étaient composées de famille dont les membres étaient relativement riches, à l'inverse les migrants de la fin du siècle sont des urbains moins qualifiés et trés jeunes. Mais au fait, d'où venaient-ils et où allaient-ils?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les migrants proviennent, jusqu'aux environs de 1830, d'Angleterre et d'Allemagne, puis d'Europe du Nord (Scandinavie etc) et enfin à partir de 1880 d'Europe du Sud et de l'Est (Italie, Pologne etc). Jusqu'en 1880, les USA attirent la plus grande part des migrants, pour vous donner un ordre d'idée entre 1846 et 1850 les usa attirent 81% des migrations vers les amériques. La tendance s'infléchit cependant à partir de 1880, et profite à l'Argentine et au Brésil. Enfin à partir de 1900 le Canada attire de plus en plus de migrants (ceci dit le flux est tout juste positif tant l'émigration européenne vers le Canada est compensée par l'émigration canadienne vers les USA d'après McInnis (1994)).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autre fait marquant, avec la chute des coûts de transport les retours migratoires deviennent importants, environ 30% des flux entre 1890 et 1914, certains pays comme l'Argentine ont même pu atteindre les 47% (retour des espagnols et des portugais).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les coûts migratoires ayant diminué, la qualification des migrants semble avoir suivie, des migrants moins riches et moins qualifiés peuvent se payer le voyage. Ceci dit l'exemple irlandais d'O'grada et O'Rourke (1997) invite à relativiser, les plus pauvres n'ont tout de même pas les moyens financiers pour migrer et vivent dans des conditions très difficiles notamment lors de la Famine de 1840. Revenons sur cette période qui est encore dans les mémoires irlandaises. Entre 1846 et 1850 les irlandais représentaient 71% des migrants européens et 50% de l'immigration américaine. L'Irlande qui avait connu une forte croissance démographique (pop de 4.8 millions en 1791 à 8.2 millions en 1841) se vide peu à peu (plus que 5.8 millions en 1850). Environ 1 millions d'Irlandais étaient trop pauvres pour fuir et sont morts en Irlande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3EyVK6BpnI/AAAAAAAAALY/IpniNobnEsw/s1600-h/IrishFamilyStatue_700x525.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3EyVK6BpnI/AAAAAAAAALY/IpniNobnEsw/s200/IrishFamilyStatue_700x525.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Cette émigration a eu deux effets: 1) elle a facilité la création de réseaux 2) elle a élevé le salaire en Irlande. Ces deux éléments ont induit de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyst%C3%A9r%C3%A9sis"&gt;l'hystérèse&lt;/a&gt;, la vague importante d'immigration Irlandaise dans les années 1890 s'explique sans doute par celle réalisée 50 ans plutôt&amp;nbsp;lors de la grande famine, en effet comme le note Geary:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: blue;"&gt;"The great exodus of 1847-1854, in placing vast Irish population accross the Atlantic and the Irish sea which created a powerful magnetic field in which millions of Irish were irresistibly drawn from their native country in subsequent decades, was the fount and origin of Irish emigration and depopulation.... [The Famine made] migration part of the ordinary life of nearly every family in Ireland...thus making Irish labour the most mobile in the world and the most free to pursue its best market (Geary, 1935-1936, 25, 31)"&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les migrations présentes s'expliquent à la lumière de celles passées. L'Histoire économique compte&lt;/strong&gt; (pour un autre exemple déjà traité voir &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2009/06/aux-origines-du-sous-developpement-en.html"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Evidemment, d'autres facteurs jouent pour expliquer les migrations, le premier auquel un économiste pense c'est le salaire. Les analyses de HW nous enseignent que les salaires ont fortement augmenté en Europe. Plus particulièrement au Danemark, en Suède, en Irlande, en Norvège et un peu moins en Belgique, France et Espagne. Si l'on croise ces informations avec les taux d'émigration la relation est "faiblement" négative. En d'autres termes, une hausse des salaires dans le pays d'origine ne semble pas avoir d'impact sur les départs. Ceci dit cette analyse est incomplète ce qui compte, ce n'est pas le salaire dans le pays d'origine mais le salaire relatif entre le pays d'acceuil et d'origine. Dans une grande partie de la littérature théorique sur les migrations (notamment en économie géographique) ce salaire relatif est déterminant dans l'explication des flux migratoires. Or d'après les auteurs, la relation entre salaires relatif et migration n'est pas évidente. En fait les migrations ont suivi des cycles de croissance puis de décroissance (voir Graphique ci-dessous) et les salaires à eux seul ne peuvent pas expliquer l'ensemble de ces observations.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'après HW la &lt;strong&gt;révolution industrielle&lt;/strong&gt; a eu trois effets importants 1) elle a engendré une hausse des salaires en Europe 2) elle a générée une baisse des coûts de transports 3) elle a engendré des taux de croissance important dans les pays d'acceuils. Les nouveaux migrants ont ainsi pu s'enrichir et financer une partie du voyage de ceux qui étaient restés en europe.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3ES1jt-gZI/AAAAAAAAAK4/LD08b_qw5G0/s1600-h/Copie+de+DSCN1131.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="235" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3ES1jt-gZI/AAAAAAAAAK4/LD08b_qw5G0/s400/Copie+de+DSCN1131.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'après les auteurs les points 1 et 2 pourraient expliquer les phases croissance puis de décroissance migratoires, dans un premier temps l'industrialisation permet de relâcher la contrainte financière liée aux couts de déplacements puis à mesure que les pays européens s'enrichissent la nécessité d'émigrer devient moins importante. Cependant, le point 3, dénommé &lt;strong&gt;effet réseaux&lt;/strong&gt; perturbe sans doute ce cycle. HW notent ainsi que parmi les émigrés une partie non négligeable voyageaient avec des ticket prépayé par des agents du pays d'acceuil. Ces effets réseaux en jouant sur les coûts de déplacement et d'installation des migrants (facilité pour trouver un emploi, logement temporaire etc) ont eu un effet certain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Situation des migrants (chapitre 5)&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la fin du 18ème, début 19ème, les migrants étaient plutôt jeunes, ce qui n'est pas étonnant du point de vue des &lt;strong&gt;choix inter-temporels&lt;/strong&gt;. Cette notion de temps peut sembler d'autant plus importante, que les gains des migrants ne sont pas immédiats et vont même en diminuant au fil du 19ème, en effet d'année en année les nouveaux migrants gagnent moins que les anciens (Hatton (2000)).&amp;nbsp;D'après vous,&amp;nbsp;cette baisse des rémunérations des migrants indique t-elle un déclin des qualifications des migrants? C'est justement la question posée à la commission Dillingham dans les années (1907-1911), et les conclusions de cette commission sont alors tranchées, elle oppose les premières vagues d'immigration composée d'anglais, d'irlandais, d'allemand et de scandinave à la nouvelle immigration composée d'Italiens et d'européens de l'Est qu'elle considère comme étant beaucoup moins qualifiés. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A juste titre, ce rapport a été fortement critiqué, d'après Hatton (2000) il faut reprendre cette analyse et distinguer deux éléments, d'un côté si l'on compare l'ancienne vague à la nouvelle, les émigrés de chaque pays sont sans doute plus qualifiés que leurs ancêtres (un français de 1900 était plus qualifié qu'un français de 1800 puisque ce derniers ne connaissait rien de la révolution industrielle), d'un autre côté une grande partie de la nouvelle vague provient des pays les moins industrialisés, c'est le "&lt;strong&gt;source contry composition effect&lt;/strong&gt;". Il faut donc déterminer l'effet dominant, selon les calculs d'Hatton (2000), c'est le composition effect qui domine, mais il est cependant décroissant et sa dominance est faible. Hatton (2000) note ainsi que la part des travailleurs qualifiés dans la population migrante a diminué de 4.3 % entre 1873 et 1913. Ceci dit si l'effet composition était resté constant cette part aurait augmenté de 6%.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais cette question n'est pas vraiment la plus intéressante, les auteurs poussent un peu loin l'analyse en réalisant l'étude suivante: si on fait le calcul sur tout le cycle de vie quels ont été les gains d'un migrant et quels auraient été ses gains s'il n'avait pas migré. &lt;strong&gt;Ils observent alors que les migrants gagnent 50% de plus que s'ils étaient restés dans leur pays d'origine&lt;/strong&gt;. Ce résultat est évidemment discutable, pour réaliser ce calcul, on regarde par exemple le salaire de Mr A, boulanger de son état qui a migré de France vers les usa et on le compare au salaire de Mr B qui est resté en France. Or Mr A n'est pas Mr B, peut être que A aurait gagné un salaire supérieur à B même s'il était resté en France, tout simplement parce qu'il fait du meilleur pain, qu'il est plus commerçant etc.... Ce problème de variables inobservables est aussi rencontré lorsque les auteurs abordent la question de la fuite des travailleurs qualifiés européens et ses conséquences pour l'Europe. En se basant sur des données observables (analphabeitisme par ex), les auteurs concluent que la fuite des ouvriers qualifiés européens (notamment observé dans les années 1830, ensuite on l'a vu, le niveau de qualification baisse) vers les amériques a été d'une faible ampleur. Ils notent cependant que leur analyse en sous-estime la mesure, il est possible que ce soit les données non observables qui comptent (esprit entrepreunarial par exemple).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les auteurs abordent ensuite les liens entre migrations et situations des natifs. Comment les migrations affectent-elles les emplois et les salaires des natifs. Sur le court terme peu d'impact, l'immigration est une variable d'ajustement, elle augmente en période de surchauffe et elle diminue en période de récession. Ainsi pendant la recession des années 1890 les retours aux pays sont plus nombreux, l'Amérique exporte son chômage. Sur le long terme cependant on s'attend à ce que soit les salaires qui jouent la variable d'ajustement. En effet l'augmentation des travailleurs peu qualifiés devrait se répercuter sur les salaires. La commission Dilligan défendait cette vision, mais ceci est cependant difficile à prouver empiriquement tant ce raisonnement est basé sur du "toute chose étant égale par ailleurs". Dans les faits, il est difficile de distinguer l'effet des migrations sur les salaires de tous les autres effets (choc technologique etc...) de plus les choix migratoires dépendent eux même des salaires .... Une bonne méthode est de regarder ces effets à une échelle géographique fine et de comparer les résultats sur tout le territoire. Ce genre d'étude est hélas trop rare. Goldin (1994) est une exception, en analysant plusieurs villes sur la période 1890-1915 elle montre qu'une augmentation de 1% du ratio migrants/natifs entraîne une baisse du salaire des peu qualifiés de 1 à 1.5%. Il semble donc que sur cette période, une hausse de l'immigration a diminué les salaires. Ceci dit ce genre d'analyse néglige le fait que lorsque les migrants se concentrent en un lieux, les natifs fuient vers un autre, donc la baisse des salaires n'est peut être qu'articielle, c'est à dire dûe au fait que les salariés les plus aisés ont simplement déménagé (Shelling). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3EtjaOUrII/AAAAAAAAALA/5KhWQWE4bGw/s1600-h/images.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="142" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3EtjaOUrII/AAAAAAAAALA/5KhWQWE4bGw/s400/images.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;Source: Hatton Willamson&lt;/div&gt;Le Tableau&amp;nbsp;ci-dessus semble effectivement indiquer une&amp;nbsp;corrélation&amp;nbsp;entre les migrations internes des natifs et les migrations internationale (à considérer avec précaution cependant). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;En guise de conclusion&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans quelques temps, un nouveau post sur les chapitres 6-9 qui montrent que les migrations ont permis une convergence importante des économies - l'ouverture des frontières aux migrants des pays pauvres semble être une aide au développement efficace - mais cela n'est pas sans conséquence sur le marché du travail du pays d'acceuil. Ces conséquences, négatives mais souvent exagérées, rendent la politique migratoire endogène, c'est du moins l'histoire des Etats-Unis d'Amérique présentée par HW qui montrent qu'après une ouverture totale des frontières (60 millions d'européens ont traversé l'Atlantique durant le 19ème, à titre de comparaison en 1820, il n'y avait qu'un milliard d'être humain), le vote des natifs s'oriente vers une politique protectionniste à l'égard des migrants. Dans les années 1920-30, la mise en place des quotas migratoires marquent la fin des migrations internationales de masse.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3Exwhc-neI/AAAAAAAAALQ/AshzWe3ALIY/s1600-h/05CAR0KBYNCA8A4HJ1CAAAG5AWCAYEAE1SCA9APX04CAKWEG6FCAASQYXECAIHP2OLCA1LHC4KCAYM27A0CA7NLG3GCAJHGQOMCA47R1AQCA2HWCOUCACF3Z05CAMYZ05YCAMSH0GPCAYNLKAMCAOPEB9E.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3Exwhc-neI/AAAAAAAAALQ/AshzWe3ALIY/s320/05CAR0KBYNCA8A4HJ1CAAAG5AWCAYEAE1SCA9APX04CAKWEG6FCAASQYXECAIHP2OLCA1LHC4KCAYM27A0CA7NLG3GCAJHGQOMCA47R1AQCA2HWCOUCACF3Z05CAMYZ05YCAMSH0GPCAYNLKAMCAOPEB9E.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Biblio: Hatton et Willamson, 2005, Global Migration and the World Economy. MIT press.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-268048914671301521?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/268048914671301521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/02/migration-internationale-12.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/268048914671301521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/268048914671301521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/02/migration-internationale-12.html' title='Migration internationale (1/2)'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S3Evu7WVZoI/AAAAAAAAALI/mHTKk7u0bak/s72-c/immigration%2520policy.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-7019677336251728589</id><published>2010-01-30T10:36:00.004+01:00</published><updated>2010-08-25T14:04:48.914+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divers'/><title type='text'>Quand Einstein dévoile sa méthode sur notre blog</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est en lisant un texte de Damour (2005) que je suis tombé sur ce graphique dessiné par Albert Einstein, résumant sa vision épistémologique.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S2MFuPnk41I/AAAAAAAAAJ4/Vd7Gg2xpaO8/s1600-h/test+-+Copie.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="166" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S2MFuPnk41I/AAAAAAAAAJ4/Vd7Gg2xpaO8/s400/test+-+Copie.bmp" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le E représente les faits, les résultats empiriques. D'après cet ensemble d'observation, on peut avoir une idée de recherche, c'est à partir de cette idée que nous allons poser des axiomes, &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;noté A, sur lesquels nous voulons/pensons qu'elle repose. A ce stade il n'y a pas encore de liens logiques entre A et E, juste des intuitions. Entre A et S, le boulot devient technique, il faut obtenir à partir de A et de façon logique (d'ou l'utilité des maths) les propositions S. Et enfin l'étape ultime est de vérifier si ces résultats collent bien à la réalité. Si ce n'est pas le cas, la recherche vers la vérité continue et l'on peut écarter une voie de recherche (ce qui n'est pas négligeable). Pour ne citer que celui par qui la lumière fut, c'est à dire &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Edison"&gt;Edison&lt;/a&gt; "I have not failed. I've just found 10,000 ways that won't work", ou pour paraphraser &lt;a href="http://www.mafeco.fr/?q=node/203"&gt;Mafeco&lt;/a&gt;, même les résultats invalidés sont intéressants!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S2MHRrwFsxI/AAAAAAAAAKI/IYcr2KKdM3I/s1600-h/Celebrity-Image-Albert-Einstein--Pop-Art--331465.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="198" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S2MHRrwFsxI/AAAAAAAAAKI/IYcr2KKdM3I/s200/Celebrity-Image-Albert-Einstein--Pop-Art--331465.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Einstein et Darwin, vous êtes servi!&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme nous l'a enseigné &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Darwin"&gt;Darwin&lt;/a&gt; (ça change d'HOS et Ricardo) l'environnement influence les spécialisations, aussi l'économiste d'atan faisant face à des données peu fines et à des traitements informatiques peu puissants a investi avec ferveur le côté théorique. Aujourd'hui avec l'apparition des logiciels "presse bouton" et la profusion de données, c'est l'inverse qui semble &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/de-quoi-parlent-les-economistes.html"&gt;dominer&lt;/a&gt;, on teste un peu tout et n'importe quoi. Evidemment il ne faut pas généraliser, même dans des domaines où le terrain E compte énormément, les leaders ne s'y trompent pas. A titre d'exemple j'ai particulièrement apprécié ces lignes de &lt;a href="http://econ-www.mit.edu/files/3158"&gt;Banerjee et Duflo&lt;/a&gt; (2008):&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;"To be interesting, experiments need to be ambitious, and need &lt;strong&gt;to be informed by theory&lt;/strong&gt;. This is also, conveniently, where they are likely to be the most useful for policymakers. Our view is that economists' insights can and should guide policy-making. They [...] &lt;em&gt;are often in a position to midwife the process of policy discovery, based on the interplay of theory and experimental research&lt;/em&gt;. It is this process of "creative experimentation", where policymakers and researchers work together to think out of the box and learn from successes and failures, that is the most valuable contribution of the recent surge in experimental work in economics."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Nota Bene&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;1) Dans les années 2000, à l'époque où je découvrais l'économie et où elle m'intéressait parce qu'elle utilisait le langage&amp;nbsp;mathématique pour discuter avec rigueur&amp;nbsp;des interactions économiques, d'autres remettaient en cause la place des maths dans l'analyse économique. Je n'ai jamais compris ce débat (quoique, ce post d'&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.ecopublix.eu/2007/07/retour-vers-le-futur-autisme-conomie.html"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Antoine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt; m'a aidé à en comprendre la genèse), les maths permettent de faire des raisonnements logico-déductifs et je ne vois pas pourquoi l'économie s'en priverait (c'est justement notre avantage comparatif par rapport à la socio ou à&amp;nbsp;d'autres sciences humaines dont les visions sont tout aussi importantes car justement basé sur d'autres méthodes). Autant dire que je ne répondrai à aucun commentaire sur la place des maths dans l'économie, ni sur la soi-disant admiration de l'économie pour les sciences dures telle que la physique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;2) Voir &lt;/span&gt;&lt;a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/category/epistemologie/"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Rationalité limitée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt; pour des posts sur l'épistémologie bcp moins limités.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Biblio&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Barnerjee, A., Duflo, E., 2008. The Experimental Approach to Development Economics. MIT miméo.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Damour, T., 2005. Einstein 1905-1955 : son approche de la physique. Séminaire Poincaré, p. 1-25.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-7019677336251728589?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/7019677336251728589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/quand-einstein-devoile-sa-methode-sur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/7019677336251728589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/7019677336251728589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/quand-einstein-devoile-sa-methode-sur.html' title='Quand Einstein dévoile sa méthode sur notre blog'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S2MFuPnk41I/AAAAAAAAAJ4/Vd7Gg2xpaO8/s72-c/test+-+Copie.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-3286022398120482700</id><published>2010-01-21T16:17:00.004+01:00</published><updated>2010-08-25T14:03:23.947+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tx de change'/><title type='text'>La sous-évaluation du Yuan à la lumière des modèles de taux de change d'équilibre- 2nd volet</title><content type='html'>&lt;div align="left" class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S1hvRih8QrI/AAAAAAAAABk/Ajcj8bkbNHk/s1600-h/china_and_russia_against_dollar_608985.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S1hvRih8QrI/AAAAAAAAABk/Ajcj8bkbNHk/s200/china_and_russia_against_dollar_608985.jpg" width="141" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Focus sur le modèle NATREX appliqué aux économies de taille réduite : Économies en transition ou cas du Petit Pays&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;Le cas du Petit Pays&lt;/h4&gt;Lim et Stein en 1995 ont élaboré une version du Natrex adaptée à des économies de petite taille afin d'étudier les comportements du taux de change d'un pays ne pouvant pas avoir d'influence sur les marchés. Cette version est détaillée et illustrée avec le cas du taux de change de l'Australie &lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;dans un papier publié en 1995. La lecture du papier mène le lecteur à se pencher sur le modèle d'Edwards élaboré en 1988 dont Stein s'est inspiré pour son analyse d'une petite économie. Il sera donc nécessaire d'expliciter le modèle d'Edwards afin de comprendre la démarche et les apports personnels de Stein dans ce modèle de taux de change d'équilibre. Par définition, le taux de change réel effectif s'écrit &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
R= ∏i N.(P/P*)^Ѳi&lt;br /&gt;
avec N le taux de change nominal bilatéral&lt;br /&gt;
P et P* les prix à la consommation domestique et partenaire&lt;br /&gt;
la pondération Ѳi appliquée au taux de change réel bilatéral représentent le poids de chaque partenaire en termes de volumes échangés. On suppose également que chaque pays produit un bien exportable (1 ou 2) et un bien n dit « non échangeable », dans une proportion a pour le pays étudié et b pour le ou les pays partenaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P et P* s'expriment alors comme le prix composite de deux types de biens produits dans l'économie.&lt;br /&gt;
P= Pn^a. P1^(1-a)&lt;br /&gt;
P*=Pn^b.P2^(1-b)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On définit les termes de l'échange comme le prix relatif des biens exportables domestiques par rapport aux produits échangeables produits à l'étranger exprimés dans la même monnaie&lt;br /&gt;
T=N.P1/P2*&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et le prix relatif des biens non échangeables (n) par rapport aux exportations comme suit&lt;br /&gt;
Rn=Pn/P1&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
Rn*=Pn*/P2 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En reprenant l'expression des prix à la consommation comme des composites des biens exportables et non échangeables, ainsi que l'expression du taux de change réel fonction des indices de prix on obtient l'expression suivante &lt;br /&gt;
R=T. (Rn)^a. (P2*/Pn*)^b &lt;br /&gt;
R= T. (Rn)^a avec P2*/Pn*normalisé à 1 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de change réel d'une petite économie est donc fonction de T les termes de l'échange, variable exogène puisque un petit pays ne peut exercer aucune influence sur les prix mondiaux, et de Rn le prix relatif des biens n, endogène, dont on verra les fondamentaux de moyen et long terme.&lt;br /&gt;
Soit logR= logT+ alogRn+ e &lt;br /&gt;
Avec Rn variable endogène qui permet d'équilibrer le marché. Deux hypothèses permettent d'expliquer la formation du taux de change &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L'équilibre du marché interne, qui, en supposant la coexistence de deux secteurs les biens échangeables et non échangeables, passe par un équilibrage du marché des biens non échangeables, étant donné que seul le prix relatif des biens non échangeables étant endogène (les prix mondiaux étant fixes), le retour à l'équilibre se fait grâce à Rn &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L'équilibre externe qui revient à équilibrer la balance commerciale, exportations et importations dépendant du prix relatif des biens n Stein suite au modèle d'Edwards, reprend l'hypothèse que Rn est une variable endogène qui est également déterminée par la consommation sociale (privée+publique) en termes de PIB. En effet, la consommation ou préférence pour le présent a un impact sur l'équilibre interne lorsqu'il s'agit de la consommation de biens n et sur l'équilibre externe en impactant la balance commerciale, donc la balance courante. On peut signaler que contrairement au modèle pour un grand pays, la variable «consommation» n'est pas exprimée en termes relatifs vis-à-vis de la monnaie de référence lorsque le taux de change réel est bilatéral ou vis-à-vis des consommations des pays partenaires lorsque le taux de change réel est dit effectif. En effet, en supposant que l'équilibre d'une petite économie est atteint par le biais de son marché interne des biens n (du fait de la non-influence d'un petit pays sur le marché mondial), on pose implicitement l'hypothèse que les fondamentaux du taux de change réel sont exprimés en termes absolus dans le sens où ils correspondent aux variables domestiques uniquement.&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Le rôle de la productivité : l'effet Balassa intégré dans l'analyse&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
Edwards a tenté d'intégrer dans son modèle le rôle de la productivité par le biais du progrès technique. Stein reprendra et complètera son modèle en introduisant des équations structurelles plus détaillées afin que chaque variable, notamment les productivités relatives de chaque secteur soit expliquée. L'idée sous jacente est relativement intuitive, elle se base sur le constat que les productivités relatives des secteurs n'évoluent pas au même rythme notamment lorsqu'un secteur est exposé à la concurrence internationale et pas l'autre. Ainsi, on admet communément que les gains de productivité seront toujours plus élevés dans le secteur exportable que dans le secteur des biens n. C'est l'hypothèse Baumol Bowen (mise en évidence par Obstfeld et Rogoff) sous jacente qui stipule que les activités non échangeables sont naturellement moins susceptibles d'engranger des gains d'efficience : il parait évident que les services ou encore la construction ne peuvent pas enregistrer des gains de productivité aussi important que l'agriculture ou l'industrie. Si la productivité relative des biens exportables augmente, alors leur prix doit mécaniquement baisser faisant monter le prix relatif des biens non échangeables. Or d'après la définition du taux de change réel, une hausse de Rn entraîne mécaniquement une appréciation réelle de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Balassa suppose que le travail est mobile entre les secteurs, donc que les salaires s'égalisent W=W1=W2. Le prix de vente p doit être égalisé au cout marginal de production p=cm, cm étant lui-même égal à la productivité marginale du travail que l'on note Cm=W/H&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc Balassa pose l'expression de Rn comme suit:&lt;br /&gt;
Rn= Pn/P1= (W/Hn)/(W/H1) = H1/Hn&lt;br /&gt;
Ce qui n'est autre que le rapport des productivités relatives entre secteurs. Le taux de change réel s'écrit alors:&lt;br /&gt;
R= T. [(H1/Hn)^a]/ [(H'2/H'n)^b]&lt;br /&gt;
avec δR/δ (H1/Hn) supérieur à 0 et δR/δ (H2’/Hn’) inférieur à 0;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;L'analyse dynamique selon Lim et Stein en 1995&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
Les auteurs définissent un vecteur Z de fondamentaux de long terme i.e. exogènes : Z=T,u,s,r* soient T, les termes de l'échange, u, le vecteur de la productivité des facteurs (u= u1, un), s l'épargne sociale par le biais de la fonction de consommation reprise du modèle d'Edwards et r* le taux d'intérêt réel mondial par le biais de la fonction d'investissement mais aussi de l'équilibre de portefeuille explicité dans le modèle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprenons rapidement les fonctions sous jacentes du modèle:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la fonction d'investissement s'écrit&lt;br /&gt;
dk/dt=I=I(q)&lt;br /&gt;
avec q=q(k,T,Rn,u,r) le ratio de Tobin, qui intègre k le stck de capital et implicitement l'intensité capitalistique, T les termes de l'échange, Rn le prix relatif interne, u les productivités sectorielles relatives et r le taux d'intéret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la fonction de consomation sociale&lt;br /&gt;
C=C(k-F,1-s), k-F étant la richesse nette (stock de capital-dettes) des agents et s une mesure de l'épargne sociale qui reflète l'inverse d'un taux d'actualisation social (lissage de la consommation)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les auteurs spécifient que la valeur d'équilibre de la dette est une variable endogène stable à LT, qui est fonction des fondamentaux Z. La fonction d'épargne sociale s'écrit alors&lt;br /&gt;
S=Y(k,u)-r*F-C(k-F,1-s)=S(k,F,Z) avec Y le produit national dépendant du capital et de la productivité des facteurs, moins les intérêts de la dette, moins la consommation. Une hausse de la dette réduit la richesse et augmente l'épargne dans le respect de la condition de soutenabilité de la dette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L'équation de balance de portefeuille répond à plusieurs hypothèses qui sont: la non-validité empirique de la parité des taux d'intérêt non couverte qui intègre explicitement les anticipations des agents. On considère l'absence de risque de défaut de paiement à court terme et le différentiel des taux d'intérêt entre le pays étudié et le reste du monde est stationnaire dans le temps.&lt;br /&gt;
L'équation de portefeuille s'écrit ainsi: r=r*+h(F,t) Ainsi, le taux d'intérêt du pays étudié doit converger vers le taux d'intérêt mondial, mais la vitesse de convergence est altérée par la dette externe qui au cours du temps augmente le risque à long terme d'un investissement de portefeuille, notamment la probabilité de dévaluation de la monnaie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces fondamentaux agissent donc au sein de la dynamique du taux de change réel, du compte courant, de la dette et des mouvements de capitaux. Deux horizons temporels sont clairement distingués dans le cadre de l'analyse dynamique de la formation de R : le moyen terme pour lequel le stock de dette externe (F) et de capital (k) sont fixés et une trajectoire de long terme dans laquelle dette externe et capitaux deviennent endogènes, puis convergent vers une valeur d'équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche générale de l'analyse dynamique consiste en une décomposition en trois parties:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Comment les fondamentaux affectent Rn et R à moyen terme pour k et F fixés?&lt;br /&gt;
- Comment le capital (k) et la dette (F) évolue en réponse aux fondamentaux ?&lt;br /&gt;
- Comment l'évolution de la dette et du capital affectent-ils l'évolution de R et Rn pour atteindre un état stationnaire?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu'à l'état d'équilibre de LT, le prix relatif interne Rn dépend donc du stock de capital (k), du stock de la dette (F), et des fondamentaux exogènes, le vecteur Z =T, u, s, r*. Ainsi, le taux de change d'équilibre à moyen terme dépend des mêmes composantes puisqu'il s'écrit:&lt;br /&gt;
R= T. (Rn)^a = R [k(t), F(t), Z(t)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le capital est la dette évoluent dans le temps en fonction de l'épargne et de l'investissement, donc du compte courant. Ceci représente la clé de la dynamique de moyen terme vers l'état stationnaire de long terme. A l'équilibre de long terme le stock de capital et la dette atteignent leur niveau soutenable de long terme associés à k(Z) et f(Z), dépendant strictement des fondamentaux exogènes. Le Natrex doit alors converger vers R(Z(t)), état non stationnaire du taux de change réel car il s'agit d'un équilibre instable dépendant du temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les équations du modèle Natrex dans le cadre d'un petit pays s'écrivent alors:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Equilibre interne: Cn (Rn,k-F,s,T)+(1-m)I(q)-Q(Rn,k,u)=0 soit la demande de biens non échangeables (qui équivaut à la consommation des ménages Cn ainsi que la part de l'investissement consacrée aux biens non échangeables dans une proportion (1-m) qui égalise l'offre de biens non échangeables. On rapelle que la consommation de ces biens dépend du prix des biens, de la richesse nette des agents qui s'identifie au stock de Capital moins le stock de dette k-F, de l'épargne et des termes de l'échange; l'investissement est une fonction classique du ratio de Tobin; l'offre de biens n étant fonction du prix, des productivités relatives et dotations factorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Equilibre externe: CA=Q₁(Rn,k,u)-mI(q)-C₂(Rn,k-F,s,T)-r*F soit la balance commerciale qui s'écrit comme le total des exports (P1= numéraire) moins la part des biens importés investis moins la consommation importée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Scénario économique sous jacent du modèle est le suivant: Le prix relatif interne doit équilibrer le marché des biens, en rappelant qu'il est fonction de Z= (T, u, s, r*) mais aussi de variables endogènes qui sont F et k, la dette et le capital à moyen terme.&lt;br /&gt;
R est donc fonction de Z, F et k à moyen terme, et uniquement fonction de Z à long terme, les fondamentaux influençant de manière endogène stock de capital et dette qui convergent vers leur valeur d'équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux hypothèses fortes à long terme:&lt;br /&gt;
- Le stock de dette et de capital en termes de PIB sont supposés stables&lt;br /&gt;
- Les évolutions de F et k produisent de nouvelles solutions de Rn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autour de ces deux hypothèses Lim et Stein analyse le passage d'un état stationnaire de moyen à long terme. Le stock de capital et de dette évolue à travers le temps avec l'épargne et l'investissement, ce qui produit une trajectoire particulière du Natrex avec des excédents ou déficits de la balance courante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Posons le système dynamique complet de R&lt;br /&gt;
dR/dt=dR/dL(k,F,Z)+dR/dJ(k,F,Z)+dR/dZ.dZ/dt&lt;br /&gt;
avec les deux hypothèses de long terme dk/dt=0=J, soit la stabilité du stock de capital dans le temps dF/dt=0=L, soit la stabilité du stock de la dette dans le temps&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le respect de ces deux conditions de long terme permet d'introduire les niveaux k* et F* d'équilibre et le mécanisme sous jacent : Une augmentation de k le capital implique une baisse du produit marginal et donc une baisse de l'investissement net et donc un désendettement extérieur qui réduit le risque h(F) et par la même entraîne la réduction de r le taux d'intérêt réel d'où une incitation à investir de nouveau pour un retour à l'équilibre i.e. une restauration du niveau d'investissement à son niveau stable. Dans le cadre d'une contrainte budgétaire intertemporelle il est requis par les auteurs que la dette réelle converge vers un niveau soutenable de la dette CA=B*-rF*=0,avec B la balance commerciale et rF* les intérets de la dette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la stabilité du modèle deux conditions doivent être respectées: &lt;br /&gt;
- Une hausse de l'intensité capitalistique baisse le produit marginal du capital et donc réduit l'incitation à investir (effet visible par le biais du ratio de Tobin) &lt;br /&gt;
- Une hausse de l'endettement, pour un niveau de capital donné doit augmenter l'incitation à épargner, (effet Ricardien) produisant une sortie de capitaux et réduisant la dette pour atteindre L=0 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, les solutions simultanées de J(k*,F*,Z)=0 et L(k*,F*,Z)=0 impliquent que l'état d'équilibre de long terme dépendent uniquement du vecteur Z exogène. Ainsi le taux de change réel d'équilibre à long terme pour une petite économie s'écrit: RnatrexLT= R(s,u,T) avec à long terme, une égalisation des taux d'intéret au niveau du taux mondial, avec s le taux de préférence pour le présent ou consommation sociale, u la productivité relative du secteur exportateur, et T les termes de l'échange&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Le cas de l'économie émergente&lt;/h4&gt;Dans le cadre d'une économie dite émergente, Stein établit une variante de son modèle adaptée aux économies de taille réduite. En effet Stein avance l'idée qu'une économie émergente grâce à sa politique d'ouverture commerciale "agressive" et à l'attraction des capitaux étrangers et investissements directs étrangers, le pays alimente des fondamentaux du taux de change plus spécifiques. Les IDE, d'une part, permettent des transferts technologiques tout en finançant les déficits de balance courante, les politiques d'ouverture commerciale, d'autre part, amènent à des gains de productivité importants via une réallocation plus productive des ressources et donc à une amélioration du rendement du Capital. Ainsi, de manière plus globale, une économie émergente par son ouverture commerciale et financière connait des gains de productivité, une amélioration des termes de l'échange, de la balance commerciale et de son taux de croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces élements font que l'équilibre du taux de change va être impacté de manière un peu différente à moyen et long terme. Le taux de croissance économique a un rôle important dans la formation du taux de change, devenant ainsi une variable fondamentale du modèle, au même titre que la productivité et les consommations sociales. On sort du cadre théorique précédent puisque l'équilibre ne s'établit plus autour du marché interne via l'équilibre des biens non échangeables. Ce constat est relativement intuitif lorsque l'on considère des économies qui posent leur stratégie de croissance sur une ouverture très forte de leur économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A moyen terme, l'équilibre du taux de change tient compte des flux d'IDE, qui entraînent mécaniquement une appréciation du taux de change réel via une entrée massive des capitaux et une amélioration de la rentabilité économique via les transferts technologiques, donc des gains de productivité, une amélioration des termes de l'échange et du taux de croissance.Ceci permet de montrer que les termes de l'échange deviennent endogènes aux IDE, et qu'il n'est donc plus pertinent de les introduire comme variable fondamentale du taux de change réel. A plus long terme, deux effets opposés sont mis en évidence par Stein: d'une part, plus les flux d'IDE seront abondants, plus le montant de revenus du Capital versés à l'étranger sera élevé, ce qui contribue à terme à détériorer la Balance courante. D'autre part, l'amélioration des gains de productivité et les effets positifs sur la balance commerciale entraîneront via l'effet Balassa-Samuelson une appréciation réelle de la monnaie. Si le second effet domine, l'appréciation réelle de la monnaie sera vérifiée à long terme. l'équilibre de long terme s'écrie alors en ofnction des seuls déterminants exogènes qui sont:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RnatrexLT= R(s/s*,u/u*,g)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
avec s et s* les taux de préférence pour le présent ou les consommations sociales relatives, u et u* les productivités relatives des biens exportables et g le taux de croissance du pays étudié, devenu exogène à long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi en guise de conclusion de cette partie théorique, partant du modèle détaillé de Stein adapté aux économies de taille réduite, il a été possible d'établir une extension encore plus proche de la réalité des économies émergentes, afin d'associer à l'analyse du taux de change réel chinois, un modèle adapté à aux caractéristiques et besoins de l'économie chinoise. Stein permet ainsi de juger la valeur réelle du Yuan de manière moins indépendante de ses besoins en termes de croissance afin de répondre à la nécessité de réduire le taux de chomâge important et souvent déguisé de la Chine.&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S1hvqwXuQgI/AAAAAAAAABs/2Hm_yWvfMNc/s1600-h/Untitled.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Vérification empirique du modèle dans le cadre du Renminbi Chinois :&lt;/h4&gt;On rappelle que la Chine est très régulièrement montrée du doigt comme faussant régulièrement les règles du Commerce international par le biais d'une instrumentalisation de son taux de change. Certains économistes allaient jusqu'à évaluer la sous évaluation du Yuan à hauteur de 20- 30% par rapport à sa valeur d'équilibre. Or, il est évident que ce genre de conclusions dépend de manière considérable du modèle d'équilibre choisi, i.e. des fondamentaux utilisés pour déterminer la valeur d'équilibre du monnaie. Il est intéressant de tester empiriquement le modèle Natrex, d'une part dans le but de confirmer ou infirmer les ordres de grandeurs avancés jusqu'alors, d'autre part pour illustrer l'idée que la prise en compte de fondamentaux du taux de change caractéristiques des économies émergentes telles que la Chine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir récolté les données sur la période 1970-2008 et estimé économétriquement le modèle Natrex dans sa version adapté aux économies émergentes, il est possible d'établir un graphique représentant les mésalignements monétaires du Yuan par rapport à sa valeur d'équilibre de long terme (estimé sur la période 1972-2006). On obtient ainsi le graphique suivant : Les sources de données sont la base du FMI (IFS database CD-ROM) pour les taux de change (nominaux plus les prix à la consommation pour estimer les taux de change réels) et les consommations privées, publiques, PIB, UN database, la base des Nations-Unies pour les taux de croissance du PIB chinois et enfin la base de donnée établie par Maddison pour obtenir les productivités relatives (PPA).&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S1hvqwXuQgI/AAAAAAAAABs/2Hm_yWvfMNc/s1600-h/Untitled.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S1hvqwXuQgI/AAAAAAAAABs/2Hm_yWvfMNc/s640/Untitled.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce graphique nous permet d'émettre des commentaires intéressants sur les mésalignements au cours du temps de la monnaie chinoise. On peut distinguer trois voire quatre phases distinctes en observant les allures des courbes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- de 1970 à 1977 : une période pendant laquelle le taux de change réel observé et le Natrex seraient relativement proche, alternant entre une légère surévaluation puis sous évaluation du Yuan. Suite à la fin du système de Bretton Wood et du flottement général des principales monnaies, la Chine a décidé de passer à un ancrage composite (suite à un régime fixe qui s'est étendu sur 17 ans), dans lequel le Renminbi est ancré sur 13 monnaies occidentales. Néanmoins, en 1975, ce panier de devises est composé à 50% de dollars et 50% de Deutsch Marks.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De 1978 à 1984, les résultats de l'estimation du Natrex permettent de conclure à une surévaluation du Yuan durant toute la période sans interruption. A cette même période correspond une nouvelle phase historique du régime de change chinois. En effet, en 1979, suite à des réformes économiques, la Chine introduit l'IRTS (taux interne des règlements commerciaux), qui est un autre taux de la monnaie, existant en parallèle au taux de change officiel. Ce taux (coté au certain) inférieur au taux officiel jouait comme une dévaluation, et par la même a entrainé mécaniquement une surévaluation du taux de change officiel. Les résultats que nous avons obtenus semblent correspondre à l'histoire du Régime de change. En effet, en 1981, de nombreuses dévaluations du taux de change officiel ont lieu afin d'éliminer la surévaluation héritée de ce système. Le taux officiel rejoint la valeur de l'IRTS, qui devient inutile en 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De 1984 à 2003 : on constate un renversement de la tendance avec une sous évaluation du Yuan. Cette période correspond d'une part à une période d'ancrage du Renminbi sur différentes monnaies (les autorités créent des droits de rétention de devises), le contrôle est important. Néanmoins, en 1994, une grande réforme est élaborée, le régime de change devient un régime de flottement géré. Le système de droit de rétention de devises est aboli, mais dans les faits, les bandes de fluctuation par rapport au dollar sont tellement étroites, que le taux de change du yuan demeure sous évalué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De 2004 à 2006, les résultats du modèle permettent d'avancer le constat suivant : la valeur du Yuan semblerait sur évaluée vis-à-vis de sa valeur d'équilibre, sur évaluation de l'ordre de 3 à 10% environ. Ce résultat parait surprenant car il est en contradiction avec les accusations encore très actuelles portées sur la politique de change chinoise, dans le sens où le gouvernement maintient la monnaie sous évaluée. Néanmoins, ce constat correspond à la période des réformes du régime chinois, qui tentent de répondre aux exigences des institutions internationales telles que l'OMC, qui exercent une pression forte en vue d'une réévaluation de la monnaie chinoise. Ainsi, le gouvernement chinois a élargi les bandes de fluctuation de sa monnaie, ce qui a mené le Renminbi à être réévalué de 2,5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, les mésalignements de la monnaie chinoise sur les trente dernières années correspondent dans les grandes lignes aux ruptures historiques du régime monétaire chinois. Mais plus que tout ce qui suscite le plus la controverse politique et médiatique est l'ampleur de la sous évaluation de la monnaie ces dernières années. Certains économistes et politologues avaient estimé que la sous évaluation du Yuan atteignait 15-30%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, depuis l'entrée de la Chine dans l'OMC soit en décembre 2001, et d'après les estimations de la valeur d'équilibre à cette même période par le modèle Natrex, il semble que la monnaie soit sous évaluée tout au plus de 4,3% par rapport à sa valeur d'équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Conclusion&lt;/h4&gt;Ces résultats montrent avant tout l'intérêt d'une analyse plus approfondie des modèles de taux de change d'équilibre, qui parce qu'ils sont loin de refléter parfaitement la réalité, ont des spécifications qui dans le cadre théorique de Stein permettent des adaptations plus rigoureuses à des formations du taux de change qui diffèrent fondamentalement les unes des autres , selon les caractéristiques économiques des pays étudiés. Ainsi, en tenant compte des besoins en croissance économique de la Chine, la sous évaluation de sa monnaie est rapportée à 5% au maximum. Les estimations très élevées qui sont souvent mises en évidence reflète l'application d'un modèle général ne tenant pas compte du fait que la Chine est un pays qui a besoin de se développer pour employer sa population et réduire à terme les inégalités, à travers une politique d'ouverture indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Références bibliographiques&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-BOUVERET, A. et H. STERDYNIAK (2005), «Les modèles de taux de change: Equilibre de long terme, dynamique et hystérèse », Revue de l’OFCE, avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-CLARK, P. and R. MACDONALD, (1999), “Exchange Rates and Economic Fundamentals: A Methodological Comparison of BEERs and FEERs”, in R. Mac Donald and J. L. Stein (ed. (1999), Equilibrium Exchange Rates, Kluwer Academic.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-HINKLE L. E. and P. J. MONTIEL ed. (1999), Exchange rate misalignment, Concepts and measurement for developing countries, A World Bank Research Publication, Oxford University Press.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-MACDONALD R. (1997), “What Determines Real Exchange Rates? The Long and Short of It”, Journal of International Financial Markets, 8, pp. 117-153.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-MACDONALD, R. (2000), Concepts to Calculate Equilibrium Exchange Rates: An Overview, Discussion paper 3/00, Economic Research Group of the Deutsche Bundesbank.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-STEIN, J.L. (1990), “The Real Exchange Rate”, Journal of Banking and Finance, 14, Special issue, pp. 1045-1078.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-STEIN, J.L. (1994), “The Natural Real Exchange Rate of the United States Dollar and Determinants of Capital Flows”, in J. Williamson (ed.), Equilibrium Exchanges Rates, Institute for International Economics, Washington, DC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-STEIN, J.L and P. R. ALLEN eds. (1995), Fundamental Determinants of Exchange Rates, Clarendon Press, Oxford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-STEIN, J.L and G.C. LIM (1995), “The Dynamics of the Real Exchange Rate and Current Account in a Small Open Economy: Australia”, in Fundamental Determination of Exchange Rates, J.L. Stein and P.R. Allen (eds.), Clarendon press, Oxford&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-WILLIAMSON, J. (1994), “Estimates of FEERs”, in Estimating Equilibrium Exchanges Rates ed. Institute for International Economics, Washington.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-3286022398120482700?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/3286022398120482700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/la-sous-evaluation-du-yuan-la-lumiere_21.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3286022398120482700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/3286022398120482700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/la-sous-evaluation-du-yuan-la-lumiere_21.html' title='La sous-évaluation du Yuan à la lumière des modèles de taux de change d&apos;équilibre- 2nd volet'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S1hvRih8QrI/AAAAAAAAABk/Ajcj8bkbNHk/s72-c/china_and_russia_against_dollar_608985.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-9066040155715530540</id><published>2010-01-18T12:05:00.006+01:00</published><updated>2010-08-25T14:06:02.995+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la mondialisation'/><title type='text'>Brève histoire des coûts commerciaux</title><content type='html'>« Les armées de Napoléon se déplaçaient à la même vitesse que celles de Jules César » &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Val%C3%A9ry"&gt;Paul Valéry&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme l'illustre cette citation, l'histoire des transports est souvent perçue comme étant une longue et lente évolution jusqu'au début du 19ème siècle, puis les révolutions technologiques s'enchaînent entraînant une mobilité plus grande des personnes et des biens. Ainsi dans le dixième des Voyages extraordinaires, Phileas Fogg part de Londres le 2 octobre 1872, il traverse la Manche, prend le train à Calais, transite par Paris et descend l'Italie jusqu'à Brindisi. Il traverse ensuite la Méditerranée puis atteint la Mer Rouge par le très récent canal de Suez (1), de là Fogg met 11 jours pour atteindre Bombay. Le voyage de Bombay à Calcutta aurait dû se faire en 3 jours, mais la ligne de chemin de fer n'étant pas terminée, l'aventurier mettra deux jours de plus à dos d'éléphant.&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1Le7uNJ87I/AAAAAAAAAI4/q9mbxpgCNvo/s1600-h/Mexique+306.GIF" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1Le7uNJ87I/AAAAAAAAAI4/q9mbxpgCNvo/s640/Mexique+306.GIF" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En partance de Calcutta et en l'espace de 39 jours Fogg atteint Hong Kong par paquebot, puis Yokohama en goélette et traverse le Pacifique jusqu'à San Francisco. La ligne transcontinentale joignant San Francisco à New York, achevée en 1869, permet ensuite à Fogg de réaliser ce trajet d'un océan à l'autre en 7 jours. Enfin Fogg traverse l'Atlantique et rejoint Londres, achevant de la sorte un voyage autour du monde long de 80 jours. Ainsi le héros de Jules Vernes a t-il pu bénéficier de toutes les avancées de son siècle. Selon Hobsbawm (1975), quelques années après la parution de cet ouvrage une agence de voyages américaine proposait le même périple et dans les même délais, chose totalement impensable une trentaine d'années plus tôt où l'on mettait au mieux, plus de 11 mois pour réaliser un tel voyage. En effet, comme l'illustre la Figure 1.1 l'évolution des modes de transport fut rapide, la longueur mondiale du réseau de chemins de fer atteint 1 105 500 km en 1913, alors qu'elle était quasi-nulle 80 ans auparavant. Mais ces avancées technologiques n'augmentent pas seulement la vitesse du transport, la baisse des coûts est tout aussi impressionnante. Dans un article de 1989, Bairoch rapporte que le transport de viande sur une distance de 800 km pouvait représenter jusqu'à 79% du coût de production en 1830 contre 12% en 1910 (et respectivement 92% et 19% concernant le transport de barres de fer). Pour Bairoch (1976) la baisse réelle des coûts de transport terrestre a ainsi été de l'ordre de 10 à 1 sur la période allant de 1850 à 1913.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1Lf674iNoI/AAAAAAAAAJI/Xw2VXJYkw3k/s1600-h/Mexique+306.GIF" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1Lf674iNoI/AAAAAAAAAJI/Xw2VXJYkw3k/s400/Mexique+306.GIF" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce qui concerne les transports maritimes, le Graphique 1 indique la diminution importante des coûts de fret sur le réseau Europe-Amérique du Nord (qui représente 40% du commerce extra-européen total), cette baisse a de plus été accentuée par une diminution des coûts d'assurance et de manutention, abaissant de la sorte le prix du transport maritime par 7 au cours du 19ème siècle. Cette diminution importante des coûts fut l'un des facteurs majeurs permettant à des millions de personnes de fuir les persécutions religieuses et/ou la détérioration des conditions sociales faisant suite à la révolution industrielle.&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Migration internationnale&lt;/h4&gt;D'après Rostow (1960), les Etats-Unis réalisent leur décollage économique entre 1843 et 1860, et comme l'indique le graphique&amp;nbsp;ci-dessous (sur ce graphique l'échelle de droite représente le PIB par tête de la Grande Bretagne divisé par celui des Etats-Unis), les Etats-Unis convergent très rapidement vers la Grande Bretagne et sur la période allant de 1890 à 1910, le basculement s'opère, le PIB par tête américain devenant relativement plus élevé. L'Europe connaît alors sa plus forte phase d'émigration (voir graphique, l'échelle de gauche représentant l'émigration Europe vers Etats-Unis), constituée majoritairement d'Irlandais (40% selon Bairoch (1997)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1LfSv8fvnI/AAAAAAAAAJA/8YEPKfiwi7g/s1600-h/Mexique+306.GIF" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1LfSv8fvnI/AAAAAAAAAJA/8YEPKfiwi7g/s320/Mexique+306.GIF" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette forte mobilité des populations est un trait particulier de certaines&amp;nbsp;phases de libéralisation commerciale, ainsi comme le note Molle (1990), la mise en place du marché commun entre 1958 et 1973 a elle aussi entraîné d'importants mouvements de population, la part de travailleurs étrangers en Allemagne passant de 2 à 6% sur cette période et augmentant de 2% en France et en Belgique, en tout, près de 11 millions de personnes émigrent à l'échelle internationale sur cette période.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la baisse des coûts de transport, accélérée par la chute du prix des transports aériens, s'est de plus ajoutée une diminution vertigineuse des coûts de communication. Selon un rapport de la Banque Mondiale de 1995, le prix d'une communication téléphonique de 3 minutes entre Londres et New York représente en 1990, 1% du coût de cette même communication en 1940. Sur la dernière décennie c'est évidemment la chute rapide du prix des ordinateurs qui abaisse fortement les coûts d'information, ainsi internet devient un bien de consommation de masse dans les pays développés et les cyber cafés se multiplient dans les pays en voie de développement. Cette baisse historique des coûts de communication et de transport n'a cependant pas eu les mêmes effets sur les mouvements migratoires que ceux observés lors des périodes précédentes. En effet, comme le souligne Faini et al. (1999), des coûts de transport plus faibles et une information améliorée sur les conditions de vie à l'étranger, auraient du favoriser une immigration internationale massive, mais il n'en fut rien en raison des politiques d'immigration très restrictives mises en place au sortir des années 70. Politiques qui sont d'ailleurs toujours d'actualité; audibles dans les termes "d'immigration choisie" et visibles&amp;nbsp;sur les images récentes provenant des enclaves européennes en Afrique.&lt;/div&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;Coûts commerciaux&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si John List, économiste allemand fut à l'origine du tracé ferroviaire de l'Allemagne du Nord (2), quelques années plus tôt, en 1819, alors que le Savannah, premier bateau à voile muni d'un moteur à vapeur traverse l'Atlantique en 28 jours (3), cet auteur propose une union douanière qui deviendra en 1833 le Zollverein. Mais outre cet accord régional, sur la période allant de 1820 à 1860, le protectionnisme est LA politique commerciale de l'Europe. Seule la Grande Bretagne, qui a souffert durant les guerres napoléoniennes de prix élevés (blocus de Napoléon 1er) et qui connaît encore jusqu'au milieu du siècle des problèmes persistants en ce domaine, cède au loobying industriel et suit les conseils des pères fondateurs de l'économie en abrogeant les Corn Laws (en mai 1846), puis en opérant un libre échange unilatéral.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1LhloJqx6I/AAAAAAAAAJQ/k93uoLUxIec/s1600-h/Mexique+306.GIF" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1LhloJqx6I/AAAAAAAAAJQ/k93uoLUxIec/s400/Mexique+306.GIF" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Libre échange particulièrement visible sur le Graphique 1.4 (Source: Bairoch (1997)), puisque les droits de douane moyens sur les produits manufacturés passent de 50% en 1820 à 0% en 1875. L'absence de données disponibles ne permet hélas pas de voir sur ce même graphique que de 1860 à cette date, le monde a suivi l'exemple libre échangiste de l'Angleterre et ce notamment sous l'impulsion de Napoléon III qui multiplie les accords bilatéraux dont certains incluent la fameuse clause de la nation la plus favorisée. Ainsi comme le soulignent Bouët et Le Cacheux (1999) l'Europe de 1875 affiche les mêmes tarifs sur les biens industriels que l'Europe de 1994 qui sort de l'Uruguay Round. Mais cet effet domino d'accord bilatéraux, est suivi d'un retour au protectionisme initié par la Prusse puis par la France (tarif Méline en 1892) et dégénérant finalement en guerre commerciale (France vs Italie (1886-1898), France vs Suisse (1892-1895), Allemagne vs Russie (1893-1894)). Seule la Grande Bretagne reste fidèle au libre échange, les propos tenus alors sont remarquables comme en témoigne cet extrait du Times de 1881 (cité par A. Bouet (1997)):&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« La protection, nous le savons, apporte avec elle son propre châtiment. Nous n'avons rien à craindre à laisser ceux qui croient tirer les leçons de leur expérience. La nature se vengera d'elle-même sur la France, que nous nous en mêlions ou non ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais cette bravade est de courte durée, dès 1881 la Grande Bretagne cède aux tentations protectionnistes qui atteignent un point culminant une cinquantaine d'années plus tard à la suite du Hawley-Smoot Tariff Act voté par les Etats-Unis en 1930. La protection américaine atteint ainsi les 50%, et la première guerre mondiale commerciale naît alors (4).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au sortir de la seconde guerre mondiale, les nations sont soucieuses d'éradiquer le protectionnisme hérité des années folles. Trois types de stratégies sont alors adoptés, le multilatéralisme sous l'égide du GATT devenu aujourd'hui l'OMC, le régionalisme (5) et l'unilatéralisme. Ainsi au fil des négociations, la baisse moyenne des niveaux de protection est particulièrement forte. A ce titre, le Tableau 1.2 révèle deux éléments : un niveau de protection des secteurs manufacturés particulièrement bas, obtenu grâce aux successifs rounds de négociations multilatéraux, et une ouverture des marchés développés aux pays les moins avancés rendue possible par différents accords préférentiels non réciproques. Les PMA pénètrent ainsi le marché européen à un taux de 0.8% contre 2.9% pour les pays en voie de développement et 3.6% pour les pays riches.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1NpzkCwCoI/AAAAAAAAAJY/4yIldgqxnks/s1600-h/Mexique+306.GIF" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1NpzkCwCoI/AAAAAAAAAJY/4yIldgqxnks/s400/Mexique+306.GIF" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Source: Candau et Jean (2009) calculs réalisés pour l'année 2001&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce tableau reflète aussi partiellement l'enjeu de l'interminable&amp;nbsp;cycle de Doha dont l'ambition&amp;nbsp;était de libéraliser le secteur agricole. Cette libéralisation, si elle aboutit,&amp;nbsp;devrait notamment bénéficier aux pays intermédiaires plutôt qu'aux PMA et ce pour au moins deux raisons. La première réside dans le fait que les PMA sont des importateurs nets de biens agricoles, la seconde est que ces pays bénéficient déjà d'accès très favorables aux marchés des pays développés en raison des préférences qui leurs ont été accordées. Le tableau 1.3 montre ainsi que les exportateurs des PMA ne payent qu'un droit de 2.8% pour vendre leurs produits agricoles sur le marché européen, alors que leurs concurrents des pays riches et des PVD non PMA font face à des taux respectivement de 14.7% et de 18.5%. La baisse multilatérale des tarifs et le rabotage des pics tarifaires sauneraient ainsi le glas de certains PMA par une érosion de leurs préférences et l'entrée en concurrence de pays tels que le Brésil ou l'Argentine. Certains auteurs ont pourtant contesté ce dernier fait, l'existence de règles d'origine trop restrictives contraindrait ainsi ces pays à ne pas utiliser ces préférences. Mais c'est là un autre débat auquel nous participerons un autre jour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Note de bas de post&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;En complément voir &lt;a href="http://www.blogg.org/blog-81005-date-2009-08-08-billet-les_coûts_d_echange_diminuent_moins_rapidement_qu_au_xixieme_siecle-1064341.html"&gt;EcoInter Views&lt;/a&gt; sur cette baisse historique des coûts commerciaux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(1) En raison de l'absence de vent seuls des bateaux à vapeur peuvent traverser le canal de Suez, or lorsque Ferdinand de Lesseps lance le début des travaux en 1859 à peine 5% des navires sont à vapeur, mais 10 ans plus tard au moment de l'inauguration du canal ce pourcentage a déjà doublé et suit une évolution exponentielle atteignant les 88% en 1914 (calculs basés sur le tableau 8 de Bairoch (1976), les navires de moins de 100 tonnes étant exclus). On peut se demander dans quelle mesure le Canal de Suez a influencé les décisions d'investissement dans les moteurs à vapeur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(2) Le tracé du réseau ferroviaire de l'Allemagne du Nord est dicté par le souci d'une absence de frontière naturelle. L'inquiétude d'une invasion, structure ainsi la construction ferroviaire comme en témoigne ces propos de List : "[Par le chemin de fer] la Prusse peut devenir un bastion défensif au coeur même de l'Europe. La rapidité de la mobilisation, le rythme auquel les troupes pourraient être amenées du centre du pays vers la périphérie serait d'une importance plus grande pour l'Allemagne que pour toute autre nation. Nous avons aussi peu le droit d'hésiter à nous servir des nouveaux moyens que nos ancètres l'ont eu de décider s'ils devaient adopter le fusil à la place de l'arc et des flèches."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(3) Le Savannah est&amp;nbsp;bien le&amp;nbsp;premier bateau à voile muni d'un moteur à vapeur à&amp;nbsp;traverser l'Atlantique en 28 jours, mais son&amp;nbsp;moteur ne fonctionna que 8 heures en raison des risques d'explosion...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(4) Bouet (1997) rapporte à ce sujet une anectote qui en dit long sur l'impression laissé par cette politique américaine, "en Italie, la réaction fut unanimement violente, [...] la presse accusa les Etats-Unis de vouloir ruiner le pays, le Royal Automobile Club d'Italie voulut publier le nom de tous les Italiens qui possédaient des automobiles américaines; ceux-ci furent régulièrement pris à parti, les pneus de leurs voitures crevés..."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(5) Les accords régionaux qui sont des accords commerciaux discriminatoires sont de type très différents ils peuvent être : i) des zones de libre échange (ALENA) ii) des unions douanières (MERCOSUR) iii) des marchés communs (UE25) iv) des unions économiques (UE15) v) des accords préférentiels non réciproques. Ces derniers se définissant par une libéralisation unilatérale de la politique commerciale des pays développés en faveur des Pays en Voie de Développement (PVD). L'importance de ces accords se mesure ainsi par la différence existant entre le taux de la Nation la Plus Favorisée (NPF) et le taux préférentiel accordé. Ces accords, dont le premier dénommé Système Généralisé des Préférences (SGP) fut proposé en 1964 par Prebish, ont pour ambition première de promouvoir une croissance économique des PVD par une augmentation de leurs exportations. Outre le SPG, l'Europe a ainsi contracté plusieurs accords préférentiels dont les accords de Lomé signés en 1975 avec des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), approfondis en 2000 par les accords de Cotonou, et plus récemment, l'initiative Tout Sauf les Armes (TSA) visant à favoriser la pénétration du marché européen par les pays les moins avancés (PMA).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références&lt;br /&gt;
- Bairoch, P., 1976. Commerce extérieur et développement économique de l'’Europe au XIXème siècle. Civilisations et sociétés, 53.&lt;br /&gt;
- Bairoch, P., 1989. European Trade Policy, 1815-1914, in P. Mathias et S. Pollard (éd.), The Cambridge Economic History of Europe, vol. VIII : The Industrial Economies : the Development of Economic and Social Policies, Cambridge, Cambridge University Press.&lt;br /&gt;
- Bairoch, P., 1993. Economics andWorld History. Mythes and Paradoxes, Harvester Wheatsheaf.&lt;br /&gt;
- Bairoch, P., 1997. Victoires et déboires II, histoire économique et sociale du monde du XVIéme siècle à nos jours. Gallimard.&lt;br /&gt;
- Bouët A., 1997, Le protectionnisme, Analyse économique. Vuibert.&lt;br /&gt;
- Bouët, A., Le Cacheux, J., 1999. Introduction. In Globalisation et politiques économiques : les marges de manoeuvre., eds Bouët, A., Le Cacheux, J., Paris : Economica.&lt;br /&gt;
- Candau F., Jean S., 2010, What are EU trade preferences worth for Sub-Saharan Africa and other developing Countries? Published in Trade Preference Erosion: Measurement and Policy Response edited by Bernard Hoekman, William J. Martin and Carlos A. Primo Braga (2009) World Bank and Palgrave-Macmillian series. &lt;br /&gt;
- Faini, R., de Melo, J., Zimmermann, K. F., 1999. Trade and migration : an introduction. In Migration, the controversies and the evidence, ed by Faini, R., de Melo, J., Zimmermann, K. F., CEPR.&lt;br /&gt;
- Hobsbawm, E., 1975. The Age of Capital 1848-1875, Weidenfeld and Nicolson Ltd.&lt;br /&gt;
- Molle, W., 1990. The economics of European Integration. Aldershot : Darmouth.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-9066040155715530540?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/9066040155715530540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/breve-histoire-des-couts-commerciaux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/9066040155715530540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/9066040155715530540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/breve-histoire-des-couts-commerciaux.html' title='Brève histoire des coûts commerciaux'/><author><name>Fabien Candau</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/S1Le7uNJ87I/AAAAAAAAAI4/q9mbxpgCNvo/s72-c/Mexique+306.GIF' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-4008769654159578685</id><published>2010-01-12T22:33:00.012+01:00</published><updated>2010-08-25T14:08:47.230+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tx de change'/><title type='text'>La sous-évaluation du Yuan à la lumière des modèles de taux de change d'équilibre- 1er volet</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S0zvEp0v5lI/AAAAAAAAAA8/I9fwbL_PMGg/s1600-h/Yuan.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="214" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425974514300216914" src="http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S0zvEp0v5lI/AAAAAAAAAA8/I9fwbL_PMGg/s200/Yuan.jpg" style="float: left; height: 214px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 320px;" width="320" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Introduction&lt;/h4&gt;&lt;div align="justify"&gt;La sous-évaluation de la monnaie chinoise est souvent dénoncée comme l’une des causes des déséquilibres mondiaux. En effet, Les Etats-Unis, qui enregistrent un déficit historique de leur balance courante, atteignant près de 5,3% du PIB (OECD Factbook 2009), accusent régulièrement la Chine d’être en partie responsable du creusement de leur déficit commercial. La politique de change de la Chine est donc très souvent décriée, car elle remet potentiellement en question&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les « règles du jeu » du commerce international. L’analyse du taux de change réel est donc particulièrement pertinente dans le cadre de la politique de change chinoise, illustrant au mieux, l’instrumentalisation du taux de change. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;On rappelle la définition exacte du taux de change réel : le taux de change réel entre deux pays est le prix relatif d’un panier de biens de référence, autrement il s’agit de la comparaison du coût d’un même panier de biens, une fois les monnaies converties dans un même numéraire. Ainsi, on peut citer l’exemple de la Parité des Pouvoirs d’Achat (PPA), théorie du taux de change réel, qui considère qu’une fois les monnaies nationales converties dans une même monnaie de référence (par exemple le dollar), le prix relatif du panier de biens de référence est constant et égal à 1. Or, cette première théorie du taux de change réel n’est pas vérifiée empiriquement, puisqu’on constate des écarts importants de pouvoir d’achat entre les différentes monnaies, et on constate que le taux de change réel peut même être un instrument au service de la politique commerciale, en maintenant par exemple, la valeur réelle de la monnaie sous évaluée afin de favoriser les exportations, ou à l’inverse en tentant de conserver une monnaie « forte » afin de minimiser le coût des importations, dans le contexte actuel où beaucoup de pays ne disposent pas de matières énergétiques et subissent l’explosion du coût d’acquisition des minerais. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi face à la mise en évidence de cette « instrumentalisation » de la monnaie, il fût indispensable de construire de nouveaux modèles explicatifs afin de comprendre la formation du taux de change réel, ce qui permettrait ensuite d’évaluer les politiques de change des pays en comparant le taux de change réel observé avec sa valeur dite d’équilibre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Une utilité à étudier les déséquilibres monétaires&lt;/h4&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les années 80 ont donc vu s’étoffer la théorie économique sur les mécanismes de fluctuation du taux de change d’une monnaie, ce qui a permis d’enrichir l’analyse à la fois politique et économique du Commerce International et des problèmes liés à l’intégration des pays émergents dans l’Economie Mondiale. C’est en effet, un des problèmes présents dans la littérature actuelle, les pays émergents ont besoin de créer des avantages comparatifs, afin de s’intégrer massivement dans le Commerce Mondial et ainsi propulser leur croissance économique. Or, pour cela, il est nécessaire que leur politique commerciale agisse activement pour favoriser les exportations et gagner des parts de marché ; ce qui va le plus souvent à l’encontre des principes de l’OMC, qui depuis la fin de la guerre mets tout en œuvre pour éliminer toute tentative protectionniste. L’instrumentalisation du taux de change est donc souvent condamnée comme étant créatrice d’un biais dans les lois du Commerce International. La Chine est bien évidemment au cœur de ce débat en tant que pays émergent ayant amorcé sa croissance économique par le biais d’une augmentation exponentielle de ses exportations et de ce fait par sa participation au Commerce International. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est aujourd’hui bien connu que les mésalignements d’une monnaie par rapport à sa valeur d’équilibre, ont des conséquences à la fois sur l’équilibre interne et externe d’une économie. En effet, une monnaie sur ou sous évaluée entraîne des modifications dans la répartition sectorielle des revenus, avec des transferts importants entre les secteurs importateurs qui se trouvent pénalisés et les secteurs exportateurs pour qui une sous évaluation de la monnaie est un levier considérable pour relancer les ventes face aux devises étrangères. La politique de change peut donc favoriser une allocation des ressources plus efficiente, dans le sens où elle va dynamiser les secteurs exportateurs d’où une concentration des investissements dans les secteurs les plus productifs et ainsi permettre de relancer la croissance économique. Cependant l’instrumentalisation du taux de change n’est pas sans conséquences sur les pays étrangers, qui voient leurs exportations pénalisées de manière arbitraire, contre leur gré, et leur balance commerciale déséquilibrée. Néanmoins, même à l’étranger, une appréciation de la monnaie peut entraîner une allocation des ressources internes plus efficiente, dans le sens où toutes les économies possibles seront faites pour compenser la perte de compétitivité liée au change. Si un pays domestique a besoin de dynamiser ses exportations en sous évaluant sa monnaie, les pays partenaires peuvent contourner le déséquilibre commercial, en menant des politiques d’amélioration interne de l’allocation des ressources. C’est ainsi que l’Allemagne a su se placer en tête des meilleurs exportateurs mondiaux, malgré une monnaie européenne très forte, en menant des politiques internes de réallocation des ressources très actives. Leur équilibre interne est donc également bouleversé par les fluctuations du change. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;En outre, des monnaies qui s’écartent de leur valeur fondamentale perturbent les équilibres externes avec des ajustements des flux commerciaux importants qui entraînent un creusement des déficits commerciaux et des excédents qui gonflent de manière exponentielle dans certains cas. Les investissements directs étrangers sont également influencés par les fluctuations de la monnaie, et les effets d’une arrivée massive, mais surtout d’un retrait brutal des capitaux étrangers peuvent avoir de lourdes conséquences sur les économies notamment émergentes, puisque ce sont elles qui instrumentalisent encore aujourd’hui la valeur de leur monnaie : pays asiatiques, pays du Maghreb… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Les premiers modèles d'équilibre du taux de change réel&lt;/h4&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plusieurs modèles ont ainsi vu le jour depuis le début des années 80 et l’échec de la PPA, tels que le modèle FEER de Williamson, le modèle BEER de Mc Donald, le modèle d’Edwards appliqué aux économies de taille réduite et enfin, en réaction à ses prédécesseurs Stein établie le modèle NATREX (Natural Exchange rate) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 1983, Williamson tente de répondre aux difficultés de vérification empirique de la PPA, en proposant de rechercher un taux de change réel d’équilibre appelé FEER « Fundamental Equilibrium Exchange Rate ». Son idée générale suggère que le taux de change d’équilibre doit à la fois garantir l’égalité entre la balance courante et les flux de capitaux sous-jacents et assurer que le niveau atteint par la balance courante, correspondent à son niveau « soutenable », ou désiré. Le concept de soutenabilité de la balance courante relève en grande partie d’une analyse normative, qui à première vue, ne trouve pas d’explication ou d’illustration concrète. Selon Williamson, une balance courante soutenable, dans le sens où elle est financée par des flux de capitaux à long terme. Le caractère très normatif de la théorie de Williamson se heurte donc aux faits stylisés, qui ont largement démontré qu’une dette externe de long terme non stationnaire n’est pas souhaitable. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, en 1997, Macdonald élabore le modèle BEER « Behavioural Equilibrium Exchange Rate » est une approche positive du taux de change d’équilibre, en réponse au caractère trop normatif du travail de Williamson. Basé principalement sur la condition d’équilibre financier donnée par la Parité des Taux d’intérêt Non Couverte (PTINC), Macdonald considère que le taux de change réel dépend des anticipations de change des agents économiques, qui dépendent elles-mêmes des fondamentaux macroéconomiques, et du différentiel des taux d’intérêt réels (comme le veut la logique de la PTINC). Ainsi, si à long terme la PTINC se vérifie, alors le taux de change d’équilibre ne dépend plus que des anticipations de change, donc, de la position nette extérieure, en pourcentage du PIB (représentant l’équilibre entre épargne et investissement), le ratio des productivités relatives témoignant de l’effet Balassa-Samuelson, et enfin les termes de l’échange, soient les trois fondamentaux du taux de change selon Macdonald. L’effet Balassa Samuelson dans sa définition la plus réduite et simplifiée, peut s’expliquer de la manière suivante : Si un pays en développement s’intègre progressivement dans le commerce international, alors il verra la productivité relative de la production des biens exportables, par rapport aux biens non échangés, augmenter plus vite que celle de ses pays partenaires. De fait, les prix des biens échangeables vont baisser beaucoup plus vite que les prix des biens non échangés, ce qui a pour conséquence d’entraîner une appréciation réelle de la monnaie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Néanmoins, de nombreuses limites apparaissent : d’une part la parité des taux d’intérêt est plutôt mal vérifiée dans les faits stylisés, car l’influence des primes de risque dans la formation des taux est aujourd’hui indéniable, si bien que certains auteurs ont décidé de l’intégrer dans l’explication de la formation du taux de change. En outre, l’hypothèse forte des anticipations rationnelles reste un pilier très fragile de cette modélisation, et elle est de plus en plus contestée du fait d’absence d’une spécification précise de ce qui compose les « anticipations du taux de change ». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, la dernière limite réside dans le fait que le modèle BEER ne fait aucune distinction dans les horizons temporels, mêlant des fondamentaux de court, moyen et long terme. Un équilibre de long terme ne peut donc pas être spécifié de manière rigoureuse. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Stein propose alors un modèle plus complet, en s’appuyant sur les limites des modèles précédents qui confrontés aux faits stylisés ou aux réalités des outils économétriques et des moyens disponibles ont montré une efficacité encore limitée. Ainsi, Stein avait pour défi de proposer un modèle, qui distingue un équilibre pour chaque horizon temporel, qui puisse se prêter à une estimation économétrique rigoureuse, basée sur des équations structurelles solides, intégrant dans l’analyse une approche dynamique avec le passage d’un état stationnaire à un autre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Conclusions sur le premier volet&lt;/h4&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi face à la multitude des modèles explicatifs de la formation des taux de change réels, il parait contre-intuitif de se fier aux estimations données à la sous évaluation de la monnaie chinoise, sans au moins en connaître le modèle théorique sous jacent. En effet, il semble évident que ces modèles donneront lieu à des estimations différentes de la valeur d'équilibre, qui conditionneront pour ainsi dire, l'évaluation de la sous évaluation monétaire du Renminbi chinois. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;En effectuant une analyse plus approfondie du modèle Natrex de Stein, il est rapidement mis en évidence, qu'en plus d'une amélioration apportée aux modèles généraux de ses prédécesseurs, Stein va concevoir des versions différentes de son modèle adaptées aux différents types d'économies: économies émergentes ou économies de petite taille, n'ayant aucune influence sur les prix mondiaux. Il sera donc d'autant plus intéressant d'évaluer la sous évaluation chinoise à la lumière de ce modèle qui met à disposition des outils d'analyse adaptés aux caractéristiques économiques de la Chine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Références bibliographiques&lt;/h4&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;BOUVERET, A. et H. STERDYNIAK (2005), «Les modèles de taux de change: Equilibre de long terme, dynamique et hystérèse », Revue de l’OFCE, avril. &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;CLARK, P. and R. MACDONALD, (1999), “Exchange Rates and Economic Fundamentals: A Methodological Comparison of BEERs and FEERs”, in R. Mac Donald and J. L. Stein (ed. (1999), Equilibrium Exchange Rates, Kluwer Academic. &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;HINKLE L. E. and P. J. MONTIEL ed. (1999), Exchange rate misalignment, Concepts and measurement for developing countries, A World Bank Research Publication, Oxford University Press. &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;MACDONALD R. (1997), “What Determines Real Exchange Rates? The Long and Short of It”, Journal of International Financial Markets, 8, pp. 117-153. &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;MACDONALD, R. (2000), Concepts to Calculate Equilibrium Exchange Rates: An Overview, Discussion paper 3/00, Economic Research Group of the Deutsche Bundesbank. &lt;br /&gt;
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&lt;div align="justify"&gt;STEIN, J.L and G.C. LIM (1995), “The Dynamics of the Real Exchange Rate and Current Account in a Small Open Economy: Australia”, in Fundamental Determination of Exchange Rates, J.L. Stein and P.R. Allen (eds.), Clarendon press, Oxford &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;WILLIAMSON, J. (1994), “Estimates of FEERs”, in Estimating Equilibrium Exchanges Rates ed. Institute for International Economics, Washington. &lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3946150424319775567-4008769654159578685?l=blogageco.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogageco.blogspot.com/feeds/4008769654159578685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/la-sous-evaluation-du-yuan-la-lumiere.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4008769654159578685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3946150424319775567/posts/default/4008769654159578685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogageco.blogspot.com/2010/01/la-sous-evaluation-du-yuan-la-lumiere.html' title='La sous-évaluation du Yuan à la lumière des modèles de taux de change d&apos;équilibre- 1er volet'/><author><name>Elisa Dienesch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14054231981421992634</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OzMD1FhgDZs/S0zvEp0v5lI/AAAAAAAAAA8/I9fwbL_PMGg/s72-c/Yuan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3946150424319775567.post-9033583777263500433</id><published>2009-12-10T10:50:00.003+01:00</published><updated>2010-08-25T14:16:59.948+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce'/><title type='text'>Les exportateurs sont des super stars et leurs travailleurs des super héros! (2/2)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/SyC6sdaCLoI/AAAAAAAAAIw/LubttN0gr_s/s1600-h/travail-dimanche-liberalisme.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="278" ps="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/SyC6sdaCLoI/AAAAAAAAAIw/LubttN0gr_s/s320/travail-dimanche-liberalisme.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Dans un précédent &lt;a href="http://blogageco.blogspot.com/2009/10/firmes-heterogenes-productivite-et.html"&gt;post&lt;/a&gt; nous avions mis en avant la modélisation théorique&amp;nbsp;de l'hétérogéneïté des firmes et son intérêt&amp;nbsp;dans les modèles de commerce inter. Il est temps aujourd'hui&amp;nbsp;de questionner empiriquement les résultats théoriques présentés et de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents. Nous aborderons aussi briévement les implications en terme de politique publique qui peuvent être tirés de ces modèles et enfin la réinterprétation des équations de gravité qui a été lancée par cette nouvelle littérature. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Peu nombreuses et plus productives&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les firmes exportatrices sont-elles peu nombreuses et plus productives? D'après Crozet et Mayer (2007) seulement 4,4% des firmes françaises exportent en 2003. Evidemment si on restreint l'ensemble aux secteurs dont les produits sont facilement exportables (hors services donc), le compte augmente mais reste tout de même faible, seulement 19,1% des entreprises des secteurs agricoles, industriels et de construction exportent. Cette faiblesse du nombre d'exportateur n'est ni une nouveauté - Eaton, Kortum et Kramarz (2004) obtiennent un chiffre similaire pour l'année 1986, soit 17% de firmes exportatrices dans le secteur manufacturier - ni une particularité française, aux Etats-Unis près de 14% des entreprises manufacturières exportent selon Bernard et al. (2007).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au sein même des firmes exportatrices des différences importantes apparaissent. Ainsi le Graphique ci-dessous d'Ottaviano et Mayer (2007) illustre la présence d'exportateurs "super-star" qui réalisent une part importante du commerce français. En effet ce graphique prend en compte les 1% des exportateurs les plus performants et permet d'observer que 0.1% des exportateurs réalisent 40% des exportations françaises. &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx5pIFMeSPI/AAAAAAAAAHg/2Sf6ANewfPE/s1600-h/KS4L1600.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" er="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx5pIFMeSPI/AAAAAAAAAHg/2Sf6ANewfPE/s320/KS4L1600.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;Les firmes exportatrices sont de plus caractérisées par une plus grande taille et une productivité plus forte que leurs homologues non exportateurs. Ceci est très clairement lisible sur les deux graphiques ci-dessous issue de Fontagné et Gaullier (2008).&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx5p_nTQP2I/AAAAAAAAAHo/mxVu68oj7SE/s1600-h/KRV2RK03.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" er="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx5p_nTQP2I/AAAAAAAAAHo/mxVu68oj7SE/s640/KRV2RK03.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;Comme le notent les auteurs la similarité des courbes de 2001 et 1995 indique le caractère structurel des différences de productivités entre exportateurs et non exportateurs. On peut aussi noter avec Mayer et Ottaviano (2008) que les firmes réalisant des IDEs sont encore plus productives que les firmes exportatrices.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais d'où viennent ces différences de productivité? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;Valeur intrinséque des firmes exportatrices ou sélection des travailleurs?&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question essentielle est évidemment de comprendre l'origine de ces différences de productivité. Jusqu'à présent les études étaient uniquement basées sur les firmes sans aucune référence à la force de travail employée. Face à ces analyses on pouvait se demander si la productivité plus élevée des firmes exportatrices provenait d'une organisation interne plus efficace, d'une technologie particulière ou encore d'une qualité plus grande de la main d'oeuvre employée. Dans un document récent axé sur la Norvège, Irarrazabal et al. (2009) montrent que c'est bien du côté de la main d'oeuvre qu'il faut chercher les explications aux performances à l'exportation. A titre d'illustration, vous trouverez ci-dessous les différences de qualification et d'expérience entre exportateurs et non exportateurs pour plusieurs secteurs. Cette différence est positive pour quasiment tous les secteurs!&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/SyCwF9aRn8I/AAAAAAAAAIo/tnSJKWgEe6s/s1600-h/KRV2RK03+-+Copie.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/SyCwF9aRn8I/AAAAAAAAAIo/tnSJKWgEe6s/s640/KRV2RK03+-+Copie.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si l'on savait déjà que les firmes exportatrices rémunéraient mieux leurs mains d'oeuvres (Bernard and Jensen (1995), Schank et al. (2007)), ce papier permet d'envisager les raisons de cette meilleure rémunération.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Légère&amp;nbsp;digression: on est ici à la croisée de plusieurs champs, un rapprochement des travaux d'économie du travail pourrait être fort intéressant pour mieux comprendre les mécanismes de sélection des travailleurs au sein des firmes exportatrices. De plus ces analyses ne sont pas sans rappeler les travaux d'économie urbaine et d'économie géographique, qui montrent que les grandes villes attirent elles aussi les travailleurs les plus productifs.... bref ces différents champs gagneraient à interagir et à mon avis la cross-fertilisation n'est pas loin.&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;Marges extensives et intensives&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puisqu'un nombre limité de firmes exportent, les pouvoirs publics, s'ils désirent augmenter les exportations, peuvent agir soit sur le nombre de firmes (favoriser l'entrée de nouveaux exportateurs), on parle alors de marge extensive soit sur les ventes moyennes à l'export des firmes qui sont déjà exportatrices, on parle alors d'une amélioration de la marge intensive. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Graphique ci-dessous extrait de Crozet et Mayer (2007) et inspiré par les équations gravitaires représentent ces marges intensives et extensives des exportateurs français en fonction du degré d'accessibilité aux différents marchés extérieurs (PIB des pays importateurs pondérés par la distance les séparant de la France). Ces graphiques indiquent que l'accessibilité joue positivement sur les performances à l'export (pente des regressions positive) mais ils montrent surtout qu'une amélioration de l'accessibilité favorise deux fois plus les marges extensives que les marges intensives. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx-1VwYPfnI/AAAAAAAAAIY/7VyvkDWpxAU/s1600-h/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx-1VwYPfnI/AAAAAAAAAIY/7VyvkDWpxAU/s320/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les performances à l'export sont donc largement tirées par les marges extensives. En terme de politique publique un tel résultat n'est pas anodin, il indique qu'un gouvernement désirant améliorer sa balance commerciale via les exports doit en priorité aider les PMEs qui désirent rentrer sur les marchés extérieurs. Les voyages présidentiels avec les super star du CAC seraient ainsi moins efficaces qu'une politique permettant de réduire les barrières à l'entrée pour des entreprises de plus petite taille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;Equation de gravité&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'introduction des firmes hétérogènes a&amp;nbsp;engendré une réinterprétation des équations de gravité permettant d'affiner l'analyse que nous venons de mener sur les marges intensives et extensives. Cette réinterprétation a été suscitée par Chaney (2008), l'auteur nous rapelle tout d'abord de quoi dépendent les exportations entre deux pays A et B&amp;nbsp;dans le modèle de Krugman (1980):&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx-OsI6vGPI/AAAAAAAAAII/BV9wiVlHR-k/s1600-h/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx-OsI6vGPI/AAAAAAAAAII/BV9wiVlHR-k/s320/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;où sigma (supérieur à 1)&amp;nbsp;représente l'élasticité de substitution entre les variétés (j'ai très&amp;nbsp;légérement modifié l'équation présentée par Chaney). Cette expression est au coeur des équations de gravité:&amp;nbsp;des PIB élevés associés à&amp;nbsp;des coûts commerciaux faibles stimulent&amp;nbsp;les exportations. Si le numérateur de cette expression représente l'importance de la taille du marché, le dénominateur lui peut être analysé comme un indicateur de l'offre dans la mesure où&amp;nbsp;cette expression nous indique que&amp;nbsp;plus l'élasticité de substitution est forte (forte concurrence)&amp;nbsp;plus l'impact des barrières commerciales sur les&amp;nbsp;exportations&amp;nbsp;sera fort. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est important de noter que dans ce modèle, l'ouverture n'entraîne pas une augmentation des&amp;nbsp;exportations&amp;nbsp;des biens qui étaient déjà consommés (au contraire)&amp;nbsp;mais une augmentation du nombre de variétés exportées. Les gains passent donc par la marge extensive.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec hétérogéneité des firmes,&amp;nbsp;l'ouverture commerciale entraîne non seulement l'entrée de nouvelles firmes (marge extensive) mais aussi&amp;nbsp;une hausse des quantités exportée&amp;nbsp;(marge intensive). Ceci dit tout dépend de la dispersion des productivités (hétérogéneité des firmes)&amp;nbsp;et de l'élasticité de substitution entre les variétés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En rajoutant&amp;nbsp;cette l'hétérogéneïté et des coûts fixes d'exportations,&amp;nbsp;Chaney obtient une expression ressemblant à celle qui suit (par pédagogie j'ai modifié l'expression&amp;nbsp;présentée dans la Proposition 1): &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx-U6X4Ka-I/AAAAAAAAAIQ/fD012oYqqh4/s1600-h/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx-U6X4Ka-I/AAAAAAAAAIQ/fD012oYqqh4/s400/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;où gamma est une mesure inverse de l'hétérogéneité et F le coût fixe d'exportation entre A et B. Plusieurs nouveautés dans cette équation:&lt;br /&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Si l'on compare cette equation avec celle obtenue avec le modèle de Krugman (1980) on observe que si gamma est sup à sigma-1 alors l'élasticité des exports par rapport aux coûts commerciaux (Trade barriers)&amp;nbsp;est plus&amp;nbsp;élevée avec prise en compte de l'hétérogénéité (deux fois plus forte sur données américaines d'après les calculs de l'auteur).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'élasticité de substitution ne joue plus sur les barrières commerciales, c'est désormais le degré d'hétérogéneité qui est central: plus les firmes sont homogènes plus l'impact des coûts commerciaux&amp;nbsp;est important (voir aussi Melitz et Ottaviano (2008)). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'élasticité des exports par rapport aux coûts fixes d'exportation est négative (en effet si gamma est&amp;nbsp;plus grand que&amp;nbsp;sigma-1, alors le terme au dessus de F est négatif)&amp;nbsp;mais elle l'est d'autant&amp;nbsp;moins que a) l'élasticité de substitution entre les variétés est forte b) l'hétérogénéité des firmes est grande. En d'autres termes les coûts fixes d'exportation sont moins dommageable pour les firmes productives qui produisent des biens fortement différenciés.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;L'autre intérêt de cet article&amp;nbsp;réside&amp;nbsp;dans la décomposition de l'effet des coûts commerciaux sur les performances à l'export. Dans le point (2) précédent nous venons de voir qu'une baisse des coûts&amp;nbsp;commerciaux ne dépendaient que de gamma, mais en&amp;nbsp;travaillant sur le modèle on&amp;nbsp;obtient la décomposition&amp;nbsp;suivante:&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx_V4_fLP0I/AAAAAAAAAIg/0JgwuTo1BU0/s1600-h/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_XqwB8lOs_io/Sx_V4_fLP0I/AAAAAAAAAIg/0JgwuTo1BU0/s320/KRV2RK03+-+Copie+-+Copie.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'élasticité de substitution a donc un effet opposé sur les deux marges, plus les variétés sont différenciées, plus l'impact de l'ouverture (trade barriers: cout variable à l'export, tarifs etc)&amp;nbsp;sur la marge intensive est grande (les firmes en place vendent davantage à l'export) mais moins l'entrée de nouvelle firme est importante. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si on calcule cette élasticité par rapport aux coûts fixes d'exportation, on observe que&amp;nbsp;l'élasticité de substitution&amp;nbsp;impactent seulement la marge extensive et de façon négative comme précédemment.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Crozet et Koenig (2008) o
