30 juin 2009

Corruption et commerce


Les revenus tarifaires représentent une part importante des recettes fiscales dans les pays en voies de développement (20% contre 1% pour les pays riches) et cette dépendance fiscale explique en partie le comportement hautement protectionniste de ces pays. Bouët et Roy (noté BR par la suite) nous rappelle ce fait en calculant les droits de douane moyens pour trois pays africains et observent le classement suivant : Nigéria (droit de douane moyen de 26%) > Mauritanie (18%) > Kenya (16%). Fait plus intriguant en utilisant un indicateur de perception de la corruption les auteurs observent un classement similaire…

06 juin 2009

Aux origines du sous développement en Afrique, le commerce d'esclave


Comment expliquer la richesse ou la pauvreté des nations ? Cette question est au cœur de l’analyse économique et le débat oppose souvent des facteurs géographiques et institutionnels. Lorsque les terres sont enclavées, rocailleuses où pentues la production est plus difficile et le commerce plus coûteux ce qui freine l’exploitation d’avantage comparatif et les gains de productivité qui peuvent en résulter. En appui à ces causes premières d’un développement difficile, certains auteurs ont mis en avant des causes de seconde nature. A titre d’exemple, les terres enclavées en limitant le commerce limite les échanges technologiques et si le marché intérieur est petit ou dispersé alors aucune incitation à l’agglomération et aux économies qui en résultent (économie d’échelle, diffusion des idées) n’est possible. Lorsque le climat est favorable à la prolifération de certaines maladies alors l’espérance de vie et la productivité sont amoindries et le développement économique s’en trouve altéré (pour une étude sur le poids économique et social de la malaria voir Sachs et Malaney (2002)). Opposés à la primauté de ces éléments dans l’explication du sous développement, des auteurs tels que Easterly (2006) considère que les difficultés de croissance sont d’abord liées à la mauvaise gouvernance des pays (corruption, politique économique inappropriée) et aux défaillances des institutions dont les causes sont souvent à rechercher dans l’histoire des nations.