Comment expliquer la richesse ou la pauvreté des nations ? Cette question est au cœur de l’analyse économique et le débat oppose souvent des facteurs géographiques et institutionnels. Lorsque les terres sont enclavées, rocailleuses où pentues la production est plus difficile et le commerce plus coûteux ce qui freine l’exploitation d’avantage comparatif et les gains de productivité qui peuvent en résulter. En appui à ces causes premières d’un développement difficile, certains auteurs ont mis en avant des causes de seconde nature. A titre d’exemple, les terres enclavées en limitant le commerce limite les échanges technologiques et si le marché intérieur est petit ou dispersé alors aucune incitation à l’agglomération et aux économies qui en résultent (économie d’échelle, diffusion des idées) n’est possible. Lorsque le climat est favorable à la prolifération de certaines maladies alors l’espérance de vie et la productivité sont amoindries et le développement économique s’en trouve altéré (pour une étude sur le poids économique et social de la malaria voir Sachs et Malaney (2002)). Opposés à la primauté de ces éléments dans l’explication du sous développement, des auteurs tels que Easterly (2006) considère que les difficultés de croissance sont d’abord liées à la mauvaise gouvernance des pays (corruption, politique économique inappropriée) et aux défaillances des institutions dont les causes sont souvent à rechercher dans l’histoire des nations.